Rémunération de l'auteur

Rémunération de l'auteur

Mardi 31 janvier 2006
Les hommes ont-ils un mode d'emploi? Pas plus que nous. Pourtant, parfois, il semblerait que nous ayons du mal à les comprendre. Malgré tout, cela ne m'empêche pas de les aimer (cf : j'aime les hommes) et de les accepter avec leurs défauts.

Par contre, il y a quelques principes à connaître et à accepter, comme ceux-ci :

  • Les hommes aiment les barbecues. Ils cuisinent s’il y a un danger immédiat.
     
  • Les hommes aux oreilles percées sont mieux préparés pour le mariage car ils ont expérimenté la douleur et savent acheter des bijoux.
     
  • Epouser un homme divorcé est une preuve de responsabilité en matière d’écologie. Dans un monde où il y a plus de femmes que d’hommes, il est toujours bon de recycler.
     
  • Les hommes sont très sûrs d’eux. Lorsqu’ils regardent le sport à la télévision, ils pensent qu’en se concentrant, ils peuvent aider leur équipe. Et si l’équipe a quelques soucis, ils peuvent encourager les joueurs en hurlant depuis leur salon.

  • Tous les hommes ont l’air de ploucs avec des chaussettes et des sandales.
     
  • La façon dont un homme se regarde dans un miroir est révélatrice pour savoir s’il sera jamais capable de regarder quelqu’un d’autre que lui-même.
     
  • Ne jamais essayer d’enseigner quelque chose à un homme en public. Ils apprennent en privé car en public, ils doivent savoir.
     
  • Un bon endroit pour rencontrer un homme est la laverie. Ceux-là ont généralement un job et se lavent.
Cela dit, je suis à peu près sûre qu'ils en auraient autant à dire sur nous... Alors, messieurs, n'hésitez pas à faire part de vos remarques et interrogations sur la gente féminine, que cela nous fasse rire également...
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
Ecrire un commentaire - Voir les 22 commentaires - Recommander
Lundi 30 janvier 2006
oui, c'est une chose que l'on n'aura jamais, comme le dit la chanson...

Mais moi, j'aimerais bien... Ne rien faire, et surtout pas les tonnes de boulot que j'ai à faire ces jours-ci...

 

Bon, allez, arrêtons de rêver, et bossons un minimum, les vacances, c'est pas pour tout de suite :-)

Désolée, mais c'est mon coup de blues du lundi :-)


Vivement le printemps, vivement l'été!

NB : Tableau de Chekirov, à nouveau, et intitulé "Katharina"
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 29 janvier 2006
J'ai reçu cette semaine un petit texte très misogyne de la part de mon cousin... Et il m'a fait sourire... alors je vous en fais part.



Pourquoi des que c’est une galère, c’est tout de suite au féminin ?

La pluie, la neige, la grêle, la tempête, tout ça c’est féminin.

Pour les hommes, c’est le soleil, le beau temps, le printemps, le paradis

Vous vous n’avez pas de chance : la vaisselle, la cuisine, la bouffe, la poussière, la saleté, la serpillière, l’éponge

Nous c’est le café dans le fauteuil avec le journal en regardant le foot et ça pourrait être le bonheur si vous ne veniez pas semer la discorde et la chicane

Pour retrouver le calme, je crois que nous devrions laisser le genre décider. Vous pouvez regarder la télé mais nous choisissons le poste. Même si la télécommande vous appartient, nous avons le contrôle.

Mais ne voyez aucun sexisme là dedans, oh non ! d’ailleurs entre parenthèses le mot sexe n’a pas de féminin. On ne dit pas LA sexe mais LE sexe féminin.

Par définition le plaisir est donc pour Les hommes. Car si les préliminaires sont rapides, c’est qu’ils ne sont qu’un préliminaire. Plus que cela, c’est une perte de temps. Apres avoir obtenu un orgasme, les hommes se retournent pour retrouver le sommeil, pendant que les femmes vivent  une frustration.

D’ailleurs dès que c’est sérieux, comme par hasard, c’est tout de suite au MASCULIN.

On dit une rivière, une marre d’eau, mais on dit un fleuve, un océan. On dit une trottinette mais on dit un avion à réaction. Et puis dès qu’il y a un problème dans un avion, c’est tout de suite une catastrophe. C’est toujours la faute d’une erreur de pilotage, d’une panne d’essence, d’une mauvaise visibilité, de la météo, bref, toujours à cause d’une connerie. Et alors là, mesdames, des que la connerie est faite par un homme, ça ne s’appelle plus une connerie mais un impondérable.

Enfin moi, si j’étais vous les femmes, je ferais une pétition. Et vite car votre situation s’aggrave de jour en jour. Il n’y a pas si longtemps, vous aviez la logique, la bonne vieille logique féminine. Ca ne nous a pas plus nous les hommes et nous avons inventé le logiciel.

Mais vous avez tout de même quelques petits avantages. Nous avons le mariage le divorce, vous avez la pension, la maison, vous avez la carte de crédit, nous avons le découvert. Mais en général, le type qui a inventé la langue française ne vous aimait pas beaucoup.


Bon, allez, je me doute que rien n'est bien méchant là dedans... si les femmes sont des catastrophes, les hommes eux, sont parfois un sacré problème aussi :-) Mais ils peuvent être de vrais amours également...

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 27 janvier 2006
Je suis passée devant une galerie de peinture, et je suis tombée raide dingue d'un tableau il y a quelques mois.

Avant hier, je suis repassée devant cette même galerie, (au nord du Pays de Galles, donc pas toute proche de chez moi) et j'ai revu ce tableau... Je pense que si je reviens et qu'il y est une troisième fois, je l'achète!!!

C'est d'un peintre du nom de Chekirov, et j'adore!!!

Jugez vous-même!
Titre de ce chef d'oeuvre : "Tender passion" et moi j'adore...
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 27 janvier 2006

"Majoritairement âgés de plus de 30 ans (58 %), de catégories professionnelles mélangées et vivant essentiellement dans les villes, les célibataires Français sont équitablement représentés par les deux sexes. Sur l'échantillon des 800 célibataires interrogés par l'IFOP, l'équilibre est parfait à 50/50 !"


Ca, je viens de le trouver sur Internet, et moi je dis que c'est rassurant... Au moins, à plus de 33 ans, je ne suis pas une extra terrestre :-)


OUF, je vais passer un bon week-end, c'est déjà ça :-)

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 26 janvier 2006

Un petit dialogue constructif, ça faisait longtemps!!! Je suis ravie de vous le faire partager...

Lui : Tu m’intéresse, donne moi ton phone.

Moi : Beeeeeeeeep mauvaise pioche. Essaie encore

Lui : Ta msn ?

Moi : Ma, ta, sa = pronoms possessifs… tu ne sais pas dire bonjour mon grand ?

Lui : Ton msn ou ton phone ma belle ! tu m’interesses !

Moi : Ah oui ? et moi, tu crois que tu m’intéresses ? Oublie

Lui : Oublie toi-même pétasse tu rates quelque chose

EUH, bizarrement, je n’en ai pas l’impression moi… Je l’ignore donc… et moins d’un quart d’heure après…

 

Lui : Allo ? té là ?

Moi : …

Lui : alllloooooooooooooooooooo

Moi : à l’eau ! Plouf !!!

Lui : Koi ?

Moi : Plouf, plouf… Coulé !

Lui : t’es grave toi, kass toi



Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : dialogues stupides / Stupid dials
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Jeudi 26 janvier 2006
La phrase qu'on m'a sortie il y a à peine deux jours et que j'adore, c'est celle-ci...

Les gens tordus débordent d’imagination pour faire chier leur monde.


C'est tellement vrai, quelque part... à méditer!
Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 26 janvier 2006

Le risque de mal interpréter est grand lorsque notre désir prend le pas sur notre objectivité. Alors lorsque l’on a très envie de quelqu’un, on peut tout interpréter sans la moindre objectivité et tout arranger « à sa sauce ».

 

Si l’on oublie donc le « on se rappelle » et toutes ses variantes (voir post « on se rappelle ») alors moi j’aime entendre des choses comme celle-ci :

 

« La prochaine fois que tu es dans le coin, fais moi signe et on essaiera de se trouver davantage de temps »

 

Moi cette phrase, provenant de quelqu’un que j’ai envie de revoir, je la trouve significative. Elle sous entends que l’autre a envie de me revoir également, et de passer davantage de temps avec moi…

 

Cela dit, en tordant un peu la phrase, on peut y voir autre chose… « la prochaine fois », c’est tout de même assez indéterminé. Quand ? dans une semaine ? un mois ? un an ? jamais ?

« On essaiera », aussi, peut vouloir dire que lui comme moi, nous essaierons, mais pas forcément que nous y arriverons.

 

Cette phrase dans la bouche de quelqu’un que je n’ai pas envie de voir plus que cela m’aurait fait l’effet inverse. Je me serais dit « ok, la prochaine fois, c’est pas demain la veille » et je serais passée à autre chose…

 

Maintenant le tout est de savoir si lui avait envie de me revoir. Il n’a pas dit « on se rappelle », c’est déjà un point positif (mais suis-je objective ?). Il a dit « next time », et il a dit « fais moi signe », donc préviens moi (oui oui, il l’a dit)

 

Alors que signifiait-il par ces mots ? Quelle était donc la signification réelle des mots prononcés ? Etait-ce une façon subtile de me faire comprendre une chose tout en me laissant le libre arbitre ? Allez savoir… Mais en tous cas, c’est plus classe que le « rappelle-moi » expression si galvaudée qu’elle en est arrivée à ne plus vouloir dire ce que signifient les mots qu’elle contient…

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 25 janvier 2006

Après un rendez-vous, en général, la plupart du temps, on dit « on se rappelle ». Mais qu’est-ce que cela signifie au fond ?

 

Parfois rien du tout, parfois tout !

« Je te rappelle » peut être différent. Le type qui dit « je te rappelle » peut le signifier vraiment, car il a l’intention de vous revoir, et ne doute pas une seule seconde que vous le voudrez également. Il a de cette manière l’impression de dominer la situation, de mener le jeu, et après tout, cela n’est pas forcément désagréable. C’est un homme après tout…

Cependant, le fait de dire « je te rappelle » peut également vouloir dire « ne m’appelle pas, je le ferai (ou peut être que je ne le ferai pas c’est, là encore, moi qui décide) » Tout dépendra en fait de ce que l’homme à en réserve et s’il n’a rien de mieux, eh bien il vous appellera sans nul doute. Dans ce cas, il faut se méfier de l’intérêt qu’il vous porte, car c’est le genre à butiner partout et à toujours aller là où l’herbe est plus verte et les fleurs plus odorantes…

 

« Rappelle moi »

Là, l’homme laisse le choix à la jeune femme de rappeler ou non. En gros, c’est à elle de décider et il est vrai que nous apprécions en général d’avoir le choix, n’est-ce pas ? Cela dit dans mon cas, le type est très mal barré, j’oublie tout le temps de rappeler mes amis, déjà, vu mon emploi du temps, alors à moins d’avoir été subjuguée par Monsieur, je vais vite passer à autre chose. De toutes façons, au bout d’un certain temps, n’y tenant plus, l’homme va rappeler histoire de savoir sur quel pied danser, et surtout en fonction là encore de ce qu’il a à sa disposition immédiate.

 

« on se rappelle » peut vouloir dire que le premier qui y pense rappelle l’autre. Dans ce cas, si aucun des deux n’y pense, eh bien, personne ne rappelle et on passe aux oubliettes. D’ailleurs, c’est la plupart des cas, vu que les rencontres ont rarement un épisode 2 pour leur grande majorité. On dit « on se rappelle » comme on dirait « on va se rentrer , on va se coucher et tourner la page, bye bye »

 

C’est donc pour cela que je n’aime plus trop cette expression qui veut à la fois dire quelque chose et rien du tout. La différence entre la signification des mots et le sens caché de cette phrase est flagrante, mais bizarrement, elle ne choque jamais personne, à croire que tout le monde s’en fout, que tout le monde admet qu’il vaut mieux dire cela que dire carrément la vérité en face.

 

Alors moi, quand je suis trop franche et que je dis « je pense qu’on en restera là » j’ai parfois la surprise de voir un visage se décomposer en face de moi… C’est ce qui est arrivé avec certains, dont je relaterai les rencontres dans d’autres posts si j’en ai l’occasion. Mais où est donc le problème ? Pourquoi devrais-je être aussi hypocrite que les autres et dire « on se rappelle » si je sais pertinemment que je n’en ai pas envie ? Allez savoir…

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 25 janvier 2006

S’il y en a un qui m’a marquée également dans le courant de l’année dernière, c’est mister Aldo la classe. Son vrai nom restera bien entendu confidentiel, comme pour tous les héros de mes posts (cf : héros d'un post ordinaire). Mais il valait tout de même son pesant de cacahuètes celui-ci et mérite bien sa petite minute de célébrité pour la peine…

 

C’était un jeune homme de 37 ans, envoyé par l’agence de ‘relations humaines’ dont j’ai déjà parlé dans un post précédent (cf : le pourquoi du comment). En théorie, on pense qu’ils sont triés sur le volet et correspondent un minimum à nos attentes. Détrompez vous, cela est de la pure fiction, car ils font avec ce qu’ils ont en magasin dans les agences. Et les stocks ne sont pas de première fraîcheur…

 

PREMIER CONTACT

Premier contact téléphonique très banal somme toute, si ce n’est que d’office, il dit avoir trois enfants, ce qui me refroidit un peu, dans la mesure où j’ai demandé un homme avec au maximum un enfant en bas age. Enfin, pas grave, si jamais Cupidon est là, et qu’il m’envoie une flèche, je me dis que trois enfants ne m’arrêteront pas le moins du monde, même s’ils me feront davantage réfléchir.

 

On parle peu, mais il m’apprend qu’il en a marre d’être seul et laisse même échapper que le manque de sexe lui pèse un peu. Bon, je ne suis pas choquée, c’est tout a fait normal, et la conversation s’est trouvée naturellement orientée comme telle, vu qu’il a l’air d’être un mec plutôt cool, ouvert, relax et pas aussi coincé que les quelques personnages auxquels j’ai eu à faire précédemment. Au moins, il a de la conversation, parle facilement et c’est plutôt prometteur. Il souhaite m’inviter au resto, mais je refuse poliment, prétextant qu’un verre sera largement suffisant pour faire sa connaissance et qu’on verra ensuite. Ca, c’est mon expérience qui parle, et ce jour-là, heureusement, j’ai fait le bon choix !!!

 

Rendez-vous est pris devant l’église de la Chapelle sur Erdre, près de Nantes, à tout de même 65 kilomètres de chez moi, mais comme je dois passer voir une amie sur Nantes cet après midi-là, c’est presque ma route.

 

RENDEZ VOUS AVEC ALDO LA CLASSE

Le lendemain, donc, je suis assise sur un banc près de l’église alors que Roxane, ma chienne, vaque a ses occupations. J’aperçois un homme pas très grand, en veste trois quart cuir noir, jeans, santiags et lunettes noires qui s’approche de moi. On se reconnaît, on se fait la bise et on se dirige vers la terrasse d’un café situé à quelques mètres.

 

On commande une boisson, puis il coupe son portable, arguant qu’il préfère que nous soyons tranquilles pour discuter. « tu comprends, j’attends un coup de fil de l’Elysée, mais je préfère qu’ils laissent un message, je les rappellerai ». Moi, incrédule, je m’exclame « ah bon ? L’Elysée, carrément ? » et il explique fièrement qu’il a des activités annexes et travaille avec des gens de la haute, et bien placés, mais que vu que c’est un dossier top secret, il n’en dira pas plus. Moi je me dis que je suis tombée sur James Bond, super, vivement qu’il me sorte ses gadgets que je me marre un peu. Déjà que son téléphone Nokia est d’une banalité mortelle, j’espère que les gadgets, eux, seront à la hauteur…

 

J’avais déjà rencontré un espion du gouvernement l’année passée, il me manquait plus que James Bond… Laissons le donc rêver, moi je sens déjà que je vais m’amuser.


MAUVAISE IMPRESSION

Le serveur arrive avec les boissons, et Aldo lui demande « tu peux m’amener un cendrier, là, je veux fumer ! » Pas de s’il vous plait, pas de vouvoiement, bref, une arrogance qui me déplait. Il tutoie le garçon de café, ce qui a le don de me faire bouillir, mais je n’en laisse rien paraître, peut-être ai-je reçu une éducation trop stricte, soyons donc tolérante… Il me dit après avoir rangé portefeuille et téléphone, sorti ses cigarettes et posé ses lunettes sur la table « tu verras, quand on se connaîtra mieux, je t’en dirai plus et tu seras étonnée. Ca te semblera normal à force ». Bien sûr, le « à force », je ne suis pas persuadée…Déjà, au bout de 5 minutes, je n’aime pas trop le personnage… Enfin… Trinquons !

 

Il commence à me demander comment une femme comme moi, peut se retrouver dans une agence, car je suis bien au dessus de tous les boudins qu’il a pu voir jusqu’à présent. Là, j’avoue hésiter entre me sentir flattée ou le trouver immonde vis-à-vis des autres jeunes femmes de l’agence. Je ne dis rien, si ce n’est que je cherche, comme lui, quelqu’un qui me corresponde. Je n’aime pas la façon dont ses yeux passent sur moi, et sa manière de me détailler des pieds à la tête avec son regard de sadique. Il allume une cigarette, sans avoir la politesse de me demander si la fumée me gêne… Limite niveau respect, mais bon…

 

C’est alors qu’il me raconte que sa première rencontre dans l’agence était concluante sur le plan physique (en termes plus crus évidement), mais qu’il n’a pas souhaité continuer car elle n’était pas à son goût. Puis, pour les autres rencontres, il avoue s’être refusé aux autres adhérentes, qu’il ne trouvait pas assez bien pour lui, bien qu’elles l’aient soi-disant pourtant trouvé très à leur goût elles. Moi je le trouve de plus en plus imbu de sa personne. Il dit s’être plaint auprès de l’agence pour les sélections de « boudins » qu’on lui a présentés (sic Mister Aldo la classe) et me dit qu’il est ravi d’avoir « tapé du poing sur la table puisqu’on lui présente enfin quelqu’un de correct (en l’occurrence moi !)» Dois-je en être flattée ? Je doute, là encore. Il commence à m’écœurer.

 

Physiquement, il n’a vraiment rien d’exceptionnel pour se permettre une telle exigeance. Il est relativement banal, petit, même pas mignon, brun aux yeux marrons, une grande cicatrice de bec de lièvre sous le nez, des taches roses sur le visage, et quand il parle non seulement il bégaie un peu mais il a les paupières qui clignotent, un peu à la François Mitterrand d’ailleurs… oui oui, vous ne rêvez, pas, il bégaie à moitié par moments, et ses paupières se ferment au même rythme que ses bégaiements ; c’est très rythmé. Et comme tout macho qui se respecte, il a la chemise blanche entrouverte sur un torse un peu velu et la grosse chaîne dorée avec un pendentif dont je ne me souviens plus la forme exacte. Le genre « je me la raconte, je suis le plus beau et le plus séduisant », je n’ai jamais apprécié. Moi je ne dis rien, j’observe en tournant ma paille dans ma grenadine… Je n’en pense pas moins…

 

Un silence, j’entends ma Roxane qui est couchée à mes pieds et qui soupire, à croire que ce type commence aussi à l’agacer. De toutes façons, il l’a traitée de gentil labrador alors que j’avais bien dit que c’était une golden. Elle n’a pas apprécié du tout…


GOUGEAT
 

Tout à coup, Aldo la classe prend un air offusqué et s’exclame : « mais qu’est-ce qu’elle a à me mater celle-là ? ». Je me retourne et je vois deux jeunes femmes attablées qui prennent un verre et qui ont certainement mieux à faire que de le regarder lui. Je ne relève pas, je bois ma grenadine… Il parle, il parle, il parle. De lui, de lui, et encore de lui. Moi je m’ennuie. J’aime avoir des sujets de conversations lorsque je rencontre quelqu’un, pas assister au monologue d’une personne à l’égo surdimensionné.

Il me fait remarquer « les deux pédales là-bas » qui sont deux hommes qui discutent devant une bière. Ils n’ont pas l’air plus homosexuels que quiconque, et puis après tout, quelle importance d’ailleurs ? Il dit qu’il n’aime pas les « pédales », et commence à parler de déviances sexuelles, à dire qu’être « pédé » c’est anormal, etc. Lui, il aime les femmes ; qui le lui rendent bien à l’entendre, il se vante d’être un bon amant, etc…

 

Et moi je pense qu’il a dit assez qu’il était en manque alors si c’était seulement vrai, il ne manquerait sûrement de rien. Je ne relève pas, ses paroles glissent sur moi comme mon verre se vide petit à petit…

 

Il parle de ses goûts en matière sexuelle, et enchaîne sur ses soirées échangistes du samedi soir, me demandant si cela me « brancherait », si je trouverais cela acceptable et autres questions du même ordre auxquelles je ne réponds pas. J’en apprends sur ses prouesses sexuelles et ses performances extraordinaires dont je vous ferai grâce des détails les plus croustillants. Sûr de lui et persuadé d’être beau, il a, d’après lui, des « nanas à la pelle » qui, à l’entendre, n’attendent que lui…

 

Ben alors, mon pépère, pourquoi es-tu donc inscrit dans cette agence, hein ?

 

Moi je commence à le trouver limite répugnant, puant d’arrogance, et gerbant de vulgarité.

 

Sa bière terminée, (ouf ! je pense…) il se lève et dit qu’il va payer avant de m’inviter au resto. Je refuse poliment, disant que j’ai autre chose de prévu, comme je le lui avais dit lors de notre conversation téléphonique. Il dit que c’est dommage, puis, se tenant debout devant moi, fier comme un coq, il me dit « je reviens, mais réfléchis et quand je reviens, dis moi sincèrement ce que tu penses de moi ! » Les paupières clignotent à vitesse grand V, et il disparaît dans le bar. Gloups, blurps, je suis mi amusée, mi écœurée du personnage et franchement ce que j’en pense à la minute présente, c’est que j’ai hâte de rentrer chez moi.

 

Lorsqu’il revient, il se rassoit. « alors ? »

« Franchement, je ne pense rien, et tu n’es pas mon style. De toutes façons, je t’ai déjà dit que les hommes avec trois enfants n’étaient pas ce que je recherche, alors ne te fais pas d’illusions. » Oups, pirouette, j’ai trouvé la sortie en restant correcte, mon excuse est très valable car je l’avais dit déjà avant la rencontre… Donc pas de mensonge. Mais il est vrai que je me suis mordu très fort l’intérieur des joues avant et après avoir sorti ma phrase, pour m’empêcher de rire aux éclats et rester de marbre… Si si, je vous assure, ça marche, tout comme se mordre le bout de la langue très très fort… Mais ça fait mal !

 

Il encaisse, assez mal je dois dire, je vois qu’il s’attendait à une toute autre réponse.

 

Il bafouille un peu, dit que c’est dommage qu’une fille si jolie ne sache pas se faire plaisir par moments (ben voyons, tu crois que ça me ferait plaisir mon grand, de m’envoyer en l’air avec toi ???). Il rajoute en bégayant et en clignant des paupières, que si jamais je change d’avis, que même si je devais lui dire que j’aimerais bien aller plus loin ce soir, même pour un soir, il ne dirait pas non. Ce à quoi je lui réponds en le regardant droit dans les yeux « rassure-toi, il n’y a aucun risque que je te le dise » Là, sur ce coup-ci, j’avoue que j’ai été légèrement plus sèche dans mes propos… C’est que ma patience a ses limites tout de même, et le manque de respect fini toujours par me faire sortir de mes gonds.

A ce qu’il parait, j’ai eu tort de lui refuser un peu de « fun » et je perds beaucoup, c’est drôle, non ? En tous cas, pour un soi-disant charmeur, il fait preuve d’un manque de finesse plus que certain au jeu de la séduction…


BYE BYE...

Sur ces mots, je me suis levée, lui ai dit au revoir en lui précisant que ce n’était pas la peine de me rappeler, car rien ne serait jamais possible entre nous. J’ai pris ma chienne, qui était ravie de se relever enfin pour se dégourdir les pattes, et nous sommes parties fièrement toutes les deux, soulagées autant l’une que l’autre. Elle s’est éloignée du bar la queue en panache, tandis que lui avait sûrement la sienne entre les jambes…

 

Comment ai-je pu m’empêcher d’éclater de rire, je me pose encore la question, car j’avais vraiment l’impression d’être au cirque… Toujours est-il que j’ai signalé son comportement à l’agence dès le lendemain et qu’il m’a été demandé un courrier en bonne et due forme, courrier que j’ai fait avec ma plus jolie plume, comme vous pouvez certainement l’imaginer…

 

Aldo la classe a probablement reçu un avertissement de cette agence, ou peut être a-t-il été radié directement, qui sait ? De toutes façons, il est si beau qu’il trouvera certainement chaussure à son pied, vu le nombre de nanas qui n’attendent que lui, alors inutile de s’en faire pour lui.

Par Whereistheone, alias Marjorie - Publié dans : Les rencontres / Meetings
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires - Recommander

Présentation

Moi / About me

Vous voulez savoir qui je suis?
Want to know a bit more?

Alors allez dans la rubrique "indispensables", vous verrez "qui je suis" et y trouverez l'adresse email pour me contacter

Then go to  "Basics", you'll see more "about me" and will find the email address you can contact me on

Contact

Pour me contacter, rien de plus simple, cliquez sur mon adresse email! à bientôt!
To get in touch, click on my email address! Speak soon!

Email : marjo_solo@yahoo.fr



 

Pour info, il y a actuellement
1
personne(s) sur ce blog

Calendrier

Janvier 2006
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recherche

hebergement gratuit creation blog page web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus