Si vous aimez...

whereistheone et sa quête / Quest

Mercredi 1 novembre 2006 3 01 /11 /Nov /2006 14:00
Comme l'a très justement fait remarquer Pods dans son commentaire à l'article précédent, on dirait presque un message caché du style de la lettre que George Sand écrivit à son amant Alfred de Musset.


Oui, tout le monde sait que George Sand était une femme (malgré ce prénom énygmatique) mais en plus, elle n'avait pas froid aux yeux.

Voici la lettre qu'elle expédia un jour à son Alfred chéri :

Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon ou je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.
Votre poupée


Maintenant, cette lettre parait bien sage à première vue. Par contre, si vous la relisez, une ligne sur deux, en commençant par "je suis toute émue", vous verrez qu'elle prend un tout autre sens...

Les femmes, même à cette époque, savaient aussi être coquines, n'est-ce pas?
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /Oct /2006 16:08
Bon, eh bien voici le texte de la mystérieuse petite pancarte solitaire sur le lampadaire...

Mon amour
Ma douce
Mon tendre amour
Ma source
Ne pleure pas
Regarde moi
Je suis là
Prêt de toi
Oublie son pas
Dans l'escalier
Déjà là
Sur le palier
Oublie son rire
Dans tes cheveux
Le doux rire
De l'homme heureux
Oublie sa bouche
Mordillant ton cou
Cueillant ta bouche
D'un baisé fou
Oublie sa main
Sa dextérité
A exciter
Ton sein
Oublie son corps
Envahissant le tien
Et dans un sublime effort
Le fait sien
Oublie sa sueur
Sur toi, en toi
Son odeur, ton odeur
Au bout de ses doigts
Tes pleurs se sont tus
Tu oses déjà
Un pas, vers ce là-bas
Qui me tue

Et c'est signé Gabriel, le mystérieux :-)

Etrange, non?
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /Oct /2006 10:40

Ce matin, pour arrêter de parler cul, parlons un peu de rencontres.


Eh oui, tout d’abord parce que sinon on va finir par me prendre pour une frustrée-obsédée-névrosée-nymphomane et j’en passe.

Ensuite parce que mon blog est un blog de « rencontres » bien que je n’en ai pas fait depuis un bail (ah oui ? vous croyez ???). D’ailleurs, il faudrait que je raconte celle du mois d’Août dans un prochain post, mais ça va venir.

Donc au sujet de rencontres, figurez-vous que certaines personnes ne font pas appel aux sites Internet mais à la banale petite annonce. Archaïque, mais peut-être efficace???


Grâce à la contribution de Cinnamon cette semaine, voici une petite annonce originale :

 

"HONEY
Déjà je te vois dans mes rêves mais sans savoir comment te rencontrer.
Toi la belle et charmante femme au coeur d'or et autre.
Dis-moi que tu aimes les sorties, les voyages, aussi dis-moi que tu as le
sens des affaires et de gestion administrative (pour des projets
professionnels).
Je m'appelle Hawold, j'ai 37 ans, 1m74 et je suis originaire des Antilles,
Caraïbes.
J'espère que toi et moi ensemble nous aboutirons à de beaux projets.
Sur ce fais-moi te sentir  par SMS au 06 81 ** ** ** et je te répondrai avec grand plaisir.
Hawold"

 

Qu’a-t-elle d’original cette annonce ? Eh bien tout simplement qu’elle était scotchée sur un réverbère de la région parisienne, avec les petites languettes au dessous comportant le numéro de téléphone de ce cher Hawold.

 

Alors, que penser d’une telle annonce ?

 

  •   Un désespoir si profond qu’elle est scotchée sur un réverbère qui éclaire la nuit d’une lueur blafarde… On imagine aisément dans la fraîcheur de la nuit qui se termine, et la ville qui se réveille doucement, avec le jour qui commence à poindre, un chien errant traînant par là, qui viendrait au pied du réverbère pour y faire son pipi matinal… Et cette pauvre annonce qui aurait pris l’humidité, et dont l’encre peu à peu se diluerait sur le papier, jusqu’à disparaître complètement dans une tache bleue/noire translucide, digne d’une jolie aquarelle.

 

  • Un appel au secours désespéré… Là, l’annonce serait placardée partout, dans les abris bus, les cabines téléphoniques, les réverbères de la ville entière, sur les distributeurs de préservatifs, dans les vitrines des boulangers, les kiosques à journaux, les colonnes Morris, les parkings de supermarchés, voire dans les sanisettes.
     
  • Un type en manque qui a à tout pris besoin de se trouver une fille, quel que soit le moyen ? Cela dit, il pense à inclure sa belle « charmante femme au cœur d’or » dans des projets professionnels puisqu’elle devra avoir le sens des affaires et de la gestion administrative, donc le type a quand même un peu réfléchi avec son cerveau supérieur (sa tête pensante et non sa tête chercheuse comme diraient certains qui se reconnaîtront !) et on peut en conclure que c'est un type sensé à priori.
     
  • Un homme qui n’a pas d’accès Internet ou tout simplement pas l’idée que des sites de rencontres spécialisés existent… ou que les agences sont là pour cela. Tout comme les boites de nuit antillaises où l’ambiance est généralement chaude. Mais les agences sont chères, et le type est peut-être timide.
     
  • Un truc louche, genre le personnage est un mac et cherche une fille qui travaillera pour lui pendant qu’il se reposera tranquillement. Genre le sens des affaires, mais dans ce cas la question de gestion administrative m’échappe totalement, ou alors c’est juste pour gérer les rdv dans un agenda surchargé ??? Les sorties le soir sur le trottoir, et les voyages jusqu’au petit bois du coin, ou une chambre d’hôtel… ça se tiendrait là encore.

  • On note cependant que le type est sentimental puisqu’il voit sa dulcinée dans ses rêves… Mais s’agit-il de rêves de tendresse et de câlins ou bien de rêves de gloire assis sur une montagne d’or ? Curieux… Et ce qui me choque, moi, c’est la fin « fais-moi te sentir » que veut-il dire par là ?
     
  • Ma dernière hypothèse, c’est aussi le coup de la blague d’une ex, parce que moi ça me ferait marrer de faire ça pour me venger, placarder une annonce pour mon ex afin qu’il soit harcelé de coups de fil de nanas plus ou moins louches ou même tout à fait normales…
     

Voilà, donc la question reste entière.

 

Que penser de cette annonce ?

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /Oct /2006 01:37

Pour en revenir à un précédent article, j’ai essayé de faire quelques recherches sur le net sur cette théorie darwiniste que je trouve débile. Je veux parler de la théorie comme quoi tout ce qui est inutile à l'évolution de l'espèce tend à disparaitre et que donc, en conséquence, l'orgasme féminin va disparaitre puisqu'il ne sert à rien...


Bon il est vrai que beaucoup d’hommes n’y connaissent rien à l’orgasme féminin, puisque la plupart des hommes ne savent même pas quand une femme en a eu un. Dingue, non ? Donc bien sûr, pour tous les types qui sont si ignorants, ou si égoïstes qu’ils ne font même pas attention à Madame, se remettre en question est quasi impossible. Parce que bien évidement, ça ne peut pas venir d’eux, c’est forcément la nana qui a un problème…

 

Il n’y a qu’à voir sur les sites de chats, dès qu’on ne va pas dans le sens de certains, on se fait traiter de tous les noms d’oiseaux, et surtout de « coincée », « frigide » et j’en passe… Cela dit, c’est vrai que la population sur les chats est loin d’être représentative de la population masculine, et heureusement d’ailleurs!!!

 

Bref, en tous cas, beaucoup d’hommes arrivent à en avoir un complexe, se sentent frustrés que la nénette ne s’envole pas au plafond en moins de trois minutes, et ont un peu l’esprit déformé par les films de cul que l’on voit en excès à la télé, le sexe à outrance, etc… films stupides sans dialogues et dans lesquels la femelle en chaleur saute au plafond en 4 secondes et demi. Bref, entre les femmes qui ne comprennent pas pourquoi elles mettent tant de temps à atteindre le 7e ciel, et les hommes qui ne pigent pas non plus, il devient presque évident que le problème vient de la femelle… Trop facile !!!

 

Et comme je le mentionnais dans un post précédent,

Premièrement : l’orgasme féminin est typiquement humain car les primates femelles non humains ne le connaissent pas.

Deuxièmement : les femmes qui connaissent des orgasmes n’ont pas forcément besoin de coït pour cela.


Donc, de là à en déduire que les hommes ne sont pas si utiles que cela, il n'y a qu'un pas... Vite franchi...


Moi, ma théorie à moi serait la suivante :


Si on a des stocks énormes de sperme congelé, alors l’homme n’est plus vraiment utile à l’évolution de l’humanité, et il est donc condamné à disparaître.


Pas mal, non ?

 
En ce qui concerne les Bonobos, si proches de l’humain (oui, vous savez ? ces singes qui passent leur temps à copuler), la femelle, c’est reconnu, connait une satisfaction de type orgasmique. Cependant, cela ne se passe pas pour elle pendant la copulation, toujours très hâtive, mais dans ses moments de solitude, ou avec ses copines. Il faut noter à la décharge du mâle qu'il n'a pas de temps à perdre à s'attarder avec sa compagne: il assure quelque dix éjaculations par jour, le macaque à queue courte quant à lui détenant le record d'une cinquantaine de culminations orgasmiques en six heures.. (Alors, chers « hommes »… jaloux ???)

 

Donc en effet, avec tout cela, à quoi pourrait bien servir un homme ? A rien ? Surtout qu’Alfred Kinsey a établit en 1953 (dans «Sexual Behavior in the Human Female», Philadelphia, Saunders) que lorsqu’elle se satisfait en solo, la femme est aussi rapide que l’homme à atteindre son but. Intéressant non ? Alors on se demande bien à quoi sert un homme, c’est clair. Et si ca ne servait vraiment à rien ? Est-ce possible ??? Probable…

 

Bon, je plaisante, ça peut toujours servir, déjà pour bricoler la bagnole, tondre le gazon, sortir les poubelles, et accessoirement mettre en route un lave-linge s’il n’a pas trop de boutons de commande… Mais gare aux mélanges des couleurs !!! Même si à cet effet, les fabricants de décolor stop ont compris les dangers d’avoir un homme aux commandes du lavage et sorti le produit parfait, à mettre entre toutes les mains masculines qui s’approchent d’un tel appareil. Mais c'est un autre débat...

 

A part ça ? a quoi ca sert un homme ? Une idée???

 

Déjà, je sens que je vais me faire haïr par la gente masculine ;-)

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /Oct /2006 18:06

Etrangement, on a tous joué au téléphone arabe étant gamins. (j’espère que le fait de dire « arabe » ne sera pas interprété par les ligues anti-racistes comme un adjectif antisémite !)


Dire une phrase qui sera répétée, répétée et de nouveau répétée.

La surprise est de découvrir que la phrase de fin n’a rien à voir avec la phrase du début. C’est un jeu de gosse, de cour de récré, mais qui reflète bien ce caractère étrange de la communication, qui fait que ce qui est véhiculé dans une parole n’est pas forcément perçu correctement par celui qui l’entend, l’interprète, puis la retransmet.

 

En gros, il y a non seulement la compréhension, mais également la reformulation.

 

Dans mes cours de communication, qui remontent à bien longtemps, je me souviens que l’on avait fait un schéma sur cet aspect et les différentes phases.
 

En gros, on a :

Le message que l’on souhaite faire passer

Puis la façon dont on le formule

La façon dont on l’exprime

Le média qui le véhicule

La façon dont il est perçu

La façon dont le destinataire l’interprète

Ce que le destinataire en retient au final

Et finalement, seul 10% du message qui passe.

 

C’est exactement ce que je viens de démontrer avec mes deux précédents posts qui parlaient d’une histoire de cul, et qui finalement, comme le titre l’a bien résumé, ne parlaient que de cela.

 

Vous croyez vraiment que je n’y parlais que de cela ?

Relisez donc, attentivement…

 

Voilà ce qui a été retenu par la plupart (je remercie les salauds anonymes qui m’ont envoyé des mails assassins sur ma boite, et les illustres inconnus qui ont tenté de laisser des posts stupides et grossiers, qui se sont vus effacer direct !).

 

1-     je me suis tapée un mec marié et je n’ai pas de morale

2-     je ne suis pas parfaite et je n’ai pas d’âme, de respect pour autrui, et j’agis à l’inverse de ce que je prône en matière de recherche de l’âme sœur,  et j’en passe

 

Eh bien, par rapport à cela je n’ai qu’une chose à dire,

mettez vos lunettes et branchez vos neurones !!!

 

Je parlais de plein d’autres choses, qui sont assurément passées bien à coté de la compréhension des lecteurs. Excusez moi si mes posts ont parfois plusieurs niveaux, je ne reste pas (toujours) cantonnée au dessous de la ceinture… Je dois dire que j'ai tout de même sacrément influencé le lecteur par le titre que j'ai donné à l'article, mais c'est aussi mon coté joueur... eh oui :-)

 

 

Tout d’abord, comme mentionné dans l’introduction, il y avait entre autre l’idée que parfois, on n’a pas la tête à vivre une histoire dans laquelle s’investir sentimentalement, que l’on cherche juste quelque chose de simple, sans pression, sans attache, sans sentiments, sans risque de souffrir, sans risque tout court. Qui peut dire que cela ne lui est jamais arrivé ? Personne à ma connaissance, on est tous pareils, pas forcément envie d’être seul, mais pas non plus forcément envie d’être avec quelqu’un… Pas encore guéri d’une blessure sentimentale, pas encore libre dans son cœur, dans sa tête, bref, pas libre à 100%. Il y en a bien plus qu’on ne le pense. Je suis donc passée par cette phase, pas qu’elle explique tout, mais elle permet de justifier au moins pour partie que j’ai pu vivre cette histoire comme elle s’est présentée. D’autres que moi, comme l’a suggéré Hélios (qui m’a parfaitement comprise la dessus) auraient plutôt multiplié les partenaires, mais ce n’est pas dans mon tempérament, je suis une fidèle, en amour comme en amitié, et cette histoire avec le « sex partner » était une manière comme une autre d’être fidèle à un seul homme.


 

Il y avait également l’idée de pratique de l’acte sexuel sans sentiment, qui pouvait ne pas avoir quoi que ce soit de vulgaire ou de sale, et ne pas, par conséquent, engendrer de sentiment de honte, de culpabilité, de remords ou de regrets quelconques. Car parfois, il est des histoires simples, claires de part et d’autres, qui font passer de bons moments à deux, profiter de l’instant présent, s’amuser, être complices, amis-amants, tendres, coquins, etc… Sans pour autant être accusé aussitôt de parjure, de traître, de personne immorale. Nous étions d’accord tous les deux à la base, personne n’a trahi personne dans tout cela, et personne n’est donc à blâmer, quoi qu’en disent les jugeurs. Le fait que le sex partner en question soit marié me paraissait être un détail, et il est devenu le point principal de ma condamnation (et de la sienne en l’occurrence, pour une moindre mesure), alors que le sujet n’était pas celui-ci finalement. Marrant de voir a quel point les histoires d’adultère font grincer les dents des gens qui sont moralement corrects et ne se permettraient jamais de tels actes. Que les personnes coiffées d’une auréole lèvent le doigt, les circonstances de la vie font parfois agir étrangement et à l’encontre de nos propres convictions, j’en suis la preuve…

 

 

L’autre idée, pas trop développée, mais également mentionnée, est que cette histoire s’est terminée tout naturellement, sans heurts, sans larmes, sans pleurs, sans souffrance, sans vaisselle cassée, bref, de façon très simple, comme elle avait commencé, parce que c’était une histoire simple. Et dans sa simplicité, elle était belle.

 

 

Elle s’est terminée aussi parce que j’ai enfin eu envie de m’investir dans quelque chose, de me permettre à nouveau de prendre des risques, de construire quelque chose de vrai, de sincère avec quelqu’un, quitte à me prendre des claques. De construire une histoire au grand jour, avec un homme digne de ce nom, de partager, de m’endormir dans ses bras et me réveiller auprès de lui le matin, Bref, d’aimer et être aimée, tout simplement.

 

 

Enfin, au final, il y avait le constat cynique suivant : une histoire sans risque, sans investissement, sans sentiment amoureux a duré plus longtemps que mes histoires de cœur avortées, que mes tentatives de construction de quelque chose de durable avec des partenaires que j’aurais espéré être de longue durée dans ma vie. D’où ce petit clin d’œil à la chanson d’Elodie Frégé que j’adore et que je vous invite à découvrir si vous ne la connaissez pas…

 

 

Alors maintenant, si vous relisez les posts en question, sans vous arrêter au fait que le partenaire en question était marié et que j’ai été immorale (pfff) , peut-être, et je dis bien peut-être, vous verrez cette histoire sous un autre angle que celui de la morale et de la bienséance, et peut-être y verrez-vous la lueur particulière qui illumine ce petit bout de mon histoire personnelle.

 

Parce que cette histoire était une belle histoire, malgré tout. Et je ne suis pas sûre que ceux qui l’ont critiquée si amèrement n’aient pas eu un peu de jalousie en la lisant, finalement… Car la jalousie réveille bien souvent l’agressivité de certains. Mais c’est une tout autre histoire…

 

Je ne parlerai plus de cette histoire de toutes facons, elle fait partie de mon passé et elle m'appartient.


Je n’aime pas devoir me justifier, surtout sur mon blog qui n’appartient qu’à moi, mais je pensais que ce post était nécessaire, parce qu’il m’a fait sourire en constatant que rien de ce que j’avais mentionné n’avait finalement retenu l’attention de personne. A part le coté immoral de l’ensemble.

 

Comme quoi, finalement, la seule chose qui intéresse les gens, c’est bel et bien les histoires de coucheries.

C’est assez navrant finalement…

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /Oct /2006 14:23

Il est des périodes dans sa vie où l’on n’a pas envie de s’ennuyer avec les convenances, où la tête n’est pas à vivre une histoire si belle soit-elle pour diverses raisons, où le cœur n’est pas prêt à s’ouvrir à nouveau à qui que ce soit. Malgré cela, le corps, lui, a des envies naturelles, primaires, qu’il faut bien satisfaire.

 

Depuis la nuit des temps, il est admis que lorsque l’homme a ce genre de pulsion, il peut aller voir des spécialistes en la matière, et cela ne choque personne qu’il paye pour avoir recours a ces services charnels. Qu’il se les procure en arpentant les trottoirs à la recherche de celle qui lui conviendra ou qu’il aille dans des endroits dits « clos » spécifiques (bien qu’officiellement fermés), personne n’est choqué.

 

Mais qu’en est-il de la femme ? Pourquoi elle non plus n’aurait-elle pas les mêmes droits ? Les mêmes envies ? Les mêmes besoins à satisfaire ? 
Le désir est-il essentiellement masculin ?  Le genre du mot l’est, puisque l’on dit LE désir. Mais le désir lui-même, n’est-il pas inhérent aux deux sexes ? Bien sûr que oui.

 

Il m’est donc arrivé, à un moment de ma vie, de ne pas avoir envie de vivre d’histoire d’amour, tout en ayant des besoins physiques naturels à satisfaire. N’étant pas du genre pétasse à me déhancher tous les samedis soirs sur les pistes de danse pour dénicher le pigeon du week-end, j’ai préféré aller à la chasse à l’oiseau rare. Ou plutôt ; disons que le hasard l’a mis sur ma route, puisque le hasard, comme chacun sait, fait toujours bien les choses.

 

C’est ainsi que j’ai démarré une histoire purement sexuelle avec un homme marié, charmant, intéressant, duquel je n’attendais absolument rien si ce n’est de me satisfaire sexuellement au moindre coup de fil pour qu’il passe me voir. Pas de sentiments, pas de pression, pas d’obligation, pas d’attache, et aucun risque de devoir rendre des comptes puisque je ne lui appartenais pas et que chacun d’entre nous avait sa vie, chacun de son coté.

 

Je ne sais si c’est justement ce manque de sentiment amoureux, mais la relation n’en a été que plus simple, plus directe, sans fausse pudeur, sans interdits, sans retenue, et sans tabous. Du plaisir 100% sans prise de tête, pour ainsi dire.


De son coté, l’affaire était simple, pas de chichi, pas de courbettes pour arriver dans le lit de la demoiselle, et puis je ne risquais pas de l’emmerder non plus dans sa vie de famille, j’étais son petit en-cas des soirées tardives, avant qu’il ne rentre sagement se coucher dans son lit auprès de sa femme.

 

Cet homme a été mon sex partner pendant près de deux ans. Etrange histoire, avec le recul, car elle n’a rien à voir avec l’image romantique de l’histoire d’amour entre un homme et une femme dont j’ai toujours rêvé. Jamais je ne me serais crue capable de pratiquer un acte sexuel sans sentiment, de coucher avec un quasi inconnu. Et d’y prendre autant de plaisir, sans honte, sans culpabilité, sans remords.

 

C’était une histoire de chair, de plaisir, de tendresse, de complicité, de jeux érotiques, de câlins, de défis. Mais rien de sale, de vulgaire, de malsain là-dedans. Peut-être un brin choquante (probablement d’ailleurs pour certains) car à l’encontre de la bienséance, inconvenante, dérangeante pour les plus stricts en la matière. Bref, rien d’un compte de fées, il faut bien l‘avouer, mais cette histoire m’a fait aller au-delà de mes limites dans bien des domaines, ne serait-ce que psychologiquement.

 

J’ai découvert mon coté masculin avec cette histoire, en apprenant à différencier mon besoin de chair de mon besoin de sentiments. Parce que pendant des années, les deux avaient été intimement liés, et je ne pouvais concevoir de m’abandonner dans les bras d’un homme sans lui avoir précédemment ouvert mon cœur. Alors que les hommes, eux, savent le faire à la perfection. Différencier le physique du sentimental ne leur pose aucun problème.

 

Baiser et aimer sont deux choses différentes qui ne vont pas forcément de paire pour un homme.

Un homme peut aimer une femme et en baiser une autre, sans état d’âme.

Il peut aussi en aimer une qu’il ne touchera jamais, ou en baiser plein qu’il n’aimera pas non plus. Etrange, non ? Bref, je suis un peu crue, mais il est parfois important d’appeler les choses par leur nom.

 

Cette histoire m’a donc fait découvrir une partie de moi que je ne connaissais pas, m’a probablement permis de réaliser deux fantasmes en un seul :

Le premier, c’est d’avoir eu un homme pour partenaire sexuel, un joujou, obéissant à mes envies, répondant à mes demandes, bref, un Sex partner idéal, sans complication.

Le deuxième, c’est d’avoir été par la même occasion la maîtresse d’un homme marié, dont je n’ai jamais connu ni la femme ni les enfants, ni même su a quoi ils ressemblaient, puisque bien évidement, cela ne m’intéressait pas le moins du monde.

Peut-être ces fantasmes sont-il présents chez toute femme, je ne saurais le dire, mais quoi qu’il en soit, fantasme ou pas, j’ai vécu cette histoire intensément.

 

Quand j’y repense encore aujourd’hui, je ne regrette rien, même si je me demande encore comment la jeune femme pudique, presque réservée, idéaliste et naïve que j’étais a pu être capable d’un tel comportement.

 

Nous sommes restés vaguement en contact, cet homme et moi, et pour toujours nous aurons cette petite chose qui fait que nous avons partagé quelque chose hors du commun, quelque chose qui nous appartient et que nous seuls sommes les seuls à connaître. Mais nous ne nous reverrons pas, du moins pas pour cela, puisque l’histoire est bel et bien terminée. Il est retourné dans sa vie et son train-train, et moi j’ai vécu des histoires de cœur depuis, bien qu’elles aient été de courte durée. De toutes façons, au bout de deux ans avec lui, j’avais envie d’autre chose, et de m’investir de nouveau sentimentalement, de partager autre chose qu’un lit et des plaisirs érotiques aux heures tardives, bref, j’avais besoin d’amour, d’aimer et d’être aimée de nouveau, de partager des nuits entières avec quelqu’un, de dormir et me réveiller dans les bras d’un homme le matin, de me montrer au grand jour avec lui, de sortir ensemble au vu et au su de tout le monde, d’arrêter de me cacher, de prendre à nouveau des risques en ouvrant mon cœur à quelqu’un, au risque d’en souffrir de nouveau. L’éloignement géographique aidant suite à mon déménagement et divers événements sur le plan privé, j’ai décidé de cesser cette relation qui ne menait nulle part.

 

Quelque part, je me dis que par rapport à des histoires de cœur ratées, avec des mecs menteurs, zappeurs, malhonnêtes, collectionneurs, et j’en passe, je trouve cette histoire de cul plutôt belle en comparaison. Parce que dans sa simplicité, elle duré plus longtemps que n’ont duré la plupart des histoires de cœur que j’ai pu vivre avant, ou même depuis.

 

Entre lui et moi, il n’y a jamais eu de compromis à faire, jamais de désaccord, jamais de dispute, mais bien au contraire, que du positif. Nous avons partagé plein de moments magiques, faits de tendresse, de complicité, d’éclats de rire, bref, une belle histoire, simple, limpide, sans faux semblants, dans laquelle chacun a trouvé son compte.

 

Etrange constat que celui de réaliser qu’aimer peut faire si mal, alors que s'envoyer en l'air peut ne faire que du bien…


 

Post inspiré par la chanson ‘la ceinture’ de Elodie Frégé.

  « rien ne dure au dessus de la ceinture,...

le temps des cerises est mort, le diable est dans le corps… 

le bonheur est dans la pente, entre le sol et le ventre...

je préfère me donner crue sans revers ni refus…»

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 22:24
Bon, eh bien je continue mon exploration de la faune masculine présente sur les chats.

Parce que ca me fait rire, meme si cela ne plait pas à tout le monde, y compris à Ralphy qui s’est reconnu dans une catégorie, comme tant d’autres hommes d'ailleurs, chacun en fonction de ses critères :-)

Après avoir vu les catégories suivantes,

Le mâle marié mal marié

Le mâle divorcé contre son gré

Le mâle mal habile et mal barré

Le mâle bien gentil et trop fleur bleue

Le mâle qui ne baise pas ou peu

Le mâle qui cherche un plan cul

Le mâle qui cherche juste un dial osé


Voici donc la toute nouvelle catégorie...Parmi ces chers « hommes », il y a les mariés ou en concubinage qui sont ici pour se chercher la prochaine femme ou plutôt concubine.

 

En gros, ils en ont marre de leur femme qui a bien évidement tous les défauts du monde et surtout celui de ne plus avoir envie d’eux (y’a peut être une raison cela dit) et ils chattent, espèrent rencontrer une charmante jeune femme, et bien évidement la tester dans tous les sens du terme, et bien entendu en trouver une qui ait déjà un chez elle pour pouvoir y débarquer.

 

Pourquoi ? Parce que ces hommes là n’ont pas de c… et n’oseraient jamais divorcer, parce que bien sûr, c’est compliqué, et puis, les pauvres, ils se retrouveraient seuls… Et en fait, l’homme est un animal qui ne supporte pas la solitude, parce que vivre seul, c’est faire a manger seul, laver son linge seul, trouver ses chaussettes seul, bref, dur dur pour un macho, hein ?

En gros ils cherchent la prochaine boniche quoi. Sans vraiment le dire, mais quand on leur demande « mais tu es marié, non ? » ils répondent très évasivement… Genre « plus pour longtemps » ou « bientôt célibataire » ou encore « presque ».

 

Moi perso, j’aurais pas idée de dire « presque marié », c’est pas un statut, ça non ? Parce que des statuts, à part célibataire, marié, veuf ou divorcé, je n’en connais pas. Peut –être qu’il faudrait rajouter ces statuts sur les sites :

 

o        Marié et heureux

o        Marié et malheureux

o        Marié et ne sait pas trop

o        Divorcé et soulagé

o        Divorcé et triste

o        Veuf et heureux

o        Veuf et malheureux       

o        Veuf et fataliste

o        En concubinage et heureux

o        En concubinage et malheureux

o        En concubinage et désespéré

o        Pacsé

o        Célibataire qui s’amuse

o        Célibataire qui cherche une vraie histoire

o        Emprisonné

o        Séquestré

o        Résigné

o        Vieux garçon

o        Ne me souviens plus

o        Euh… ça veut dire quoi « statut matrimonial » déjà ?

 

Bref, ce genre de type, on en trouve aussi sur les chats… Cela dit, je ne suis pas sûre qu’apres avoir testé leur jolie jeune demoiselle de chat, ils finissent par divorcer... Cela reste à prouver.

A mon avis, ces chatteurs sont surtout des testeurs en série…

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Mardi 19 septembre 2006 2 19 /09 /Sep /2006 16:33
Suite à un article que j'ai lu sur le site de La Fleur, j'ai eu une pensée plutôt marrante au sujet des hommes, de mon célibat et de ma vie avec ma chienne, ma jolie Roxane (qui fait de temps en temps quelques apparitions sur ce blog d'ailleurs)

Pourquoi je préfère ma chienne à un homme (par moments)

 

1-     je lui manque quand je suis en déplacement et elle ne s’en va pas chercher une autre maîtresse pour autant

2-     elle sait me faire la fête quand je reviens, et c’est toujours sincère

3-     Cela ne lui pose aucun problème de montrer son affection en public, elle se fout du regard des autres

4-     Elle se sent coupable quand elle a fait une bêtise

5-     Elle ne critique pas mes amis même si elle ne les apprécie pas particulièrement

6-     Elle est jalouse sans l’être excessivement

7-     Elle comprend quand je lui dis NON

8-     Mon intelligence ne l‘effraie pas, elle ne se sent pas menacée par certains sujets de conversation

9-     Elle accepte sans broncher que je parle aux autres chiens sans craindre que je ne la remplace

10- J’ai réussi à la dresser et bien que nous soyons têtues toutes les deux, on ne se pouille pas pour autant et on fait toutes les deux des compromis

11- Elle m’aime comme au premier jour, sans avoir besoin d’aller chercher une maîtresse plus jeune que moi pour compenser mon âge avancé

12- Elle est toujours partante pour une ballade en voiture sans critiquer ma conduite quelque peu brutale certains jours

13- Elle se fiche que je sois celle qui ramène l’argent à la maison

14- Elle ne critique pas ce que je lui fais à manger, et ne râle pas si je suis à la bourre dans le planning

15- Elle ne dira jamais que sa mère faisait de meilleures gamelles que moi,

16- d’ailleurs, sa mère c’est moi vu qu’elle ne se souvient pas de l’autre et ne risque pas de la ramener sur le tapis toutes les trois minutes (le bonheur c’est qu’elle ne nous rendra jamais visite non plus)

17- Elle ne me force pas à jouer quand je suis fatiguée et que je n’en ai pas envie, elle se contente de jouer seule avec sa balle dans son coin

18- Elle sort parfois se promener seule, mais elle finit toujours par rentrer à la maison

19- Elle ne risque pas de laisser traîner ses fringues sales partout

20- Enfin, elle est sincère quand elle me fait des câlins.

 

Si ça, c’est pas assez, je ne comprends pas!!!
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 14:10

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris que ce blog n’est en rien une critique acerbe de la gente masculine pour diverses raisons (mal lu, pas compris, peu d’humour, esprit terre à terre, agressif chronique, etc...) je dois tout de même dire que ce blog n’est pas un blog misandre.


NON, pas du tout, et bien au contraire.

 

Dans plusieurs articles (cliquez dessus, ça vous rafraichira la mémoire) donc je disais, dans cet article là; consacré aux hommes (du 31 janvier donc ça remonte un peu) j’avais déjà parlé des hommes et dans un autre (cliquez ici), je leur avais crié haut et fort que je les aimais.


Mais oui, quitte à en étonner plus d’un, j’aime les hommes, étrange, non ?

 

Même si je m’en amuse,
même si ma plume est parfois assassine,
et même si j’ai la critique facile par rapport aux énergumènes que je croise en chats,
ou que j’ai pu croiser par le passé sur les sites de rencontres comme clic-nique et autres frères et sœurs et cousins-cousines de ce site légendaire…

 



Bref, je suis une femme qui aime les hommes!
et qui ose le dire
!!!,


mais j’aime les hommes vrais, purs et durs, mais aussi sincères et tendres. Bref, les vrais de vrais, qui sont durs à l’extérieur, et tendres à l’intérieur, comme les confiseries les plus délicieuses…


Mais on en croise peu dans une vie, je le reconnais. Cela dit, ce n’est pas parce que l’on critique que l’on déteste, que l’on est aigrie, frustrée, coincée, et autres qualificatifs absurdes et infondés dont on a pu m’affubler récemment. La critique est toujours plus facile que le reste, et c’est une arme facile lorsque l’on est retranché anonymement derrière un écran.

 

Alors

- OUI ; c’est vrai je ne suis pas tendre avec les gros nazes,

- OUI, je zappe les abrutis en les cassant bien avant sur les sites,

- OUI, parfois aussi je m’en amuse un peu, comme un chat avec une petite souris avant de l’achever (quel sentiment de toute puissance !) ;

- OUI, je me moque d’eux quand ils sont ridicules…

Mais je n’ai jamais dit que j’étais un ange non plus.

Je suis pleine de défauts, dont je parlerai sans doute dans un futur post, histoire de bien faire voir que je suis humaine et non pas inaccessible comme le disent certains, et que je suis LOIN, mais alors très très loin, de la perfection incarnée… Si c’était vrai, ça se saurait, et je ne serais sûrement pas célibataire…

 

Alors oui, je suis un peu dure avec les hommes, mais je sais être d’une douceur que certains ne soupçonneraient même pas… (normal, je ne vais pas tout dévoiler non plus) et j’assume parfois le fait d’être un peu sarcastique et limite agressive avec certains "cas", mais ne dit-on pas que qui aime bien châtie bien ?
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /Sep /2006 22:22

Continuons notre exploration de la faune présente sur les sites de chats, et autres sites de rencontres… J'ai déjà parlé de différents types de mâles. Comme

Le mâle marié mal marié

Le mâle divorcé contre son gré

Le mâle mal habile et mal barré

Le mâle bien gentil et trop fleur bleue

Le mâle qui ne baise pas ou peu

Le mâle qui cherche un plan cul


Je n’ai pas encore parlé du mâle qui cherche un dialogue purement cul, pour passer quelques minutes à fantasmer.

 

Celui-là veut juste se faire un petit délire derrière son écran, genre touche pipi, bien caché, comme un petit gamin. Parce que c’est si excitant de faire ce qui est interdit, que ça suffit bien pour donner des idées à Monsieur, et que de toutes façons, c’est bien tout ce qu’il osera faire. La plupart j’en suis sûre, se contentent de petites conversations salaces et n’oseraient rien d’autre dans la vraie vie. Sont-ils coincés ? frustrés ? excités en cachette de leur femme ? ou de leur patron ?Aucune idée… Mais on en rencontre souvent aussi.

 

Comment se détectent-ils ? La question la plus évidente, c’est ça :

 

« Seule ? »

Genre, non, on est une bonne demie douzaine de copines devant un écran à rigoler… Donc en général, déjà, je me méfie… Systématiquement, je réponds « seule mais pas esseulée »

Déjà, ca trie… Il y a celui qui ne comprend pas le mot « esseulée » et qui me répond « hein ? », « tu dis quoi ? », « tu peux traduire ? » ou encore « pas compris »

Là, c’est clic zappe assuré…

 

Il y a celui qui répond à coté de la plaque, genre j’ai pas compris mais je fais comme si… « c’est super alors tu passes une bonne soirée »

Et celui, agressif chronique, qui vous traite d’intello coincée parce que ce gros benêt n’a pas compris et ne saurait même pas utiliser un dico pour aller voir la signification (c’est quoi un dico ?)

 

La question qui suit immédiatement, c’est
« comment t’es habillée ? »

Aucun doute, c’est super instructif de savoir comment je me suis habillée ce matin pour discuter et ça va avoir une importance capitale dans le déroulement de la conversation.

 

Pour faire bref, je dis « comme toi »

Pour faire pas excitante je dis « avec des fringues, imbécile »

Pour faire chiante « Comme ta voisine »

Pour faire coquine « avec rien » et là, mister affamé a les yeux qui brillent devant l’écran

Pour faire humoristique, j’adore, c’est « j’ai une grosse paire de chaussettes tricotées par ma grand mère, un pantalon de ski sur une gaine ventre plat avec une couche pour mon incontinence, un tricot damart double épaisseur, un gros pull de laine col roulé jusqu’au menton, un blouson et une doudoune, une grosse écharpe de laine, des moufles et une cagoule avec un gros pompon rouge » Là, celui qui continue à me répondre après ça, soit il a de l’humour et tant mieux, soit je le zappe aussi.

 

Et je zappe vite, ce genre de conversation ne mène nulle part et ne m’excite pas… Chacun son truc cela dit, et grand bien leur en fasse à ces charmants hommes s’ils trouvent leur bonheur.

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : whereistheone et sa quête / Quest
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