Si vous aimez...

BIENVENUE / WELCOME chez WHEREISTHEONE, virtual world of a real person...

Whereistheone, pour les nuls, il faut le lire en anglais, sinon, en français, je vous paye une glace à la fraise si vous arrivez à prononcer ce mot de façon fluide... :-) et keske céti k'ça veut dire? Ben regardez :

Where is the one   -   C'est pas plus clair?

Bon allez, je vous aide un peu : ça veut dire "où est le bon?" ben ouais... l'élu, le prince charmant (même s'il n'est pas prince d'ailleurs), bref, où est celui qui est fait pour MOUAH??? Donc voilà, tout est dit et résumé en un mot.

Pour comprendre, si vous êtes novice ici,
allez voir "le pourquoi du comment",
et... vous saurez tout... ou presque!


Et regardez bien en haut à gauche, toutes les rubriques que vous pouvez visiter, car tous les articles sont classés d'une façon très logique, mais oui!!!

Et pour les curieux, qui veulent voir ma tête, ouvrez les yeux, les albums photos sont dans la colonne de gauche :-) Bonne visite!



Dimanche 27 novembre 2005 7 27 /11 /Nov /2005 23:46

Ce soir, petite déprime du dimanche soir habituelle, il fait froid et j’aimerais bien avoir quelqu’un pour me blottir dans ses bras devant un bon dvd.

Pas grave, ça ira mieux demain.

Il faut dire aussi que j’ai dans la tête une chanson magnifique mais triste, « I love you » de Sarah McLachlan, donc ça n’aide pas… Et vous, vous avez quoi dans la tête ?

Vivement demain !

Par Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Samedi 26 novembre 2005 6 26 /11 /Nov /2005 15:25

Vendredi 25 novembre


Quelle est donc ma recherche exactement ???

Je me suis posé la question aujourd’hui, en parcourant les 200 et quelques miles d’autoroute entre mes rendez-vous.

Je sais ce que je ne veux pas, oui, exactement :

Je ne peux pas supporter un homme 24h/24 et 7j/7, quelqu’un qui me questionnerait tout le temps sur mes faits et gestes de la journée, les gens que j’ai rencontrés, etc… Parce que beaucoup s’imaginent qu’une femme qui passe des heures sur la route, des jours à dormir dans des hôtels différents, c’est obligatoirement une nana qui couche avec tout ce qui bouge… Les idées de certains, je vous jure, moi ça me fait mourir de rire… C’est vrai que je n’ai que cela à faire, me taper un mec différent chaque soir, non ? Vu le temps qu’il faut pour repérer sa proie, la ferrer et en obtenir ce que l’on veut, je préfère écrire mes rapports en mangeant une salade sans sauce, et me coucher tôt après un bon bain. Donc ce genre de type à l’esprit étroit, c’est OUT, directement.

Je ne veux sûrement pas non plus un type sans ambition, qui ne ferait rien de sa vie et n’aspirerait qu’a regarder ses matches de foot une bière à la main avec ses potes. Cela dit je n’ai rien contre les matches de foot, je suis la première qui regardera la coupe du monde si la France joue… Mais bon, il y a match et match aussi, l’important et le superflu.

Et ce que je souhaiterais? 

En fait, je désirerais rencontrer quelqu’un avec qui partager de bons moments, quelqu’un de qui je pourrais prendre soin, m’occuper de lui et lui faire plaisir et que cela soit réciproque. Parce que faire plaisir, j’ai toujours su. Donner, j’ai toujours fait, me plier aux désirs de l’autre et faire en sorte que tout aille pour le mieux pour lui, j’ai déjà fait. Mais dans l’autre sens, je n’ai jamais rien eu. Non, pas un seul homme qui n’ait réellement pris soin de moi, qui n’ait changé ses plans pour me faire plaisir à moi, ou qui ait planifié quelque chose pour nous deux, qui ait fait des surprises.

Alors je me dis qu’il est grand temps que cela change, que je trouve enfin qqn qui s’occuperait de moi autant que moi de lui. Parce qu’une relation demande de la réciprocité.

Il me faut quelqu’un qui soit indépendant comme je le suis mais qui soit de confiance et qui me fasse confiance lui aussi. Savoir qu’il pense à moi quand je ne suis pas là me satisfait grandement. Un petit sms ou un coup de fil bref le soir avec un mot doux m’irait parfaitement.

Et puis de temps en temps que nous puissions nous arranger un ou deux jours ensemble, rien que nous deux, loin de tout, sans téléphone portable et sans dossier client. Parfois aussi une semaine de vacances au soleil, bref, des moments privilégiés rien qu’à nous. Parce que l’absence peut aussi faire partie de la relation, et le manque permet parfois de mieux apprécier les moments passés ensemble.

Et puis, au fil du temps, qui sait, peut être finirions-nous par avoir envie de nous voir plus souvent, et que nous commencerions à élaborer des plans de vie en commun…

Eh oui, je sais, je veux et je ne veux pas, j’avance à petits pas, et finalement je ne vais pas bien loin… Il faudrait déjà que j’ai trouvé ce quelqu’un de si spécial, épicurien, cultivé, amoureux des belles choses, qui aimerait le luxe tout en sachant vivre simplement et apprécier les jolies choses que la vie peut nous montrer ou qu’elle a à offrir tous les jours. Je suis bohème parfois, et je me verrais bien marcher pieds nus dans une demeure pavée de marbre, tout un symbole de la dualité de ce que je suis finalement… Ce qui complique ma recherche d’autant plus.

Et je veux qu’il soit un homme, un vrai, responsable, fier et droit. Capable de privilégier sa famille même si son boulot l’accapare. Qu’il soit un compagnon pour moi, une épaule, un soutien et une motivation, et qu’il soit également un papa potentiel id »al, parce que oui, je veux des bébés. Ce n’est un secret pour personne, ce désir de maternité, mais je ne veux pas faire un bébé égoîstement, non, mais par amour, alors imaginez le soucis pour trouver un homme qui soit tout cela à la fois… une version de whereistheone mais en masculin, ça se trouve ?

Patience… c’est le maître mot je pense…

Par Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Samedi 26 novembre 2005 6 26 /11 /Nov /2005 15:23
Aujourd’hui dans ma boite mails, j’ai reçu une énième fois ce courrier qui fait le tour du monde et qu’il faut à son tour faire suivre. Merci cousin !

Sur les 50 et quelques questions auxquelles il fallait répondre, il y en avait une particulière qui m’a intriguée…

« si vous deviez dire à quelqu’un une chose que vous ne lui auriez jamais dit en face, que lui diriez-vous ? »

Alors déjà, il faut savoir qui est le quelqu’un qu’on choisit, puisque le champ est libre là… et puis ensuite, il faut savoir ce qu’on aurait envie de dire.

Moi, partie dans ma rêverie, j’ai répondu.

Mais en curieuse que je suis, j’aimerais savoir ce que vous, lecteurs de ce blog auriez répondu… Sans dévoiler ni votre identité ou sans dire à qui vous adressez ce message, que diriez-vous à cette personne que jamais vous n’auriez osé lui dire ? Allez, lâchez-vous et faites vos confidences…

Par Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Samedi 26 novembre 2005 6 26 /11 /Nov /2005 15:21
Jeudi 24 novembre 

Ce soir, je viens de me faire un plaisir immense : un apple pie avec de la glace à la vanille. Oui, parce que j’avais envie de me faire plaisir. Je suis installée à ma table, et comme d’habitude, je suis la seule femme qui soit seule à une table, et autour de moi ne se trouvent que des hommes, seuls ou à deux, eux aussi à leur table (curieux, pour un resto, non ?).

Encore une fois, je me sens un élément à part. Je les regarde, je n’ai que cela à faire… L’un est pendu au téléphone toutes les trois minutes et je suppose qu’il ne parle pas que boulot car après 20h ça serait étonnant, l’autre papote avec son collègue ou son amant (?) et un troisième m’a regardée plusieurs fois mais sans plus à vrai dire ; comme si j’étais transparente. Il est en plein rêve celui-ci !. Cela dit , il est vrai que le couple de mecs m’a regardée arriver et m’installer, sortir mon PC et se sont peut être demandé ce que faisait une nana seule ici un soir pareil, quand il fait un froid de canard dehors. Eh ben si je pouvais leur dire, je leur dirais que j’ai mangé une petite salade dans ma chambre d’hôtel et que je n’ai pas pu résister à l’appel de l’apple pie en photo sur le menu de ma chambre, alors j’ai couru le chercher avant qu’il ne s’envole.

Peut être serais-je mieux dans ma chambre d’hôtel plutôt que attablée ici à dévorer mon apple pie, au milieu d’un restau glauque d’autoroute où ne sont attablés que des hommes, mais Dieu que c’est bon quand même, le pêcher de gourmandise…

En tous cas, moi, je savoure… et c’est le principal, non ?

Par Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Jeudi 24 novembre 2005 4 24 /11 /Nov /2005 14:18

Eh bien, moi qui n’aime pas les garages, je ne vais pas les apprécier davantage.

Hier soir, petit soucis sur ma voiture qui a perdu de la puissance et qui fait une fumée noire atroce… Donc logiquement, je cherche un concessionnaire Volvo pour faire une vérification.

A Oxford, concessionnaire Volvo-Mazda, le rêve ! J’arrive, et le type derrière le comptoir m’écoute raconter ce qui m’arrive. Il est sympa, un petit mec à lunettes, pas grand et souriant, plutôt disposé à aider  la jeune femme étrangère que je suis et qui suis en rade avec une voiture qui n’avance pas…

Parfois, ça sert d’être une femme dans la misère mécanique. Un sourire, un air dépité, et l’homme a toujours envie d’être le chevalier qui vient à la rescousse.

Il s’occupe de moi tout de suite, demande a son technicien de prendre ma voiture et de vérifier ce qui ne va pas. Je suis ravie, c’est plus rapide qu’un rdv chez un médecin, et tout ça pour ma volvo… Parfois, il vaut mieux être une voiture malade qu’un être humain.

Pas grand-chose, finalement, le diagnostic fait état d’un ‘split turbo pipe’ qui n’est pas ‘uncommon’ pour les gens qui appuient beaucoup sur la pédale et dont je suis… Oui, il faut dire que lundi, pour attrapper le ferry, je suis montée à 190 km/h sur la nationale, et que ça n’était pas prudent tout ça… Traduction : le tube qui amène l’air chaud au turbo est fendu, donc l’air n’arrive plus dans le moteur, mais le turbo est intact, c’est une panne ‘connue’ et pas rare à priori.

Il me faut revenir car le tube en question n’est pas en stock, donc rdv pour ce matin. Il faut jongler avec les rdv, mais tout va s’arranger… De ttes facons il me faut une voiture pour rouler !

Ce matin, j’arrive à 8h30 et je donne mes clés, tout en m’installant au chaud dans le salon d’attente où se trouvent des magazines divers. Mais je vais passer plus d’une heure a mater les voitures, et plus particulièrement les petites mazda, la MX5  et la RX8, un beau petit joujou pour adultes…

Je me verrais bien au volant de l’une d’elles…

Sur ce, Monsieur le jeune homme a lunettes, très serviable, vient me faire son speech sur la MX5 que je regarde, et nous voici à parler voitures. Il me propose de l’essayer si je veux, vu que bizarrement, (quelle chance !) il possède justement une MX5 garée là, juste devant la concession. Je refuse poliment, surtout qu’il me propose de faire un tour mais pas de prendre le volant. Il dit qu’il aimerait bien me faire faire un tour, qu’il aimerait avoir une ‘nice lady’ comme moi sur le siège passager, que ça serait bon pour son image…

BON POUR SON IMAGE !!!

Ah oui ??? Merci, mais non merci…

Il veut une potiche ? Aucune idée, mais le charmant jeune homme serviable me semble maintenant bien intéressé et pas pour les bonnes raisons. Bon, ok, mon accent léger de française a du le séduire quelque peu, bien que j’essaie de le camoufler en vain, mais qu’y puis-je ?

Bref, je n’en reviens toujours pas. Bon pour son image… Eh bien qu’il se trouve quelqu’un d’autre, je ne veux pas n’être qu’un faire-valoir moi…

Finalement, je repars dans ma volvo réparée et je suis ravie qu’elle ait retrouvé sa pêche phénoménale d’antan… Je peux m’enfuir bien loin comme ça, et très vite !

Par Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /Nov /2005 15:21
Mardi 22 novembre, aux alentours de Londres, j’ai, depuis ce matin, Merril Bainbridge qui tourne dans le lecteur CD de la voiture. Un vrai bonheur !

Would it be my fault if I could turn you on,

would I be so bad if I could turn you on

When I kiss your mouth I want to taste it

Turn you upside down, don’t want to waste it…

Avec ça dans les oreilles, je suis d’humeur espiègle, un peu coquine, en plus d’être de bonne humeur et d’avoir la niaque pour le boulot, donc tout va bien, malgré le froid.

Par Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /Nov /2005 15:20

Jour gris et froid aujourd’hui, et du brouillard toute la journée… Exactement tout ce que je déteste. Ce soir, je suis chez Jo, et ca faisait des mois qu’on ne s’était pas vues. Je pense que c’était en Juin la dernière fois… Ca fait du bien de se revoir.

Elle me dit que le Black Horse m’attend toujours, bref, elle veut véritablement m’emmener dans son pub, où, dit-elle, je vais soi-disant rencontrer l’homme qu’il me faut. Serait-ce le repère de tous les beaux mecs du coin ? C’est ce que Jo m’assure. Mais dois-je la croire ? On verra bien. Si mon ferry de vendredi soir est annulé comme elle le prétend, vu les prévisions météo plutôt catastrophiques pour vendredi, eh bien nous irons y boire un verre.

« the asian man of your dreams is there » me répète-t-elle sans arrêt, et je crois que c’est aussi un bon prétexte pour sortir de chez elle et se changer les idées tout en voulant faire le bonheur de sa copine, évidement. Alors nous verrons bien si la caverne d’Ali Baba existe et si mon homme se trouve au Black Horse… Vive les copines et leurs idées… à quand un blind date maintenant ???

Par Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Mardi 22 novembre 2005 2 22 /11 /Nov /2005 11:44

LE REVOIR...

Souvent je l’imagine, face à moi lors d’une conversation très intimiste, un échange presque susurré, des phrases à peine audibles, dans une atmosphère un peu sombre, une ambiance feutrée, un soir très tard, après avoir parlé des heures ou toute une nuit. Il me dirait « et pourquoi moi ? » enfin il dirait surtout ça en anglais : 

"WHY ME?"

Et là, que lui répondre ? Et surtout que puis-je dire qui soit sincère sans être ridicule…

Répondre en deux mots ? « Parce que » comme lorsque j’avais 5 ans, mon expression favorite de l’époque.

Répondre en trois mots ? «Toi sinon personne » pour faire référence à une chanson de France Gall, mais il n’aurait pas cette référence culturelle de par son origine, donc impensable

Répondre en une phrase ? « Eh bien parce que tu me plais et c’est tout » mais pas très original ; sûrement pas la réponse qu’il attendrait et indigne de lui

Faire un paragraphe légèrement plus dense ? « Parce que depuis le jour où je t’ai vu, je craque, je suis irrésistiblement attirée et c’est inexplicable » Je le vois sourire d’avance…

Quant à moi, je ne pourrais pas le regarder en face, c’est sûr !

Non, rien de tout cela. Je ne pense pas que cela pourrait se résumer ainsi. Parce que ce n’est pas moi de faire des phrases courtes, de faire des réponses brèves à des questions complexes, moi qui en rajoute toujours. J’aurais bien envie de lui dire tout ce que j’ai sur le cœur depuis si longtemps.

Mais oserais-je lui dire…

Que depuis nos premiers échanges d’emails, je l’ai trouvé sympathique, intéressant et différent. Le temps écoulé entre chaque mail de lui, je me souviens, c’était une surprise bien agréable de trouver quelques phrases au bout de quelques jours sans nouvelles. Peu de choses, mais toujours joliment dites et la marque de quelqu’un qui sait ce qu’il veut.

SI DIFFERENT

Je n’avais qu’une photo un peu floue à l’époque. Sur sa fiche, un visage de profil, pris en extérieur, les cheveux au vent et longs d’une bonne quinzaine de centimètres. Un regard lointain et mystérieux, comme tourné vers l’avenir. Moi ; j’imaginais une photo prise sur un port de pêche un jour de grand vent, car on devinait le col d’un manteau épais autour de son cou, et cela m’avait bien plu, et intriguée. Je me demandais pourquoi un type disant habiter Paris me contactait à vrai dire… J’ai appris plus tard que c’était Londres mais qu’il était souvent sur Paris.

Il a su maintenir l’intérêt par son manque de régularité dans ses emails, une fréquence bien a lui qui me changeait beaucoup de l’assiduité des autres correspondants que j’avais à cette époque, qui eux s’énervaient dès que je les laissais sans nouvelles plus de trois jours. Jusqu’au jour de Juin où nous nous sommes rencontrés. Il avait dit, dix jours avant, qu’il me contacterait et viendrait me voir ce jour-là. Puis plus de nouvelles. Je ne savais pas s’il le ferait… tout en ayant une vague impression qu’il le ferait. 4 mois d’échange et je savais qu’il était quelqu’un de parole.

Il m’a envoyé un sms ce jour-là, et je lui ai dit où je me trouvais, à quel endroit de cette jolie ville du Cambridgeshire il pourrait me croiser. C’est lui qui m’a trouvée et qui est arrivé par ma droite alors que je consultais l’un de ses messages disant « j’y suis ». Le téléphone, ça sert de l’avoir à la main…

LA RENCONTRE

Un grand sourire, de part et d’autre, et la bise comme deux vieux amis. Il était grand, plus que je ne l’avais imaginé, mais pas trop, pantalon en toile, chemise blanche et veste de laine vert foncé je crois bien, pour rehausser son teint mat. Oui, « la classe » j’ai pensé… Tellement mieux que sur la photo !… Nous sommes allés boire un thé, puis après avoir été expulsés du salon de thé à l’heure du déjeuner, nous sommes ensuite allés dans un restaurant dans la rue d’a coté. On a parlé sans cesse, jusqu'à ce que je doive le quitter vers 16h30 pour être sûre de ne pas manquer mon ferry de retour.

Alors voilà, la rencontre a duré près de 5 heures seulement. C’est court cinq heures… Et en même temps… C’est long, c’est intense parfois, sans que l’on ne s’en aperçoive sur le moment…

 

Alors pourquoi lui ?

Parce que je me souviens de tout, de chaque minute ou presque.

De son allure, classe, mais cool

De sa façon de dire bonjour, son aise et sa prestance naturelle, sa zen attitude

Son charme indéniable

Du naturel de nos pas lorsque nous marchions cote à cote, moi qui cours toujours derrière tout le monde et n’arrive jamais à suivre le rythme de personne

De cette impression de faire connaissance avec quelqu’un que je connais intuitivement

Je me souviens d’avoir frôlé son bras dans la rue, en descendant vers la place ; alors que je regardais en l’air en parlant et que je ne marchais pas très droit (déjà ivre de sa présence ?).

Je me souviens quand, pour lire l’écran de mon portable qui ne trouvait pas de réseau, il n’a pas pris le téléphone mais il a pris ma main dans la sienne et que j’avais ses doigts entourant les miens, l’espace d’un instant.

De son air amusé quand je répondais au téléphone au salon de thé pour un soucis technique professionnel, et que lui me montrait discrètement les panneaux ‘interdit au portable’ juste au dessus de nos têtes.

De son regard quand je lui parlais, de ses yeux qui buvaient mes paroles.

De ses yeux sombres magnifiques

De ses mains fines et masculines, mais soignées jusqu’au bout des ongles

De son expression lorsque tous les deux à la sortie du salon de thé, nous avons rallumé nos portables respectifs pour écouter la messagerie « it’s going to be fun ! »

De sa façon d’ôter sa veste

De sa façon de sourire en détournant le regard, comme s’il était gêné

De sa façon de se tenir quand il m’écoutait parler en croisant les doigts

De sa façon de s’exprimer et de cet accent subtil et pourtant si mystérieux pour quelqu’un qui a été élevé à Londres…

De son sourire magnifique (ouille, j’ai comme un pincement au coeur…)

De ses cheveux noirs et brillants

De sa façon de se passer la main dans les cheveux… (je m’en mords encore la lèvre rien que d’y penser)

De son sourire en coin lorsque je me sentais gênée par une remarque de sa part

De sa façon de dire « c’est la vie » en français avec un accent prononcé, mais à tomber (mon Dieu, je frôle la crise cardiaque)

Je me souviens aussi, à la sortie du restaurant, quand j’ai eu l’intuition qu’il nous manquait quelque chose et lui en ai fait part, il a réalisé qu’il avait oublié sa veste

De la manière dont il a fait demi tour pour récupérer son bien

De l’instant où, debout contre ma voiture, il m’a attrapée par les épaules pour me rapprocher de lui, libérant ainsi la voie à une dame qui passait (quel beau prétexte…)

De cette difficulté à nous dire au revoir sans savoir quand on se reverrait malgré la tentative de trouver une date commune sur mon agenda barbouillé de rendez-vous

De la bise pour se dire au revoir, qu’on a du se faire au moins trois fois…

De son petit coucou à la sortie du parking, quand il me suivait dans sa scénic vert pâle

De ce vide que j’ai ressenti quand je n’ai plus été avec lui, d’un seul coup, seule dans ma voiture…

Et puis le soir dans le ferry, j’ai repensé à ces quelques heures en m’endormant.

ET APRES

L’évidence, sur le coup, ne m’avait pas frappée. Le naturel de la rencontre, presque banale, presque logique, et cette sensation que tout était écrit d’avance, que ma place était près de lui ce jour-là, qu’il ne pouvait en être autrement. Comme des pièces de puzzle qui s’imbriquent parfaitement. Oui, une évidence, mais qui ne s’est finalement révélée que plus tard. On est souvent aveugle à l’évidence de certaines choses lorsqu’elles arrivent tout naturellement.

Je me souviens aussi, après, son SMS le lendemain, pour savoir si j’étais bien rentrée, et je me souviens nos heures de dials par messagerie lorsque nous étions connectés en même temps. Nos conversations, nos points de vue, nos quelques divergences. Et nos nombreuses vues similaires quant à divers aspects de la vie en général. J’ai appris à connaître son exigence de chaque instant, sa droiture, son calme, son respect, sa tolérance aussi, sa patience, sa sagesse incroyable, sa faculté de relativiser. Certaines de ces choses qu’il me manque énormément, et qui me font réfléchir sur mes propres façons de fonctionner.

Et là, j’ai su que je n’attendais que de le voir connecté, de le voir me dire « hi » ou « good morning », car ce n’est jamais moi qui l’abordais, probablement par timidité d’ailleurs… Bizarrement nous ne nous sommes jamais parlés au téléphone. J’aurais eu peur du manque en entendant sa voix et cet accent bien à lui, du moins je le crois. Mais j’aurais aimé qu’il m’appelle. La messagerie instantanée c’est bien, mais il y a le coté frustrant du virtuel tout de même…

Sa fiche a disparu du site de rencontre trois semaines après notre rencontre. Hasard ou coïncidence ? Je ne sais pas, mais je n’avais plus de photo de lui non plus, rien que des souvenirs de ces quelques heures passées avec lui.

UNE SI LONGUE ATTENTE

Je sais encore les jours d’attente vécus, dûs à nos déplacements professionnels respectifs, moi entre la Grande Bretagne et la France et lui entre Londres, Bahrain, Barcelone, Rome, Paris ou ailleurs.

Des jours, parfois trop nombreux, et ce rdv qui ne venait pas, sans cesse reporté par l’un ou l’autre, et ma déception grandissante, cette lassitude d’attendre ce qui ne viendra peut être jamais, jusqu’au clash, un jour triste de Décembre. Parce que j’ai un caractère plutôt direct, et que ma patience a ses limites, et aussi parce qu’une réflexion de sa part m’a beaucoup blessée, je l’ai un peu envoyé sur les roses…

Et je n’ai plus donné signe de vie. Pas que je n’en ai pas envie, mais par fierté, cette putain de fierté qui me tuera peut être un jour si elle ne m’étouffe pas avant ce qui revient au même de toutes façons.

ET SI FINALEMENT...

Pas un signe de lui pendant 11 mois… Je commençais à l’oublier, à me faire une raison et à tourner la page, je vivais d’autres histoires, sans passion, sans intérêt et sans suite. Sans sentiment aussi, pour être sure de ne surtout pas risquer de m’investir, et rester en sécurité dans mon petit monde à moi, ce que je sais faire parfaitement. Mais un seul signe de lui et tout mon petit monde s’écroule de nouveau comme un vulgaire château de cartes.

Mais si je devais le revoir, là, maintenant, j’aurais peur de le croiser de nouveau, de le voir en chair et en os une nouvelle fois, de le sentir de nouveau si proche physiquement, de le toucher ou presque, d’entendre la douceur de sa voix et le charme de son accent. Je ne sais pas si je pourrais tenir ensuite, si on se quitterait aussi bêtement que la seule fois où nous nous sommes rencontrés, en se disant peut être à bientôt sans savoir combien de jours, de semaines, de mois peut être, quand cette prochaine fois pourrait arriver.

Avoir peur de toucher du doigt quelque chose de si fragile, de se brûler les doigts rien qu’en effleurant, comme une bulle de savon éclate au moindre contact… Les chemins de deux personnes peuvent-ils se croiser à plusieurs reprises dans une vie ? Et peuvent-ils ne faire que se croiser sans jamais prendre le temps de s’arrêter un instant, quelques heures, jours, semaines, voire plus ? N’est-ce pas là la métaphore de nos vies professionnelles respectives ? Ne jamais prendre le temps pour soi… Je m’interroge…
 

Voilà, alors si je me retrouvais devant lui, là, maintenant, et qu’il me dise « why me ? » je ne sais pas si j’aurais le courage de dire tout cela. Le ridicule ne tue pas, mais la fierté étouffe parfois, surtout la mienne… Et puis, il pourrait risquer de s’enfuir en courant, non ?

Alors je continue à rêver, car le rêve, ça ne fait pas de mal…

Il y a parfois des heures que l’on aimerait pouvoir tenir au creux de ses mains, pour ne pas qu’elles s’envolent…

Par Marjorie - Publié dans : Les rencontres / Meetings
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Samedi 19 novembre 2005 6 19 /11 /Nov /2005 23:52

Ah la la...
Près de 5 heures de dial hier apres midi avec un charmant jeune homme de 33 ans, Mister Mike, habitant Londres et originaire de Dubai. Il passe 4 semaines à Londres, et 4 à Dubai, depuis plusieurs années, au même rythme. UNe vraie vie de pacha! Mignon sur la photo, plutôt attirant je dirais.
Bon niveau d'anglais et pas mauvais en français en plus, de l'élégance, de la culture, un peu d'humour, de la conversation, des idées, etc... Bref, je me dis que malgré son jeune âge (oui, 33, comme moi...) il a pas mal de points positifs...
Il a fait ses études dans des écoles privées de Dubai, et on sent chez lui un niveau d'éducation évident, une ouverture d'esprit certaine, et une facilité de communication qui n'est pas pour me déplaire non plus. Sa démarche est sérieuse, son discours est censé et j'aime sa manière de s'exprimer, claire, sans fioritures, directe et respectueuse. Bref, je craque virtuellement.

SURPRISE

Jusqu'au moment où il me laisse pendant environ un quart d'heure. Puis il revient et s'excuse d'être allé faire sa prière...
Oui, vous avez bien entendu, ou tout du moins lu... Sa Prière! Parce que 4 ou 5 fois par jour, il sort de son bureau et s'installe dans une pièce attenante, se tourne vers la Mecque (je pense), et fait sa prière...
Je lui dit que je  ne suis pas musulmane et il me répond que je vais donc bientôt le devenir... Euh... Vous croyez?
Alors j'apprends que Mister Mike cherche une femme, pas une petite amie, parce que sa religion lui interdit de faire quoi que ce soit avec une femme sans être marié. Qu'il n'a jamais vécu avec une femme à cause de sa religion, qu'il n'envisagerait pas de coucher avec une femme à cause de sa religion, etc... Et aussi que selon lui, le véritable amour ne vient qu'apres le mariage...
Bref, et pour respirer, a-t-il besoin de regarder si c'est autorisé aussi par sa religion?
Là, le charme est retombé... Evidement. C'est dommage, non?

LES HOMMES C'EST COMME LES VOITURES

Ce matin, j'avais un mail très long dans ma boite. En gros, moi qui ait vécu avec deux hommes et eu plusieurs petits copains (ben oui, j'ai vécu quand même un peu!!!) eh bien je suis comme une nana qui achète une voiture, choisit "la cylindrée, le modèle, la couleur,etc..." la prend, l'utilise quelques jours, quelques semaines, ou mois, ou quelques années si la chance est avec moi et finalement réalise qu'elle ne correspond plus à mes désirs et m'en débarasse... Ben voyons!

Malgré cela, il souhaite que l’on fasse connaissance, devienne éventuellement amis et voir où cela peut mener… A réfléchir ) priori.
Moi je ne suis pas de son avis concernant les hommes. Non, je ne considère pas les hommes comme des objets ou des bagnoles, je vois ça différement : j'ai testé en croyant que c'était de l'amour. Ca n'a pas marché, je suis partie. Mais au moins, j'aurais essayé.
Alors Mister Mike et moi sommes trop différents je pense, et c'est vraiment dommage. Si j'avais été musulmane, ça l'aurait sûrement fait, mais là, je ne pense pas. Dommage...

Par Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Jeudi 17 novembre 2005 4 17 /11 /Nov /2005 20:30

Ah oui, de quoi me plaindrais-je ? Cette semaine, semaine record. Trois demandes en mariage ou en tous cas qui y ressemblent…Alors depuis quelques semaines, ça me fait le choix entre le Congo, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, l’Italie, le Canada, La Suisse, la Belgique et aussi bien sûr le Sénégal…

Rien qu’aujourd’hui, je ne vais pas me plaindre, j'ai encore eu deux propositions de mariage ce matin dans mes mails : une en Afrique et l'autre en Suisse, alors vu que j'aime le soleil autant que le chocolat, mon coeur balance, n’est-ce pas ?

L’idéal serait le chocolat au soleil, mais chacun sait que le chocolat, au soleil, ça fond…

Alors je crois que je vais rester chez moi, au moins, j’ai les deux : le soleil quand il pointe son nez, et du chocolat dans mon frigo, pour les coups de cafard.

Par Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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