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BIENVENUE / WELCOME chez WHEREISTHEONE, virtual world of a real person...

Whereistheone, pour les nuls, il faut le lire en anglais, sinon, en français, je vous paye une glace à la fraise si vous arrivez à prononcer ce mot de façon fluide... :-) et keske céti k'ça veut dire? Ben regardez :

Where is the one   -   C'est pas plus clair?

Bon allez, je vous aide un peu : ça veut dire "où est le bon?" ben ouais... l'élu, le prince charmant (même s'il n'est pas prince d'ailleurs), bref, où est celui qui est fait pour MOUAH??? Donc voilà, tout est dit et résumé en un mot.

Pour comprendre, si vous êtes novice ici,
allez voir "le pourquoi du comment",
et... vous saurez tout... ou presque!


Et regardez bien en haut à gauche, toutes les rubriques que vous pouvez visiter, car tous les articles sont classés d'une façon très logique, mais oui!!!

Et pour les curieux, qui veulent voir ma tête, ouvrez les yeux, les albums photos sont dans la colonne de gauche :-) Bonne visite!



Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 16:24

France 5, c’est une chaîne, ça ? il parait qu’il y a France 4 aussi. Moi qui en était restée à France 3 et France 2, je suis épatée… Déjà, je trouvais que c’était vachement moderne par rapport à Antenne 2 et les bonhommes qui volent autour une mappemonde sur une jolie musique classique, ou encore FR3 et les jeux de vingt heures…

 

Bref, tout ça pour dire que je dois vieillir, je ne suis plus trop à la page. Je dois aussi dire, à ma décharge, que je n’ai jamais le temps d’allumer la télé à part le vendredi soir pour Star Académy que je suis avec de plus en plus d’intérêt. Ne riez pas, je sais, c’est mon coté « djeuns » et il est vrai qu’il y a de sacrés talents. Même si ça fait toujours bien de taper sur la télé-réalité ; moi j’assume, j’aime beaucoup cette émission, même si je trouve que le coté racoleur et pompe à fric enlève pas mal de l’intérêt de l’émission au final.

 

Bref, tout ça pour dire que j’ai découvert que France 5 existait cette semaine. Le hasard du zapping sur ma TNT, c'est très étrange.

TNT, c’est pour Télévision Numérique Terrestre, c’est rassurant non ? Quelque fois qu’on se demande d’où elle viendrait !!! à quand la TNM Télévision numérique Marsienne ? Bref, je m’égare…

 

Donc je tombe sur France 5, une émission sur la santé dont je ne me souviens plus du titre, et j’apprends qu’un livre est sorti « le sport et le sexe » de je ne sais plus qui, et on y apprend des tonnes de choses.

 

Que le sport soit bon pour la santé et pour le moral, au même titre que le sexe, cela ne m’étonne pas bien évidement, les deux sont indispensables selon moi. Ce qui me surprends, c’est surtout que la présentatrice parle de l’orgasme féminin, et là ça m’interpelle vu que j’ai fait récemment deux articles là-dessus (oui oui, il suffit de cliquer ici ou bien de cliquer là!).

Et elle dit que
simuler un orgasme
ferait brûler 160 calories
alors que d’en avoir un réel
n’en ferait brûler que 34.

Affolant !!! Je tombe des nues moi.


Merde alors, donc il ne suffit plus de faire l’amour pour brûler des calories, il faut en plus faire semblant pour que cela soit plus efficace ? non mais où est la justice là-dedans ??? C’est quand même tellement plus agréable d’en avoir un en vrai, on ne va pas se mettre à simuler… Où va-t-on ? Quitte à choisir entre maigrir ou avoir du plaisir, je préfère le plaisir, c'est quand même mieux.

Et puis pour brûler autant de calories, rien n'empêche de recommencer 5 fois, comme ça on en brûle 170, c'est encore mieux qu'une simulation!!! Et après on dort mieux :-)

 

Il faut que j’achète ce bouquin moi…

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /Nov /2006 21:50

Parfois quand je m’autorise à réfléchir sur ce qui me différencie des autres, dits « normaux », je ne vois pas grand-chose en dehors de mon emploi du temps.

Certaines personnes ont des vies qui me semblent d’une grande simplicité.

 

Par exemple, quand je regarde la vie bien rangée de la petite dame derrière son guichet à la poste. Elle est gentille, dynamique, marrante, toujours un mot agréable pour moi, ou pour les autres clients de la poste du village.

Elle connaît tout le monde Christine. Parce que cela fait des années qu’elle fait le même boulot, qu’elle voit les mêmes personnes, qu’elle fait partie du village. Christine doit avoir la quarantaine à peine passée, elle est toujours très classe, très féminine, elle a du goût, ça se voit, et puis elle est le genre de personne avenante, à qui l’on peut demander conseil pour plein de choses.

Elle m’a vite remarquée quand j’ai emménagé dans le village, pas seulement parce que j’ai acheté la maison à 50 mètres de la poste en bas de la colline, mais aussi parce que je suis venue lui parler de mon entreprise qui emménageait bien évidement avec moi. Il a fallu que je lui décrive tous les services, les paquets internationaux que j’utilise régulièrement, et aussi les types d’enveloppes internationales que j’utilise afin qu’elle se constitue un stock, car bien évidement, dans un village d’à peine plus de 3000 habitants, des colis internationaux, c’est plutôt rare d’en écouler autant.

Je la croise presque tous les matins quand je promène Roxane, elle se rend au bureau de Poste, avant l’heure, en employée consciencieuse, souriante, alerte. Elle habite à deux rues de chez moi, un joli pavillon récent et moderne, avec de jolis rideaux, un intérieur que l’on devine superbe au travers de voilages colorés, un jardin irréprochable, bref, le pavillon va bien avec la propriétaire, c’est classique et classe. Et moi, en promenant Roxane, je me dis qu’elle doit faire ce boulot depuis près de vingt ans peut-être, et que dans dix ans, 15 ans même, elle sera toujours là, fidèle au poste, à aller travailler à pieds tous les matins parce qu’elle n’a que 200 mètres à parcourir et que marcher c’est bon pour la santé.

 

Ce genre de vie me semble à la fois précis et monotone, rassurant de banalité, apaisant de simplicité et tout à la fois chiant et agréable. Pourquoi suis-je incapable de vivre ainsi ? Pourquoi ai-je toujours eu la bougeotte ? Etrange, moi qui n’aspire qu’à la simplicité finalement. Mais le train-train m’ennuie rapidement. Travailler de 8h à 16h chaque jour, faire les mêmes choses aux mêmes heures, tous les jours, toutes les semaines, mois après mois et année après année, je me demande comment on tient…

Pourtant, les gens comme Christine, ils sont heureux, parce qu’ils n’ont pas connu autre chose. Parce que pour eux, la vie, c’est aller travailler, faire les mêmes choses chaque jour, voir les mêmes gens au guichet, tamponner des courriers, faire partir des plis, bref, tout ça jusqu’à 16h 30 tous les jours. Ensuite, Christine rentre chez elle, à pieds comme elle est arrivée. La journée de travail est finie, et elle a tout son temps pour s’occuper de sa maison, faire ses courses, préparer le repas, etc… Une vie banale en somme. Mais une vie simple, qui lui convient.

 

Et il y a Thierry aussi, l’épicier. Il est là tous les matins, à ouvrir son épicerie de quartier, à la même heure. Thierry, il est jeune, à peine plus de trente ans, sympa, souriant, cool. Il est tranquille. Tout le village le connaît et lui connaît tout le monde. C’est le « petit jeune » comme disent les gens du village. Parce que bien sûr, la moyenne d’age dans mon village est assez élevée, alors Thierry, c’est le petit jeune qui tient l’épicerie.

Bien souvent il est assis derrière sa caisse à bouquiner, parce que l’épicerie n’est pas un supermarché, et Thierry s’occupe dans la journée. Son épicerie est très bien rangée, tout est nickel, bref, il lit pour passer le temps, en attendant le client. Il a fait plein de choses dans son épicerie depuis qu’il l’a reprise, Thierry, et il propose même des livraisons à domicile avec sa mobylette repeinte et son cageot sur le porte bagage. Depuis que la boucherie a fermé, il propose même des commandes de viande avec livraison d’un jour sur l’autre. Il connaît tout le monde et la vie de chacun, Thierry. Alors quand j’ai eu besoin d’un jardinier pour couper mon herbe, c’est à lui que j’ai demandé et en moins de deux heures, j’ai vu arriver un jeune homme chez moi, avec tondeuse, taille-haie, et tout l’attirail du parfait jardinier.

Thierry a donc lui aussi une vie calme, tranquille, qui s’écoule au fil des  heures, et est rythmée par les heures d’ouverture et de fermeture de sa petite boutique, juste en face de la Mairie et près de la Poste. Thierry est marié, du moins c’est ce que m’ont dit les voisins, et il est dans le village depuis deux ans, ce qui a ravit toute la population qui pensait que l’épicerie allait fermer pour de bon quand l’ancien propriétaire a pris sa retraite. Mais Thierry est arrivé au bon moment, et tout le monde est ravi d’avoir un petit magasin de proximité pour se dépanner.

Lui aussi habite tout près, la rue juste à coté de l’épicerie, à moins de 100 mètres de son magasin finalement. Il vient en mobylette, c’est sa marque de fabrique avec le cageot, et il la gare devant la vitrine, pour bien que l’on voit qu’il livre à domicile, c’est écrit dessus, à la main, pour faire plus authentique. Thierry fait donc lui aussi partie du village, et il a une petite vie tranquille bien rythmée, au fil des jours.

 

Ce sont deux exemples mais deux exemples qui me parlent, parce que je n’ai jamais eu de vie simple, du moins en apparence. Jamais je n’ai eu de boulot rythmé, de vie aussi simple finalement.

 

Et parfois j’envie ces gens que je vois vivre comme ça, avec une régularité incroyable, une constance qui me parait bien improbable si je devais faire de même.

 

Et comme je pense que parfois les bonheurs sont ce qu’il y a de plus simple, je me dis que peut-être ce sont eux qui sont dans le vrai, à se contenter de ce qu’il y a de plus simple, de plus banal finalement, sans chercher ailleurs inlassablement, en sachant se contenter de ce qu’ils ont.

 

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 23:33

Aujourd’hui j’ai pris l’avion pour retourner voir des clients potentiels, comme toujours. J’aime bien prendre l’avion, ça me change du ferry et je gagne du temps. Sans compter que vu les tarifs de Ryan Air ces temps-ci, je gagne du temps et de l’argent, ça me revient moins cher de louer une bagnole sur place que de me taper St Nazaire à Ouistreham en voiture et une nuit de ferry derrière à près de 250 euros aller-retour diesel compris.

Donc il n’y a pas photo. Je prends l’avion.

 

En vol, j’ai eu la curiosité de demander le magazine Ryanair, ayant oublié dans ma précipitation habituelle d’acheter un livre avant de partir. Et là, je me suis évadée dans un autre monde. On y parlait de diverses choses. Bien évidement, les achats hors taxe de produits tous plus luxueux et inutiles les uns que les autres, les parfums, alcools, bref des trucs de touristes, pour leur faire dépenser leur argent et enrichir la compagnie d’aviation. Pas pour moi.

Mais il y avait aussi des reportages.

 

Tout d’abord, les marchés de Noël en Allemagne, dans 8 villes inconnues, avec leurs beautés, leurs curiosités, les photos de ces villes sous la neige, bref, je me suis imaginée déambulant dans ces villes,  emmitouflée dans un gros cache-nez et des moufles pour braver le vent glacial, et avoir le loisir de découvrir de jolies choses. Prendre le temps de flâner… Prendre le temps…

 

Et puis, des cartes postales de villes desservies par RyanAir, telles que Hurtigruten en Norvège, pays des fjords ; ou bien Malte, Marrakech, Cracovie ou Milan. Bref, que des villes aux milles splendeurs que j’aimerais avoir le temps de découvrir en tant que touriste, un jour.

 

Et tout en lisant cela, je me disais que finalement, ça serait sympa un jour, de faire ce genre d’escapade à deux, de braver le froid glacial de Norvège avec un chéri, de manger du pain d’épices en buvant du chocolat chaud sur un marché de noël allemand, les doigts gelés et le nez rouge. De visiter les boutiques faites de cabanes en bois sur les places de marché immenses, tout en ne comprenant pas un mot de ce qui se dit autour de nous. De vivre tout ça dans la fraîcheur des nuits qui tombent vite en cette période de l’année, mais au centre des illuminations de noël, dans cette foule de visiteurs en ballade, ces musiques de noël, ces vitrines illuminées, cette atmosphère festive de la fin d’année.

 

Je me disais que ça serait sympa de partager tout ces petits bonheurs simples mais tellement indispensables dans une vie, plutôt que d’y rêver en feuilletant du papier glacé.

 

Alors lorsque l’avion a commencé sa descente vers Nottingham et que j’ai refermé le magazine, je me suis dit qu’il fallait que je prenne du temps pour moi, pour arrêter de ne faire que rêver d’être deux un jour, pour faire en sorte que ce rêve devienne réalité et qu’un jour, enfin, je puisse vivre et partager des instants simples et magiques ;

 

Et je me suis dit qu’un jour, j’aurais le temps de le faire,
parce que je m’en donnerais les moyens.

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 22:28

De belles rencontres, on en fait sur Internet. Pour preuve, mon meilleur pote mec, c’est une rencontre Internet en 2001. Alors j’avais envie d’en parler un peu.


Pour ne pas que l’on dise que je ne fais que dénigrer les gens que je rencontre, je dois dire que certaines rencontres ont été très sympathiques. Mais ma rencontre avec JC a été tout de même la plus jolie des rencontres d’amitié que l’on puisse rêver de vivre.

Nous nous sommes croisés sur un site de rencontre qui n’existe plus à l’heure actuelle, et avions plein de points communs. Seuls depuis un peu plus d‘un an, moi par rupture et lui par veuvage, nous avions des tonnes de choses en commun. Nous avons très vite échangé nos adresses emails et chaque jour, nous nous écrivions des pages entières de choses personnelles, décrivant nos envies, nos espoirs, nos goûts, etc… à l'époque, MSN n'existant pas encore (eh oui, ça évolue si vite!), nous échangions par mails.

 

Il était à l’époque papa d’une petite puce de moins de deux ans, qu’il élevait seul, et je trouvais qu’il était bien courageux de se débrouiller ainsi sans l’aide de personne. A l’époque je ne cherchais pas d’homme avec un enfant, mais nous avions tant de points communs, que j’étais prête à faire la concession de l’enfant, bien évidement, puisque j'adore les mômes et que ça ne m'aurait pas arrêté eus-je été follement amoureuse :-)

 

Un jour que je rentrais de Grande Bretagne, j’ai trouvé devant ma porte un paquet contenant une plaquette de chocolat noir aux noisettes et une bouteille de lait, le tout accompagné d’un petit mot adorable qui disait à peu près la chose suivante : « puisque tu dis qu’une plaquette de chocolat noir aux noisettes et un verre de lait pour toi sont le Paradis, c’est avec plaisir que je t’en envoie un avant goût par colis interposé » J’avais trouvé cette attention si touchante, je n’en revenais pas. Si ça, c'est pas du romantisme, alors là, je me fais nonne!!!

Il avait fait des dizaines de kilomètres en moto rien que pour m’amener un paquet pendant mon absence, et franchement, je fus très touchée par cette attention, preuve qu’il avait non seulement écouté ce que je disais, mais qu’il savait faire plaisir avec des choses très simples. Et tous les petits bonheurs sont souvent de bien simples choses, qui mises bout à bout peuvent faire de grandes joies dans la vie.

 

De surprises en petites attentions, nous nous sommes finalement rencontrés, lorsque je l’ai invité à prendre un verre avec sa puce un samedi après midi. Nous avons passé quelques heures très sympas tous les trois, sommes allés au resto, à la plage, et ce fut une rencontre d’une grande complicité.

 

Malheureusement, je n’ai pas eu le déclic que j’attendais, mais il l’a très bien compris et nous avons choisi de rester amis, de continuer à partager plein de choses comme nous l’avions fait jusque là, et depuis quelques années, nous nous parlons régulièrement en nous racontant nos déboires amoureux des rencontres Internet et des histoires virtuelles.

 

JC est un  homme adorable, charmant, galant, courtois, attentionné, prévenant et plein de qualités. Il est charmeur aussi, et a tendance à se lancer vite dans une histoire avec une jeune femme, ce qui fait qu’il se prend souvent des gamelles assez rapidement vu que les histoires tournent court, mais bon, c’est un homme et on ne peut pas lui en vouloir de tenter. Comme il dit, au moins, il n’a aucun regret, il tente même sans vraiment connaître l’autre, dans l’espoir de peut-être construire une jolie histoire avec une femme.

 

Chacun sa philosophie là-dessus, moi je ne me verrais pas commencer une histoire si je ne la sentais pas à 100% dès le début mais lui il préfère tenter, comme il dit. Donc pendant ces cinq dernières années, autant dire qu’il a été plus souvent à me raconter ses échecs que moi je n’ai eu à lui en raconter. Ce qui est sûr, c’est que dès que j’ai besoin d’un conseil d’homme, il est l’un de ceux que j’appelle pour avoir un avis « de mec », et je pense que c’est réciproque.

 

En tous cas, JC semble avoir trouvé depuis cet été chaussure à son pied… ENFIN !!! Désolée, mesdemoiselles, il n'est plus un coeur à prendre... Et il vient de fêter ses 43 ans, je suis super contente pour lui, et je lui souhaite tout le bonheur du monde comme le dit la chanson.

 

Quoi qu’il arrive, nous serons des potes du net devenus des potes pour de vrai.


Alors je me dis que les belles histoires, sur le net,

ça n’est pas impossible,

c’est juste rare
,


et c’est d’autant plus précieux…


Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : Les rencontres / Meetings
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 08:37
Quand une femme dit qu'elle est heureuse à vivre seule, cela fait bondir les hommes. Pourquoi? Personnellement, je persiste à dire que je suis plus heureuse seule qu'accompagnée par un emmerdeur, et le dicton "il vaut mieux être seule que mal accompagnée" est si vrai.

D'ailleurs, il y a tant de gens qui vivent en couple sans être épanouis, que je trouve que c'est du gâchis dans ce cas de rester ensemble, mais peu ont le courage de divorcer...

Les habitudes, et les excuses bidon du style "il y a les enfants, il y a la famille, etc" foisonnent alors que les vraies raisons sont bien souvent ailleurs.
Des raisons matérielles (il ne faut pas se le cacher, l'argent est un moteur important) ou des raisons liées au regard extérieur (le qu'en dira-t-on, la famille, les amis, etc) et surtout, les petites habitudes et la lâcheté de bien des personnes concernées.

En fait les chiffres parlent d'eux mêmes : d'après une étude Parship menée auprès de 5410 européens célibataires,


6% des hommes sont heureux de vivre seuls

15,7% des femmes sont heureuses de vivre seules.

Il semblerait donc que la solitude soit plus lourde à porter pour les hommes, ce qui finalement ne m'étonne pas le moins du monde, vu leur empressement à trouver une femme par tous les moyens, quitte a être avec n'importe laquelle, tout en continuant à chercher ailleurs...

D'ailleurs, je discute aussi beaucoup avec des femmes que les chats, et je n'en ai jamais trouvé une qui se sente triste d'être célibataire, alors que les hommes, eux, s'en plaignent. Etrange, non?
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 01:42

Tu cherches quoi sur le net ?


Cette question, je l’ai lue souvent. Eh bien étrangement, je ne cherche rien, ou du moins, je n’y cherche plus rien depuis quelques temps déjà.

 

Cela fait plus de 10 ans que je connais le net et les chats. Facile lorsque l’on vient du monde de l’informatique, finalement.

Un jour, lors de mon époque "parisienne", alors que je discutais avec un collègue informaticien de ma boîte sur ce que l’on pouvait trouver sur le net, je lui sors naïvement "c'est fou ce qu'on peut trouver sur Internet de nos jours". Lui il me répond « mais oui, il se pourrait même que tu y trouves un homme ». C’était en 1997, et j’ai alors découvert avec stupeur qu’il existait des sites de rencontres. Incroyable à l’époque…

 

Et me voilà qui m’inscrit, toute innocente et bien naïve, sur un site, bien plus par curiosité que par véritable intérêt au final. Rapidement, j’ai fait des connaissances, des rencontres, car je trouvais que tous les hommes avec qui je discutais avaient un intérêt. Je travaillais à paris à l’époque, et mes contacts étaient parisiens, tous d’un niveau certain, avec un bagage intellectuel.

 

En fait, à cette époque le net était réservé à des privilégiés, aux rares qui savaient utiliser un ordinateur et naviguer sur Internet.

Mais depuis, tout cela a bien changé.

 

Aujourd’hui, le paysage est bien différent. Le net s’étant démocratisé, ce ne sont plus les couches sociales privilégiées qui s’y promènent, malheureusement. Maintenant, on y trouve tout type de personne, des plus cultivées aux plus ingrates. Et cela n’a plus rien à voir avec ce que c’était il y a dix ans, car le net est devenu un endroit où se promènent autant de beaufs et de beaufettes que d’intellectuels. Et encore, je suis gentille, car j’ai même l’impression que les intellectuels ont déjà déserté les sites, ou alors c’est qu’ils sont noyés dans l’océan de beaufitude généralisée.

 

Par conséquent, sur les sites de rencontres, on ne trouve plus seulement des gens sincères, cherchant des amis, ou l’âme sœur sérieusement, par affinités, loisirs et intérêts partagés, mais aussi et surtout des personnes qui ne cherchent qu’une consommation éphémère, virtuelle ou réelle, mais en tous les cas du « vite consommé puis jeté »

 

En gros, on a eu une migration de tous les utilisateurs de minitel rose, si cher payé à la minute, vers tous ces sites de rencontres qui foisonnent et apparaissent comme par miracle sur la toile, et où se précipitent les types en manque parce que là, au moins, c’est gratuit.

 

Alors pourquoi s’étonner de ne plus trouver de personnes intéressantes parmi tous ces chatteurs, dragueurs, pervers, sadiques, dépravés, détraqués, etc…?

Je ne m’en étonne plus personnellement, et je ne compte plus sur le net pour rencontrer les bonnes personnes. Parce que les vraies rencontres se font dans la vraie vie selon moi, parce que rien ne remplace le réel et la 3D, parce que j’espère bien que la magie sera au rendez-vous le jour où lui et moi nous reconnaîtrons, bref, je crois aux vraies rencontres, et plus du tout au net.

 

Alors quand on me demande ce que je cherche, je réponds « rien », et je ne fais pas que le dire, je le pense sincèrement. Même si ça étonne, même si ça déconcerte, même si cela semble impossible que je perde mon temps pour rien…

Parce que c’est en effet le cas, je perds mon temps, je me marre par moments, mais rares sont les gens avec lesquels j’ai des affinités au final.

 

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /Nov /2006 23:26

Alors ce soir, petit passage éclair sur un site de chat pendant les pubs...

J'ai pas été déçue de l'énergumène croisé...


Voici l'extrait!


Lui : Bonjour

Moi : Bonjour

Lui : Je suis énervé

Moi : Eh ben c’est ton problème, pas le mien mon cher

Lui : ma copine m’a laissé tout seul avec une énorme érection

Moi : Eh ben, si elle l’a fait c’est qu’elle avait sûrement ses raisons, et j’aurais sûrement fait la même chose

Lui : elle se plaint que j’ai une grosse bite tres longue et que ca lui fais tres male quand je vais tout au fonds

Moi : Oh la la, quel dommage, tu vas être obligé de la couper dis donc, c’est bête, non? ca risque de faire un petit peu mal, mais tu es un homme, un vrai, un pur, un dur, tu ne pleureras pas, hein ?

Lui : c’est vraie que je suis très bien montéz, tu veux voir sur msn ?

Moi : Non merci, les films d’horreur, je préfère éviter sinon j’ai besoin de mon casimir en peluche pour dormir après

Lui : Allez viens voir ma grosse XXXXX

Moi : Pince toi, mon grand, tu es en train de rêver je pense ; Bon retour sur terre ! Adieu

 

Mais c'est fou, ça, non? Il y a de ces malades qui trainent...

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : dialogues stupides / Stupid dials
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 17:21

J’ai fait une rencontre en août, bien involontaire. En tous cas, que je n’ai pas provoquée.


Ma voisine, la charmante Mady, du haut de son 1m50 et ses 63 ans est triste pour moi que je sois célibataire, moi qui suis « si jeune, si jolie, si adorable et avec tout ce qu’il faut pour rendre un homme heureux », comme elle dit. Donc voilà Mady la marieuse de ma rue, ma voisine directe, qui comme à son habitude veut tout faire pour me caser, qui m’appelle un jour au téléphone, tout excitée.


« Marjorie, c’est urgent, il faut que tu passes à la maison, j’ai une surprise pour toi. Surtout, sois mignonne, et adorable, enfin… comme d’habitude quoi! 

Tu vas voir, c’est une surprise »

 

Là, pas besoin de traduction, j’ai tout de suite pigé que c’était une de ces rencontres arrangées dont elle seule a le secret. Malgré ses 63 ans, elle parle comme une gamine a qui on a promis une sucrerie, tellement elle trépigne d’impatience de me présenter la perle rare qu’elle vient de me dénicher.

Moi je m’en amuse d’avance, car la dernière fois, elle s’est bien plantée en me présentant un type charmant mais homosexuel jusqu’au bout des ongles, au point qu’elle n’en est pas revenue tant elle n’avait rien remarqué dans sa grande naïveté.

 

Il faut dire que Mady, de son vrai prénom Marie-Madeleine (ça ne s’invente pas !) est une femme qui a toujours été gâtée toute sa vie (et elle le reconnaît !), d’abord par ses parents, ensuite par un mari d’une gentillesse, d’une générosité et d’une sagesse incroyables, genre philosophe zen, intellectuel plongé en permanence dans ses pensées, son bricolage minutieux qui l’occupe trois quart d’heure pour scier une planche au millimètre près tant il est pointilleux.


C’est un ancien ingénieur à la retraite Claude, et il est très consciencieux, très maniaque, très soigneux, très sage.

Alors que Mady, elle, c’est une femme dynamique, bavarde, extravagante, originale, nature, spontanée, à la voix criarde presque agaçante, une artiste peintre parfois délirante, un moulin à paroles qui connaît tout le monde dans le village, un vrai feu d’artifice de couleurs à elle toute seule. Ses deux maisons sont à son image, toutes les pièces sont peintes des murs au plafond, des fresques naïves et colorées partout, des paysages du bout du monde dans toutes les chambres. Elle n’a pas eu besoin de papier peint pour les murs, sa créativité est partout, ses toiles (acryliques et aquarelles) sont accrochées sur chaque centimètre carré de mur qu’elle peut trouver, et ses délires s’affichent jusque sur ses boites aux lettres et ses radiateurs.


Quand elle donne son adresse pour sa maison du Mans, elle précise que c’est la seule maison aux volets roses de la rue, et effectivement, c’est bien la seule que l’on remarque, je ne m’y suis pas trompée même lors de ma toute première visite. Mady est donc une artiste avec tout ce que cela comporte de plus délirant. Un personnage haut en couleurs, mariée à un homme qui pourrait paraître fade et gris en comparaison. Mais Claude est un intello introverti, qui parle peu et bas, d’un ton monocorde, pausé, et avec qui l’on a des conversations, pas du papotage. Mady quant à elle n’est pas intello du tout, elle est juste elle-même.

 

A part élever ses filles, peindre et voyager, elle n’a jamais fait grand-chose dans sa vie. Maintenant, elle passe son temps à acheter a tour de bras des choses inutiles dans les brocantes ou à la croix rouge, puis bazarde tout sur son trottoir la semaine suivante pour les miséreux qui ne manqueront pas de passer devant chez elle pour tout récupérer. Mon étonnement du début de voisinage avec elle lorsque je voyais tout un tas de fourbis sur le trottoir est vite passé une fois que j’ai eu appris à la connaître. Malheur à moi si elle voit que je fais du vide dans mes armoires et que je prépare des sacs de fringues pour la croix rouge, car elle s’empare des sacs plus gros qu’elle et les ramène dans son salon sous les yeux de Claude qui ne dit rien mais n’en pense pas moins…

 

Idem pour les vide greniers, j’ai eu le malheur de proposer à Mady de m’accompagner une fois, histoire de faire une ballade à pieds avec ma Roxane, à l’autre bout de la ville. La petite sortie a vite tourné aux grandes courses d’avant hibernation. Nous avons mis plus de 4h à faire le tour des stands, à parler à tout le monde, à remplir un sac, puis un autre, puis acheter un panier, le remplir aussi, etc… Et au final, nous sommes rentrées les bras chargés de choses plus moches les unes que les autres, absolument inutiles mais pas chères, et il a fallu demander à Claude de retourner chercher le reste avec sa voiture tant elle en avait fait mettre de coté. En quatre heures, j’ai eu le temps d’attraper des coups de soleil monstrueux sur les épaules, n’ayant pas prévu de passer ma journée dans un vide grenier sous un soleil de plomb. Mais cette chaleur n’a pas eu raison de la toujours aussi volubile Mady, qui a continué à saouler Claude de paroles, pendant le trajet en voiture jusqu’au vide grenier.

 

Bref, ma voisine Mady est une originale, qui a le cœur sur la main, qui est d’une naïveté déconcertante par moments et se comporte parfois comme une môme de 15 ans, qui est généreuse de nature, ouverte, extravertie et souvent fatigante, mais adorable.

 

Ils forment un couple très bizarre, lui étant la sagesse incarnée, alors qu’elle est tout le contraire.

Comme Claude le dit si bien, Mady parle assez pour deux, alors il peut se taire :-)

Le feu et l’eau, c’est comme cela qu’on peut le mieux les décrire.

Mais 47 ans de mariage, tout de même !  Et Mady n’en voudrait pas d’autre, de mari, car jamais elle n’a été plus heureuse qu’avec son Claude. « Malgré tous ses défauts et bien qu’il soit extrêmement mou et chiant, je l’adoooooooore » comme elle dit… « mais qu’est-ce qu’il est chiant ! » qu’elle rajoute toujours tout bas…

 

Alors, tout ce bonheur là, elle voudrait tellement que je le connaisse moi aussi… Parce que, dit-elle, « moi je suis heureuse depuis 47 ans, et je voudrais que tout le monde soit heureux comme ça, et toi, tu es comme moi à ton age, tu as tout pour plaire, tu mérites un homme adorable aussi » D’ailleurs, si elle le pouvait, Mady, elle marierait tous les célibataires de la région. Ca la rendrait heureuse je pense.

 

Donc comme ce jour là, mes fenêtres étaient fermées, ce n’est pas par-dessus la haie que j’ai entendu des « Marjorie ! Marjorie, tu es là ??? », mais bel et bien par un coup de fil qu’elle m’a prévenu de ma surprise… Me voici donc qui m’apprête à aller dans la maison d’à coté, pour une « surprise » dont je connais d’avance la teneur. J’arrive donc chez elle, et je la trouve attablée avec un certain Michael, charmant jeune homme qu’elle me présente. Elle l’a rencontré au port ce matin, en allant acheter son poisson, et elle a sympathisé avec lui. Ensuite elle l’a invité à partager son poisson chez elle, car elle était seule le midi et préférait un peu de compagnie. Claude n’est pas ici cette semaine, il s’est absenté quelques jours pour un souci à régler au Mans, et Mady s’emmerde, alors, elle papote avec tout les gens qu’elle croise, au marché, au port ou ailleurs.

 

Michael s’est donc trouvé sur la route de Mady, car il allait lui aussi acheter son poisson au port, en vélo, comme toujours lorsqu’il est en congé. Michael a 35 ans, il est beau mec, sportif, un sourire charmant, une certaine classe, de l’éducation, bref, il a tout du gendre idéal, c’est vrai. Mady l’adore, c’est évident. Je m’installe avec eux pour prendre le thé, et on discute de plein de choses sympas. Il a de l’humour, il est avenant, souriant, aucun soucis. Une petite demie heure passe, et le devoir me rappelle à mes obligations professionnelles.

 

Je les laisse donc et prends congé, me doutant que je ne vais pas manquer de revoir Mady avant la fin de la journée. En effet, deux heures plus tard, elle vient frapper à ma porte pour me demander de son air malicieux ce que j’ai pensé de Michael.

Que dire ? Un mec sympathique, et mieux que tous ceux qu’elle a pu me présenter jusqu’à présent. En tous cas, Mady, qui lui a fait un interrogatoire en règle, me vante ses nombreuses qualités, son physique très agréable, son éducation irréprochable, son sérieux, sa carrière prometteuse, etc etc… Elle ne me l’aurait pas mieux vendu s’il avait été son propre fils.

Et comme Mady est une entremetteuse, elle s’est permise de lui donner mon numéro de téléphone et me donne le sien, bien évidement.

 

Au bout de deux semaines, je n’ai rien fait pour le contacter, et lui non plus. Moi j’ai beaucoup à faire de mon coté, et pas de temps pour aller boire un verre, et lui est soi-disant timide. Il faudra donc un petit coup de pouce de cette chère Mady -qui se mêle souvent de ce qui ne la regarde pas- pour qu’un soir je reçoive un texto. Nous nous accordons donc pour se voir un jeudi soir, et on se retrouve devant chez moi. Il arrive dans une jolie Passat break gris perle, quasi neuve, et on peut dire que le mec est classe. Exit la tenue du cycliste sportif, le short moulant couleur flashy et le tee shirt Adidas. Le voir habillé lui donne le charisme qui lui manquait encore. Charme discret, galant, bref, rien  à dire. De mon coté, je suis comme d’habitude, en jeans, talons et pull sympa, bref, rien de clinquant, de tape à l’œil, juste ce qu’il faut de maquillage discret, naturelle comme toujours, je suis MOI. Nous passerons la soirée ensemble, dans un bar puis au resto du coin, à bavarder de tout un tas de choses. Il est dans la région depuis environ 4 ans comme moi, travaille chez Airbus à St Nazaire, vient de faire construire sa maison et est encore en plein travaux. Il vit avec son petit chat qu’il a trouvé un beau matin dans son jardin. Bref, le genre de mec qui réussit son petit bonhomme de chemin dans la vie et à qui cela va bien. Lui aussi a tout pour lui, mais bizarrement, je sais que je n’ai rien à faire avec un homme comme lui.

 

Difficile, moi ? Probable. Disons que j’ai davantage l’impression d’être avec un petit frère qu’avec un homme, malgré ses 35 ans, et je trouve qu’il manque de maturité. Pourtant, c’est le genre d’homme qui m’aurait fait craquer si j’avais eu 25 ans, c’est clair. Mais là, rien à faire, il y a un décalage.

Il n’a pas de faille, il en est presque lisse. Le genre de jeune homme trop bien élevé, pas un pet de travers, tout bien comme il faut. Il n’a visiblement pas de défaut, le genre de prince jeune, beau, riche, intelligent, intéressant, bref, le gendre idéal… J’exagère à peine.

Mais on sent qu’il vient d’un milieu correct, qu’il a eu une vie bien tranquille, bien rangée, dans une famille unie, bref, un petit mec sans histoire dans une famille tout ce qu’il y a de plus politiquement correct. Pas un grain de sable n’est venu enrailler ce beau mécanisme, et après ses études, il a commencé une jolie carrière dans un gros groupe, son avenir est tout tracé, matériellement assuré, bref, il ne lui manque plus qu’une jolie petite fiancée pour parfaire le tableau.

 

Pour ma part, je pense que je l’intimide sûrement, avec mon caractère affirmé, mon vécu visiblement plus chaotique que le sien, bref, il est adorable, mais il n’est pas pour moi. Et puis il fait si jeune que je ne le verrais même pas en père de famille, il a l’âge des sorties en boites, des soirées arrosées, des virées entre potes, même si je l’imagine mal un peu éméché… en tous cas, je ne me vois pas avec un homme ayant si peu de caractère a priori, même si je ne vois rien que l’on puisse lui reprocher. Il fera le bonheur d’une jeune demoiselle adorable, j’en suis certaine.

 

Voilà donc ma rencontre du mois d’Août dernier, nous sommes restés en bons termes et nous avons ré-échangé quelques mots un jour que nous nous sommes croisés en centre ville, mais on en restera là. Il est très bien, mais manque de maturité pour moi, et cela n’a pas étonné Mady quand je lui ai fait mon petit compte rendu de rendez-vous. Parce que bien évidement, il a bien fallu que je lui fasse part de la suite des aventures. Bien sûr, elle était un peu déçue que sa surprise ne soit pas encore la bonne, une fois de plus, mais cela ne m’étonnerait pas qu’elle me présente un autre candidat prochainement. Elle a plus d’un tour dans ses manches, et n’est pas le genre à baisser les bras si facilement lorsqu’elle a quelque chose en tête.

 

Quand je dis que le célibat, ça gène davantage les gens en couple que les gens seuls, je n’ai pas tout à fait tort…

 

Sacrée Mady tout de même… Il n’en existe pas deux comme elle, c’est clair !
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : Les rencontres / Meetings
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Mercredi 1 novembre 2006 3 01 /11 /Nov /2006 14:00
Comme l'a très justement fait remarquer Pods dans son commentaire à l'article précédent, on dirait presque un message caché du style de la lettre que George Sand écrivit à son amant Alfred de Musset.


Oui, tout le monde sait que George Sand était une femme (malgré ce prénom énygmatique) mais en plus, elle n'avait pas froid aux yeux.

Voici la lettre qu'elle expédia un jour à son Alfred chéri :

Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon ou je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.
Votre poupée


Maintenant, cette lettre parait bien sage à première vue. Par contre, si vous la relisez, une ligne sur deux, en commençant par "je suis toute émue", vous verrez qu'elle prend un tout autre sens...

Les femmes, même à cette époque, savaient aussi être coquines, n'est-ce pas?
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /Oct /2006 16:08
Bon, eh bien voici le texte de la mystérieuse petite pancarte solitaire sur le lampadaire...

Mon amour
Ma douce
Mon tendre amour
Ma source
Ne pleure pas
Regarde moi
Je suis là
Prêt de toi
Oublie son pas
Dans l'escalier
Déjà là
Sur le palier
Oublie son rire
Dans tes cheveux
Le doux rire
De l'homme heureux
Oublie sa bouche
Mordillant ton cou
Cueillant ta bouche
D'un baisé fou
Oublie sa main
Sa dextérité
A exciter
Ton sein
Oublie son corps
Envahissant le tien
Et dans un sublime effort
Le fait sien
Oublie sa sueur
Sur toi, en toi
Son odeur, ton odeur
Au bout de ses doigts
Tes pleurs se sont tus
Tu oses déjà
Un pas, vers ce là-bas
Qui me tue

Et c'est signé Gabriel, le mystérieux :-)

Etrange, non?
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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