WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Righthttp://www.whereistheone.com/2005-10-04T00:08:53Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngRechercher l'âme soeur quand on est célibataire à 34 ans (déjà!) et qu'on a "tout pour plaire" paraît-il...
Searching for Mister Right, when you are 34 (already) and have "almost" everything...http://www.whereistheone.com/article-16424134.htmlâme soeur et grand voyageur...2008-02-07T23:30:57Z2008-02-07T22:06:00ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/14/27/73/images-illustration-01/valise.JPG" />Qui ne s'est jamais demandé un soir, si rencontrer l'âme soeur serait plus simple en ayant une vie différente?
Une question qui m'a interpelée longtemps, de par ma vie de grande voyageuse, et c'est également la question d'Annie, une lectrice de ce blog qui m'a envoyé ce soir un petit mot bien sympathique,
qui me félicite pour mon blog et dit que cela lui redonne espoir pour trouver un homme. Apparemment ce que j'y raconte la touche, car elle se sent proche de ce que j'ai vécu, et qui au final est
pénible à vivre pour tous les célibataires : trouver l'autre lorsque l'on est souvent en déplacement.
Elle me pose une question : voyage tu toujours autant et comment ton homme
concoit cette abscence frequente? Je me pose la question du fait que moi je voyage beaucoup pour mon
travail et cela est une des raisons majeurs pour lequel trouver le bon est aussi difficile.
Parce que oui : j'ai fini, malgré ma
vie de dingue, par trouver cette perle rare. (au cas où certains n'auraient pas suivi, je l'ai enfin trouvé, oui oui!)
Voici ma réponse, qui je
pense, pourrait servir à bien d'autres célibataires en quête de leur chéri(e) :
En fait, je voyage toujours autant, soit environ 8000 km par mois, et mon homme habitant à 800 km de chez moi quand je l'ai connu, cela m'a fait
voyager d'autant plus!!!
Lui de son coté, c'est aussi un grand voyageur, et il est pilote de ligne, donc, en fait, on passe bcp de temps ensemble, car quand il ne vole pas, il m'accompagne dans mes déplacements, c'est
sympa, comme ça j'ai un chauffeur, et pendant qu'il me conduit, moi je bosse sur mon pc dans la voiture. J'ai comme ça d'autant plus de temps à lui consacrer, et le soir je ne passe plus mes
soirées à taper des rapports...
Cela dit au début de notre relation, on se voyait le week-end, et on passait nos soirées au téléphone, totalisant à nous deux plus de 1200 euros de téléphone portable international par mois!
Parfois aussi sur msn, ça revenait moins cher, mais ne pas avoir de "voix" était frustrant.
En tous cas, nous avons fait un choix : en 2009 je cesse mon activité actuelle et je reste à la maison pour faire une activité à domicile, comme ça, on se verra encore davantage et j'irai parfois
voler avec lui.
C'est vrai que comme toi, je faisais fuir la plupart des hommes avec mon emploi du temps. La plupart étant terrorisés à
l'idée qu'une femme puisse être si indépendante, imaginant qu'une femme qui dort la moitié du temps dans un hotel est obligatoirement en train de
se faire tous les types de l'hotel (ben voyons, on n'a que cela à faire, non?)
Une femme qui s'assume pleinement, ça fait toujours peur aux hommes, du moins à ceux qui n'ont rien dans le pantalon. Ils ont l'impression de ne plus avoir de rôle important au sein du
couple.
Et certains aussi, ceux qui sont rentrés chez eux à 18 h, préparent leur tambouille à 18h05, qui sont devant leur télé à 19h30 pour les chiffres et les lettres (ça existe encore?), qui mangent en
regardant le 20h et qui enfilent leurs pantoufles à 20h45 après avoir fait la vaisselle entre la météo et la pub, qui enfin sont prets et en pyjamas à 20h50 pour le film, bref, tu vois desquels
je parle, ceux-là, eh bien, franchement, pour eux, on n'est que des pestiférées qui vivons dans un monde diamétralement opposé.
La question que j'avais souvent, c'était "ah bon? alors tu ne rentres pas chez toi tous les soirs?" quelle étrange idée, hein? une
femme qui découche, on aura tout vu! MDR
"oh mais quelle misère, comment fais-tu pour dormir?" hein? du genre, "ma pauvre petite, je te plains". ah oui?
mais de quoi mon cher? je te rassure, je dors chaque soir dans un lit, avec un oreiller bien douillet, on n'est pas des
sauvages quand même! Et les hotels, c'est pas fait pour les chiens et ça existe aussi en Angleterre et au Pays de Galles, eh oui! Ce n'est pas une île peuplée d'hommes des cavernes non
plus...
Comme si je partais en tournée pendant 5 jours et que miraculeusement, je restais éveillée pendant plus de 120 heures sans défaillir. Je suis une femme forte, mais tout de même,
j'ai aussi des batteries à recharger. Superwoman, c'est juste un film, les gars, réveillez-vous!
"Mais à l'hotel, tu dors seule?"
Franchement, là, parfois j'hésitais.
Entre répondre "euh non, j'emporte mon casimir en peluche et ma toutouille"
ou bien répondre, à certains qui me croyaient descendue tout droit d'une autre galaxie, (comme le Capitaine Flam) un truc dans le genre "ben je
me tape tous les hommes, dans toutes les chambres, et au petit matin, je finis par m'endormir sur une banquette, d'épuisement"
Ah! Que c'était drôle cela dit... Comme si on a la tête à draguer chaque soir dès qu'on se pose à l'hotel apres une journée bien remplie. Pas que l'idée ne m'ait jamais effleurée,
évidement, car parfois, on croise des commerciaux pas trop mal, mais franchement, de là à sauter le pas, aucun intérêt!
Toujours est-il que je n'ai rien changé à mon mode de vie, et que je m'étais résolue à ne peut-être ne jamais le rencontrer, et puis je l'ai croisé. Ah! la vie est étrange parfois, et les hasard font bien les choses. Moi qui ne croyais plus au net pour des rencontres, voilà que c'est le net qui me l'a apporté sur un plateau, cet
homme!!! étrange, quand on y pense...
Alors si j'ai un conseil à donner à toutes celles qui se disent que si leur job était moins prenant, si elles bougeaient moins, si elles avaient une
vie pépère, etc... elles trouverainet plus facilement leur chéri, eh bien non, surtout, ne changez pas!
les vies de grandes voyageuses rendent l'accession au bonheur à deux plus difficile
Je le concois, mais en même temps, elles font fuir bien plus vite les hommes inadéquats, donc le choix est restreint mais de qualité. Le tri se fait naturellement en fait!
Il suffit juste d'y croire toujours et de ne jamais changer.
Chaque pot à son couvercle, disait ma grand-mère...
Bisous et GOOD LUCK to find YOUR ONE!
http://www.whereistheone.com/article-7351470.htmlprécieuse amitié2008-02-07T05:41:42Z2008-01-16T17:58:28ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/14/27/73/friends.jpg" />http://www.whereistheone.com/article-7343813.htmlChristelle est partie2008-02-07T05:41:41Z2008-01-08T23:33:38ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.htmlJ’ai appris sa mort ce lundi matin, lorsqu’Alain, son mari, m’a appelée.
Il m’a juste dit « c’est Alain » quand j’ai décroché, et j’ai eu un coup au cœur.
Plusieurs secondes, qui peuvent paraître des heures à ces instants là, sont passées, et j’ai dit « oh non… » et il a répondu « Christelle est partie »
Bien sûr, je la savais une nouvelle fois à l’hôpital.
Comme toujours, elle y avait été admise en urgence
Comme toujours, elle y était depuis longtemps
Et comme toujours, je pensais qu’elle allait bientôt en ressortir.
Comme toujours…
Christelle était myasthénique, avait de nombreux problèmes de santé, elle avait toujours d’étranges maladies. Elle était petite, frêle, et malade. Mais ce n’est pas ce que l’on voyait chez elle lorsqu’on la connaissait.
C’est en 1996 que je l’ai connue. Je revois encore cette petite stature descendant vers moi m’accueillir à la grille de sa maison. Elle avait passé une annonce pour chercher des colocataires, et moi qui travaillais à Paris, j’avais saisi l’opportunité car j’adorais ce mode de vie. On avait sympathisé, et pendant près de deux ans, j’ai vécu avec elle, dans cette grande maison de la banlieue proche où nous étions 6 et parfois plus encore.
J’ai vu ce petit bout de femme dynamique et qui ne manquait ni de personnalité, ni de caractère, chaque jour, et j’ai partagé sa vie pendant un temps, par la force des choses.
Le matin, elle sortait sa grosse trousse de médicaments, et elle alignait les cachets, les pilules, les gélules, les comptait scrupuleusement jusqu’à avoir le compte, et elle avalait le tout avant le petit déjeuner. Même rituel le soir, elle avalait une quantité de cachets astronomiques. La blague, c’était toujours de lui dire qu’elle était une pharmacie ambulante à elle toute seule. Et elle en rigolait souvent.
Des maladies, elle en a fait énormément, avec à chaque fois des essais de médicaments nouveaux, parce que bien évidement, elle pouvait prendre peu de choses, et il fallait éviter les interactions médicamenteuses. Elle prenait de l’Aspégic en sachets roses, comme les enfants. Parce que c’était un petit gabarit Christelle. Elle n’avait pas eu l’occasion de beaucoup grandir à cause de sa maladie, elle était fragile. On blaguait en disant qu’elle servait toujours d’expérimentation aux médecins, elle était un cas que les internes venaient étudier lors de chacun de ses séjours à l’hôpital et elle s’en amusait.
Ses bras et son corps étaient couverts de cicatrices, à cause des perfusions diverses, des opérations nombreuses, et des traitements divers qu’elle subissait à chaque fois qu’elle était à l’hôpital. Ses séjours étaient fréquents, et souvent longs. Avec des périodes de répit de 6 ou 8 mois. Parfois davantage.
Elle en était arrivée à choisir ses lieux de vacances en fonction de la proximité des hôpitaux universitaires. Tout cela pour être à coté au cas où cela serait nécessaire, mais surtout pour ne plus se priver de vivre. Elle voyageait souvent, elle faisait des projets, elle s’occupait de créer des sites internet, gérait celui de vente en ligne de l’entreprise de ses parents, faisait partie d’associations, organisait des fêtes chez elle pour réunir ses amis, était entourée de nombreuses personnes. Bref, Christelle était vive, dynamique, et refusait la fatalité. Dernièrement, elle montait même un dossier de demande d’adoption avec Alain, parce qu’elle s’était résolue, à contre cœur je pense, à ne pouvoir être maman naturellement un jour…
Bref, Christelle était une battante, une femme de caractère, qui avait un fardeau terrible à porter chaque jour, mais qui avait toujours le sourire, qui relativisait toujours tout, qui rendait le monde autour d’elle léger, qui ne dramatisait jamais rien, et qui minimisait toujours ses problèmes au point de ne jamais en parler. Une leçon de vie pour tous les gens qui se plaignent de leurs misères à longueur de temps et pleurnichent sur leur triste sort.
Jamais je ne l’ai entendue se plaindre une seule fois,
Jamais elle n’a émis le moindre soupir de désespoir,
Jamais elle n’a baissé les bras.
Nous devions nous voir sur Bruxelles le premier week-end d’octobre, et nous avions prévu d’aller au musée du chocolat ensemble. Le mercredi soir, j’ai reçu un texto pour me dire qu’elle allait peut-être annuler car elle serait peut-être trop faible pour envisager un tel voyage, même en train. Elle avait une mauvaise grippe, l’affaire de quelques jours.
Je lui ai dit de prendre soin d’elle et de me prévenir.
Le vendredi, elle a définitivement annulé, car elle était admise aux urgences, mais elle a promis que ce n’était que partie remise. J’ai envoyé de gros bisous en textos, et je lui ai souhaité du courage.
Courant Octobre, j’ai reçu une petite vache gonflable au rayon fromages de mon supermarché, et c’est tout naturellement que je l’ai mise de coté pour elle. Parce que Christelle était fan de vaches, et elle en avait pas moins de 250 ou 300 chez elle. Une collectionneuse, une vraie fan, avec des vaches dans toutes les pièces de sa maison. Son ancien appartement, les murs en étaient couverts. J’ai même le lien vers son site sur ce blog et je ne sais ce que va devenir ce site qu'elle avait si bien fait...
Récemment, elle avait emménagé dans un appartement plus grand, mais en rez-de-chaussée cette fois, parce que les 4 étages sans ascenseurs de l’autre lui devenaient pénibles chaque jour. Ce nouvel appartement était le fruit de leur travail à tous les deux, Alain étant architecte et elle étant très artiste dans l’âme, ils l’avaient pensé à deux, et avaient englouti dedans leurs économies et près de 18 mois de leur précieux temps pour en faire un superbe nid douillet. Ils ne manquaient jamais de projets tous les deux, et l’été dernier, ils avaient même investi dans un petit appartement à Vannes, pour se rapprocher de la maison de retraite de ses parents, qui ne manqueraient pas de s’y installer définitivement d’ici quelques années. Christelle pensant à tout, prévoyait tout, planifiait tout.
J’ai eu des nouvelles fin novembre, lorsque j’ai appelé Alain. Elle remontait la pente, mais était passée par de terribles complications : bronchite, pneumonie, septicémie et une infection pulmonaire. Christelle ne faisait jamais les choses à moitié…
J’étais rassurée, et Alain m’a juste dit d’attendre encore un peu avant que je ne lui envoie la fameuse petite vache, d’attendre quelques jours pour qu’elle puisse l’apprécier pleinement et sourire. Du coup, la vache est restée dans ma cuisine, en attendant de meilleurs jours… Tout près de la carte accrochée à mon frigo, une carte de bonne année 2007 faite main par Christelle elle-même, avec des petits crapauds dorés en relief, qui regardent par la fenêtre. Le rouge de la carte commence à passer avec le temps, mais la carte est aimantée sur mon frigo depuis plus d’un an maintenant.
Le 6 décembre, absente de la maison, un mot sur MSN « kikou, tu es là ? bon, ben tant pis, t’es pas là ». En rentrant le soir, je me suis dit zut, j’ai loupé Christelle. Vivement demain ! Mais elle n’est pas revenue le lendemain.
Dans ma boîte, un petit mail qui disait tout simplement les choses suivantes :
Coucou Marjo!
Je t'écris depuis le service de réa neuro de la Pitié où je suis depuis deux mois. J'ai eu de nombreux problèmes qui se sont téléscopés et voila le résultat. J'ai été intubée et à l'heure actuelle je ne peux toujours pas respirer toute seule. Du coup j'ai temporairement une trachéo qui fait que je ne peux pas parler et pas manger. Normalement, c'est encore une histoire de jours (ou de semaines) mais je ne perds pas espoir.
Allez, raconte moi ta vie, cela me changera les idées! J'en ai besoin ;-) J'espère que vous allez bien et que tous vos projets sont en bon chemin!
Plein de bisous à vous deux et à ta ménagerie!
Christelle
J’ai répondu à son mail le jour même, en lui racontant mes pérégrinations, l’arrivée de la petite chienne Corona dans notre vie, les bêtises qu’elle faisait chaque jour, et je lui ai fais de gros bisous dans l’attente de la revoir à sa sortie de l’hôpital. Je n’ai fait que vaguement parler de son hospitalisation en préambule, en la sermonant humoristiquement et lui demandant d’arrêter de faire des expérimentations, que ça suffisait et que les médecins pouvaient se choisir un autre cobaye maintenant. Le ton était léger, humoristique, toujours pour dédramatiser, comme elle-même avait pour habitude de le faire.
Je pensais avoir des nouvelles sur la fin d’année, durant les fêtes qu’elle ne manquerait pas de passer en famille, comme toujours. Mais je n’ai rien eu, pas même un texto ou un mot sur MSN, rien. Je m’étais résolue à appeler Alain ou la maman de Christelle prochainement, pour avoir des nouvelles fraîches.
Et c’est ce lundi matin qu’elles me sont parvenues, comme une grande claque dans la figure. Un coup de fil, et Alain qui s’annonce, j’ai compris tout de suite, comme une certitude.
Les médecins ont intubé Christelle, qui avait toujours crié haut et fort que jamais elle ne se laisserait faire car elle était sûre d’y passer si tel était le cas. Ils l’ont fait sans qu’elle ne proteste, et elle a juste eu le temps de dire à Alain de faire le nécessaire auprès de leur notaire.
Elle le savait sûrement.
Elle a d’ailleurs développé une infection le long du tube, un granulome. Une infection en réaction à ce corps étranger introduit dans son corps de petit bout de femme. Une infection de plus, qui lui a été fatale. Mais c’était le dernier recours des médecins, qui n’avaient plus d’autre espoir. Et l’espoir était bien faible…
J’ai été assommée toute la journée du lundi, me disant que la vie était bien trop injuste. Que Christelle ne méritait pas cela, après toutes les batailles qu’elle avait toujours menées avec succès.
Et puis j’ai repensé à notre relation d’amitié, et je me suis dit que je l’avais vue le 12 mai lors d’une fête chez elle, une soirée « eurovision » parce qu’elle faisait partie du fan club des Fatals Picards, les représentants de la France lors de ce concours un peu ringard. Le 12 Mai, c’est bien loin tout cela… Ensuite, nous avions comme à notre habitude, beaucoup échangé par msn, par email, et enfin par textos.
Le pire, c’est de ne pas me souvenir de la dernière fois que je lui ai parlé de vive voix. De ne pas savoir quand je lui ai parlé vraiment. De ne plus me souvenir l’avoir entendue.
Je ne l’ai pas vue non plus à l’hôpital, mais elle détestait les visites de ce style, ne se considérant pas comme malade et détestant qu’on la voie comme cela. Pourtant, si j’avais su…
Je pensais la revoir bientôt, l’emmener visiter le musée du chocolat comme convenu, car elle adorait le chocolat, et je n’ai jamais envisagé une seule seconde qu’elle ne reviendrait pas. Parce que des batailles, elle en avait gagné, depuis sa naissance, toute sa vie.
Mais lundi matin, mes certitudes se sont écroulées. J’ai juste maudit le temps écoulé depuis le 12 mai, alors qu’elle donnait cette soirée sans être très en forme elle-même, déjà. J’ai regretté de ne pas lui avoir parlé davantage, de ne pas l’avoir vue plus longuement, de ne pas avoir pris de ses nouvelles plus fréquemment. De ne pas lui avoir dit que malgré la distance, malgré nos vies de dingues à des centaines de kilomètres, malgré tout, je l’appréciais énormément et qu’elle comptait beaucoup pour moi.
Quand l’avais-je vue vraiment pour la dernière fois ? en Août 2006 lors d’un barbecue dans mon jardin pendant un week-end ? J’étais allée les chercher tous les deux, Alain et elle, à la gare et je les y avais raccompagnés. Mais après ? Etait-ce le 12 Mai ? Ou entre l’été 2006 et le 12 Mai lors de sa crémaillère ? Je ne saurais dire, je n’arrive plus à remettre les choses dans l’ordre chronologique.
Et le temps qui est passé si vite entre le 12 mai et lundi matin. Le tourbillon de la vie qui fait que nous oublions souvent l’essentiel à courir partout… chérir les êtres qui nous sont chers, écouter ses amis, passer du temps avec eux. Bien qu’elle ait été loin, elle laisse un vide énorme pour moi, parce que même si les gens sont loin de nous, on les sait exister, et lorsqu’ils partent, on réalise à quel point ils ont été là, même sans l’être véritablement physiquement.
Ce n’est peut-être pas très clair ce que je raconte, mais en tous cas, je ressens un vide énorme, comme une pièce de mon puzzle relationnel qui manquerait à mon équilibre. Et je me dis que j’ai raté mon pacte d’amitié avec elle, et que peut-être je ne suis pas une bonne amie, parce que je ne sais pas aimer les gens qui m’entourent, du moins pas à leur juste valeur.
Je relis son dernier email, et je le relis maintenant avec le recul. Comment n’ai-je pas pu voir qu’elle y appelait à l’aide avec la pudeur qui la caractérisait ? J’ai été aveugle, ou peut-être trop égoïste ? ou bien trop égocentrique pour savoir déchiffrer ses mots. Je n’ai pas su y faire en tous cas, cela est flagrant. Et je le regrette aujourd’hui, mais il est trop tard.
Je lui ai parlé de nos galères dans l’avancement du projet, de notre nouvelle petite chienne, sans même lui faire parvenir une photo du monstre à 4 pattes, alors que cela l’aurait peut-être fait sourire… J’imagine que compter les secondes dans un hôpital chaque jour qui passe est terriblement déprimant, qu’un mail d’ami(e) peut parfois amener un rayon de soleil dans un quotidien bien morose, et même ça, je n’ai pas su faire. Lui apporter un soutien, même par l’intermédiaire d’un écran. Aura-t-elle eu l’impression de ne pas être soutenue ou comprise ? Pire, aura-t-elle eu le sentiment d’être laissée pour compte ? M’en voudra-t-elle de là-haut ?
Combien de mes amis n’ai-je pas revu depuis un certain temps déjà ? Combien d’entre eux ai-je oublié d’appeler sur ces 12 derniers mois ? Beaucoup je crois, et le temps passe si vite, parfois, qu’on oublie les vraies valeurs. C’est lorsque les choses nous reviennent en pleine figure que l’on en prend conscience.
Christelle est partie, probablement vers un monde meilleur, loin des souffrances, des soins, des médicaments, des médecins et des hôpitaux. C’était une fille géniale, une battante, une ambitieuse, et une fille qui avait un cœur énorme.
Elle avait 32 ans.http://www.whereistheone.com/article-7263808.htmlah non!!!2008-02-07T05:41:41Z2007-11-20T21:53:23ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.htmlBen voilà qu'on me dit que j'ai supprimé mon blog...Ben NON, je l'ai pas supprimé moi... la preuve!http://www.whereistheone.com/article-7139830.htmlLe chemin du bonheur...2008-02-07T05:41:41Z2007-09-25T21:53:25ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/14/27/73/chemin-01.jpg" />Pour peu que le bonheur survienne, Il est rare que l'on se souvienne, Des épisodes du chemin(Brassens)
Juste parce que j'avais Cabrel dans les oreilles, qui chantait "les passantes" de Brassens, pendant mon trajet en voiture cet après-midi... Mon retour "au pays", le long de ces presque 800 kilomètres qui me ramenaient chez moi, dans ma petite maison à la campagne, en bord de mer...
Je me suis dit que c'est facile de se sentir tout léger lorsque l'on est heureux, que l'on n'a rien qui nous tracasse. Et puis le bonheur, c'est tellement euphorisant, qu'on en oublie souvent par quoi on est passé avant de le trouver.Et finalement, c'est grâce à ce blog, que je peux me rendre compte de cette quête qui me prenait la plupart de mon temps, qui me bouffait la vie même certains jours. Quand je revois les archives, que je les relis, je me dis que le chemin parcouru a été bien long, bien semé d'embûches, pendant de longs mois... si ce n'est des années...Mais au final, avoir ce blog pour témoin m'aide à me dire que tout est si fragile, si éphémère parfois, qu'il faut profiter de chaque instant, et savourer les choses à leur juste valeur, ne rien manquer, ne rien gacher, ne rien abîmer. Et profiter de chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde qui nous est offerte.Je me suis posée la question longtemps de savoir quoi faire de ce blog, si je devais le détruire, le garder, l'effacer du serveur. Mais j'ai décidé que ce blog, sacré morceau de vie, je vais le garder, même si je n'y raconte plus mes mésaventures de pauvre célibataire, et que je n'y viens plus aussi souvent. Evidement, ça sera moins drôle de ne plus pouvoir pleurer sur la cruauté des hommes et sur mon malheur de pauvre petite fille sans homme... Et les mauvaises langues qui se délectaient de mon malheur dans les commentaires méchants n'auront plus grand chose à se mettre sous la dent. Désolée pour eux, mais à leur grand désespoir, j'ai trouvé ma perle rare... Alors qu'ils aillent casser du sucre sur le dos d'une autre bloggeuse! Moi, je n'étalerai pas mon bonheur eccoeurant sur ce blog, ça leur filerait la jaunisse :-)Mais je pourrai toujours y écrire des pensées, y raconter des petites anecdotes, et surtout, parler des hommes, mon sujet de prédilection malgré tout... Parce que comme m'a dit mon chéri "ce n'est pas parce que l'on a un tableau de Maître à la maison qu'il ne faut plus aller au musée" Alors, je pourrai continuer à assassiner les mâles, à chatouiller les hommes là où ça les dérange le plus, bref, à parler des relations hommes-femmes à ma sauce... Donc garder ce blog pour deux raisons : la première pour continuer à écrire et à me faire rire toute seule (et éventuellement, comme avant, mes lecteurs) avec mon humour un peu acerbe, et la deuxième, la plus importante : pour avoir une trace, un témoignage, et pour qu'il soit en quelque sorte le témoin de quelques épisodes de ma vie de célibataire à la recherche de sa moitié. Juste un témoin, au même titre qu'un instantané, un cliché, un vieux film super 8 que l'on retrouverait au fond d'une malle, dans un grenier... Il est toujours bon de se replonger un peu dans le passé, sans y rester bien sûr mais juste pour voir le chemin parcouru, les progrès éventuels, les obstacles franchis. Et pour toujours me rappeler que tout ce qui est beau est fragile et précieux...
http://www.whereistheone.com/article-7058507.htmlUne vie de chien... Life is beautiful!!2008-02-07T05:41:45Z2007-08-23T19:10:21ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/14/27/73/portrait__juin_2007.jpg" />Coucou les zamis les zumains!
Eh oui, me voilà!!! Moi, c'est Roxane pour ceux qui suivent régulièrement ce blog. Je n'avais pas parlé depuis un sacré bail, alors me voilà à ajouter mon grain de sel...Depuis peu, je suis comblée moi aussi, j'ai trouvé un papa qui me chouchoutte, qui m'adore, et vous savez quoi? Il rêvait d'avoir un Golden comme moi, alors évidement, tomber sur moi, la perfection incarnée (dixit Maîtresse), c'est la cerise sur le gateau pour lui!!!Déjà, je suis jolie, il n'y a pas à dire.Je suis aussi très gentille, et très douce.Ensuite, je suis bien éduquée, même si je suis parfois têtue et cabocharde. Il sait de toutes façons très bien me réprimander si je lui désobéis, alors du coup, je préfère lui faire plaisir et lui obéir.Et puis, j'aime lui faire des câlins et lui m'en fait aussi.Il adore marcher et faire de grandes ballades, et quand il part, il m'emmène avec lui tout le temps, un vrai bonheur!Quand je suis malade, il a pitié et m'installe la nuit tout près de lui, alors que normalement, avec Maîtresse, je n'ai pas le droit de dormir dans la chambre... (ça, c'est encore mieux!)Et le top du top, c'est que lui, au moins, il sait cuisiner à la perfection, mais chut! ne dites rien à Marjorie, ça la vexerait.Moi dans tout ça, je n'ai qu'une chose à dire :Je suis une chienne comblée, j'ai un papa formidable et une maman que je ne changerais pour rien au monde...
Vive la vie de famille!http://www.whereistheone.com/article-7052654.htmlthe end of whereistheone...2008-02-07T05:40:14Z2007-08-21T19:18:06ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/14/27/73/zhaoming_wu_-_apres_midi_calme.jpg" />Tout a une fin."Whereistheone et sa quête" Alors là, cette rubrique, elle fut la rubrique maîtresse de ce blog, créé en octobre 2005. Ca fait un bail, hein? Eh oui, le temps passe vite!Cela dit, elle n'a plus lieu d'être, tout comme ce blog d'ailleurs. Il m'a bien occupée pendant un bout de temps, il m'a souvent fait rire, parfois rendue mélancolique, rêveuse, songeuse, et la plupart du temps, j'ai adoré échanger avec vous, chers lecteurs, et voir vos réactions.Alors je voulais vous dire un grand merci pour tout ces échanges, tous ces petits mots, parfois assassins, mais souvent bien sympathiques. Vous qui m'avez lue pendant des mois, jours après jours (ou presque) et qui m'avez parfois soutenue sans en avoir l'air.
la quête de Whereistheone est terminée...
Whereistheone, c'était mon pseudo sur les sites de rencontres, et c'était un peu moi et un peu une autre à la fois. Un peu mon double, ma jumelle, mais aussi moi en même temps. Whereistheone n'existe plus sur les sites de rencontre, la fiche a disparu depuis quelques mois déjà, et si fiche il y avait, elle devrait s'intituler "ifoundtheone"Parce que oui, chers lecteurs, the one, the one and only, l'improbable, l'inimaginable, je l'ai trouvé... Etrange, non? Et pourtant, une part de moi avait déjà renoncé à le trouver, comme résignée. Comme quoi, tout arrive un jour...Peut-être un jour, je raconterai comment je l'ai rencontré, et dans quelles circonstances, mais ce que je peux dire, c'est que sans ce blog, jamais je ne l'aurais croisé. Alors parmi vous, nombreux lecteurs anonymes, mister Right se cachait, bien à l'abri derrière son écran, mais il était là, quasiment depuis le début... Les histoires ont parfois des commencements bien particuliers. Si vous êtes sages, alors, un jour peut-être, j'en parlerai...En attendant, sachez que je suis heureuse et comblée, depuis plus de 5 mois, et que mademoiselle whereistheone l'incasable est devenue marjorie la fiancée, alors je n'ai qu'une chose à dire :
Croyez aux contes de fées!
Quand on y croit, parfois, ils se réalisent... Eh oui, je suis encore la petite fille sortie tout droit du pays de Candy, et pourtant, j'ai beau me pincer tous les jours, je ne rêve pas.Allez, bonne continuation à tous, et peut-être à bientôt, pour des aventures qui n'auront plus grand chose à voir avec ma quête du graal...Bises (que je voudrais ensoleillées!) à tous ceux qui sont passés par là!
That's all folks!http://www.whereistheone.com/article-6951488.htmlAu bonheur des dials2008-02-07T05:41:57Z2007-07-19T22:42:30ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/14/27/73/honesty_on_the_net.jpg" />Eh bien, cela faisait longtemps que je n'avais eu l'occasion de me faire une petite soirée dial... C'est chose faite :-)Quel bonheur de voir que rien n'a changé ou presque. C'est toujours aussi tordant.Passons les "tu aimes le sexe?" les "sex en cam?" ou encore les "tu cherches quoi ici?" en voici un qui m'aborde différement pour une fois... Cela dit, je suis lassée avec à peine un quart d'heure de dial, alors je vais me risquer à faire un résumé...
Lui : Bonsoir, tu as des dials interessants ici?
Moi : Eh bien pour tout te dire, pas vraiment, à part : - ceux qui parlent de cul parce qu'ils sont frustrés, - les suicidaires qui vont se pendre si tu veux pas les rencontrer, - les maris séquestrés par une sorciere qui baise plus et cherchent un trou ailleurs pour se vider, -les affamés assoiffés qui ont pas fait crac-crac depuis tellement de temps qu'ils se taperaient bien une chèvre - les illétrés qui savent pas écrire autrement ke KOMSA - les désoeuvrés qui ne savent même pas ce qu'ils font ici - les vantards qui ont la plus grosse quequette que j'ai jamais vue et qui veulent te la montrer en webcam - les exhib qui veulent montrer leur érection minable avec éjac précoce par cam, qui te traitent de salope ou de mal baisée dès que tu dis que ça te fait gerber - les crédules qui sont persuadés qu'ils trouveront ici la femme de leur vie- les neuneus qui trouvent que dialoguer avec plein personnes en même temps est extraordinaire - les marrants qui pensent pouvoir me séduire avec leur blagues à trois sous et j'en passe... Mais qu'est-ce que je me marre!!!
J'avoue que c'est un assez bon résumé, j'ai bien rigolé en l'écrivant et rien que de me relire, je trouve ça navrant de réalité.
Et lui qui me répond : eh bien tu as du courage de revenir....bravo c 1 sacerdoce...
En effet, il faut du courage...
Allez, je crois que je n'en ai pas du tout ce soir, alors bye bye, c'était toujours aussi nul qu'avant, aucun intérêt, mais une bonne rigolade tout de même.
Quand on voit la misère ambulante, on ne peut qu'être rassuré sur son propre sort, et surtout on peut relativiser...
http://www.whereistheone.com/article-6761683.htmlle canasson et la poulette2008-02-07T05:41:40Z2007-06-07T22:38:25ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.htmlBon il n'est pas dans mes habitudes de raconter des blagues sur ce blog, mais là, j'en ai reçue une ce matin qui m'a fait mourir de rire. Merci JC, tu es trop gentil, tu m'as déridée, et je ne peux pas m'empêcher de la faire partager à tout le monde, elle est super!!!Enjoy!
Un cheval et une poulette jouent dans une prairie.
Soudain, le cheval tombe dans un trou de boue et coule. Il appelle à l'aide la poulette et lui demande d'aller voir le fermier afin qu'il vienne l'aider à sortir de l'eau.
La poulette court a la ferme mais le fermier est introuvable. Alors, elle décide de conduire la Harley-Fergusson bi-moteur du fermier vers le trou de boue et attache une corde au cadre. Ensuite, elle jette l'autre bout de la corde à son ami le cheval et avance la moto, ce qui sauve l'équidé de la noyade !
Quelques jours plus tard, la poulette et le cheval jouent encore dans la prairie, la poulette tombe dans le trou de boue et elle hurle au cheval d'aller chercher l'aide du fermier. Le cheval lui dit : "Je pense que je peux me positionner au dessus du trou !". Il s'étire donc sur toute la largeur du trou et dit : "Maintenant, saisis mon penis et accroche-toi.".
La poulette le fait et se tire en toute sécurité.
Moralité de l'histoire :
Si t'es monté comme un cheval, t'as pas besoin d'une Harley-Fergusson pour tirer des poulettes.
http://www.whereistheone.com/article-6745896.htmlLes hommes séquestrés2008-02-07T05:40:13Z2007-06-05T10:13:37ZWhereistheone, ou Marjoriehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1036190.htmlAh !!! Les hommes… Mes petites bêtes préférées...
Eh oui, ces pauvres petites créatures sensibles dont je fais souvent le portrait ici, je les trouve parfois drôles, mais à leurs dépens…
J'avais jusqu'à présent répertorié les catégories suivantes :
Le mâle marié mal marié
Le mâle divorcé contre son gré
Le mâle mal habile et mal barré
Le mâle bien gentil et trop fleur bleue
Le mâle qui ne baise pas ou peu
Le mâle qui cherche un plan cul
Le mâle qui cherche juste un dial osé
Le mâle mal dans sa vie
Ces articles remontent à l'été dernier, mais ils sont toujours d'actualité, malheureusement. Tous sont effectués à partir des différents types de mâles croisés sur les sites de rencontre Internet et autres sites de chat. Entre les catégories plutôt marrantes et les catégories pathétiques, il y en a une qui m’avait échappée.
Et pourtant… Quand on y pense, il s’agirait bien de la catégorie la plus répandue. Comme quoi, ce qui crève les yeux ne se voit pas forcément au premier abord.
Je veux parler ici de l’homme séquestré.
En effet, au Moyen-âge, on avait pour coutume d’enfermer les jeunes filles récalcitrantes ou désobéissantes dans les plus hautes tours d’un château, au sommet du Donjon, là où personne ne pourrait aller les chercher, pas même le plus valeureux des chevaliers. La jeune fille pouvait bien essayer de passer sa jolie petite tête au travers des meurtrières pour crier son désespoir et appeler au secours, de là-haut, personne ne pouvait l’entendre. Ses efforts étaient vains.
De nos jours, la tendance est inversée. Ce ne sont plus les jeunes filles que l’on enferme, mais bel et bien le mâle, pauvre petite bête martyrisée. Eh oui, maintenant, figurez-vous que les femmes que nous sommes sont devenues des personnes d’une cruauté indescriptible. Non contentes de marier l’un de ces énergumènes, voilà que nous nous acharnons maintenant, une fois la bête ‘attachée’, pour ainsi dire, à la rendre terriblement malheureuse. Et voilà donc notre homme désespéré, souffrant, qui n’a plus qu’un seul échappatoire : le net.
Parce que l’homme moderne se précipite non par vers les meurtrières (nous avons maintenant de merveilleuses fenêtres étanches et transparentes, vive la modernité !) mais sur un tout autre type de fenêtre pour crier son désespoir. Je parle de la fenêtre de nom britannique : Windows, et de la connexion magique sur le monde : Internet. Eh oui, de nos jours, c’est bien là que se réfugie l’homme en mal d’amour – de tendresse – de conversation – de compagnie – d’estime de soi – de cul – de dialogue (rayer la mention inutile, si tant est qu’il y en ait une)
Donc Monsieur Blabla se précipite sur sa petite ouverture sur le monde, à défaut d’avoir une ouverture d’esprit conséquente, et vient crier sa rage, son désespoir, sur Internet.
Je découvre avec stupeur que nombre d’hommes sont sur ces sites pour des raisons diverses telles que : (liste non exhaustive)
Madame fait mal à manger
Madame ne baise pas
Madame ne s’occupe plus de lui
Madame n’en a que pour les enfants
Madame ne sait pas apprécier ses copains
Madame râle
Madame le menace de divorcer
Madame est une sorcière
Et j’en oublie
Je découvre toujours avec stupéfaction le nombre d’hommes impressionnants dont la fiche stipule « marié » ou « concubin » ou encore « en couple » et je m’étonne toujours bien naïvement du fait de les voir traîner sur ces sites en quête d’on ne sait quoi. D’ailleurs, certains d’entre eux ne savent même pas ce qu’ils viennent chercher.
Par contre, pour se plaindre, ça y va !
Entre ceux qui avouent vouloir baiser ailleurs (parce que c’est bien connu, un nouveau petit cul frais est toujours bien plus excitant que celui de bobonne après 15 ans…) ; ceux qui cherchent un « jardin secret » pour épicer leur pauvre vie insipide, ceux qui se font carrément des plans genre grand cinéma dont « je suis le super héro et je peux donc tomber toutes les nanas » et ceux qui vont même fantasmer en disant qu’ils cherchent une compagne parce que ça va exciter leur femme de les voir en prendre une autre sous leur nez, franchement, il y a de quoi faire… et de quoi bien se fendre la poire certains soirs.
Alors je tombe des nues en découvrant tous ces mâles en rut en manque qui sont délaissés par leurs femmes mais qui sont tellement séquestrés, les pauvres, qu’ils n’osent même pas se révolter contre leur sorcière de femme, leur bourreau.
Ils ne songeraient même pas à divorcer, c’est fou ce que les femmes ont le pouvoir de lobotomiser certains et de leur enlever tout esprit de révolte. Elles les droguent ou quoi ? Chaque matin dans leur café, une petite dose de poudre magique et hop !
Alors, l’homme apprivoisé, brave petite bête, en arrive à tout supporter, et à se sacrifier pour rester avec un bourreau jusqu’à ce que la mort l’en sépare.
N’est-ce pas triste ?
Pour un peu, il faudrait presque en créer une ligue des droits du mâle marié mal marié, tiens… Comme la SPA, mais en mieux.
Allez, hop ! Soyons solidaires et créons tous ensemble la SPHS :
Société Protectrice des Hommes Séquestrés…
Et redonnons-leur un peu d’espoir en cette vie cruelle,
Ainsi que l’envie de se révolter contre l’injustice
- Le désir de s’en sortir
- La volonté de prendre leur vie en main
- Le courage de regarder la vérité en face
- Bref, redonnons leur des… COUILLES !!!
Parce que c’est bien de cela dont il s’agit, non ?
Le mariage (comme le train-train de la vie quotidienne d'ailleurs) n’est-il pas castrateur ?