Je m’interrogerai toujours sur la capacité de certains hommes à devenir père.
Le reportage de zone Interdite hier soir m’a encore une fois fait réfléchir.
Entre le père qui apprend au bout de 7 ans qu’il n’est pas le père biologique de sa fille, mais qui dit que la seule chose qui compte c’est l’amour qu’il a pour son enfant ;
Celui pris au piège qui apprend qu’il est papa d’un garçon de quatre ans sans l’avoir jamais su auparavant et qui refuse sa paternité,
Et celui qui cherche à prouver sa paternité pour avoir un droit de visite,
les reportages ont été surprenants. Cela dit, chaque sujet n’a été que survolé, et aurait mérité approfondissement.
Pourquoi certains hommes sont-ils donc pères tout naturellement, et pourquoi d’autres n’en seront-ils jamais capables ?
D’ailleurs, est-ce qu’on devient père en s’adaptant et en apprenant, ou bien l’est-on naturellement sans le savoir, comme un don caché qui se révélerait plus tard ?
Etrangement, pour les femmes, je pense que c’est naturel (si l’on met de coté les rares femmes qui n’ont aucun désir de maternité). L’instinct maternel est inné, et toute femme est capable de trouver les mots justes, les gestes adéquats pour s’occuper d’un enfant, qu’il s’agisse du sien ou de celui d’une autre. Chez certaines races de mammifères, d’ailleurs, les mères prennent en charge les petits des autres tout naturellement. J’ai même pu observer il y a quelques années ma petite Roxane qui s’occupait des chatons de ma petite chatte, alors qu’a priori, une chienne n’est pas programmée pour s’occuper de
chatons…
Donc la paternité est-elle innée ou s’apprend-elle au fil du temps ? Mystère.
On ne parle jamais d'instinct paternel, donc en existe-t'il un?
La paternité est-elle instinctive ou non finalement?
Et comment reconnaît-on un potentiel de père chez un homme ?
J’aimerais bien le savoir.
Parce que chez certains qui sont complètement hermétiques à l’idée seule de devenir papa, la venue d’un enfant, parfois contre leur gré, leur révèle soudain leur potentiel inexploité, et ils se découvrent un don à être papa, une patience qu’ils ne soupçonnaient pas, et la paternité est comme une seconde nature.
Chez d’autres, par contre, l’idée de devenir père ne les rebute pas, mais c’est lors de l’arrivée de bébé qu’ils découvrent qu’un enfant n’est pas de tout repos, que jamais ils n’auraient dû être père. Il n’est pas rare de voir des jeunes couples divorcer parce que l’arrivée de bébé a fait exploser le couple, et que le père n’a pas supporté ce changement brutal de vie.
Sans parler de ceux qui ont des enfants mais n’auront joué qu’un rôle de géniteur, ne s’occupant pas le moins du monde de leur progéniture et laissant cette tâche ingrate qu’est l’éducation des enfants à la mère. J’en connais quelque chose ! Ceux-là ne sont de toutes façons pas capables d’aimer leurs enfants (ni même qui que ce soit d'autre à part leur petite personne), alors penser qu’ils pourraient s’en occuper, c’est de l’utopie pure et simple…
Je vois autour de moi des papas de tous types. De celui qui élève sa fille seul parce qu’il est veuf et à dû assumer d’un seul coup le rôle des deux parents sans flancher, à celui qui s’est retrouvé papa contre son gré mais a su assumer, en passant par celui qui a préféré divorcer et que les enfants soient confiés à leur mère, ou encore celui qui a accepté de remplacer le père biologique pour devenir le père de coeur, tous sont différents. Mais avant d’être papas, ils ont été des hommes, célibataires, que rien ne pouvait prédire de leur devenir en tant que père.
Qu’est-ce qui fait qu’un homme devienne un père, et a fortiori un bon père ?
Est-ce systématiquement un pari que de se lancer dans l’aventure de la maternité avec un homme plutôt qu’un autre ? (Etrange, en écrivant, je me rends compte que l'on parle de "maternité" ce qui renforce encore l'idée que tout cela ne serait au final que féminin...)
Aucun homme ne réclame d’être père, ou alors je n’en ai jamais rencontré (à part un cinglé d’ex qui ne savait sûrement pas ce qu’est changer une couche) et je ne pense pas qu’un homme puisse ressentir le manque d’un enfant puisqu’il ne possède pas d’horloge biologique qui lui crie de se presser pour procréer. D’ailleurs le mal d’enfant est typiquement féminin.
En dehors du fait que cela ne se fasse que par amour (une évidence quand même !) dans quelle mesure un homme est-il un potentiel père idéal, attentif, attentionné, etc, etc…
Y a-t-il des prédispositions ?
Faut-il regarder les rapports familiaux, ceux qu’un homme entretien avec son père, pour savoir comment celui-ci agira à son tour avec son enfant ? Comme la reproduction d’un schéma ?
Faut-il au contraire, fuir quand un homme n’en voit que par sa mère et n’a pas, semble-t-il, coupé le cordon ?
Mystère...
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