Rémunération de l'auteur

Rémunération de l'auteur

Jeudi 7 février 2008
Qui ne s'est jamais demandé un soir, si rencontrer l'âme soeur serait plus simple en ayant une vie différente?

Une question qui m'a interpelée longtemps, de par ma vie de grande voyageuse, et c'est également la question d'Annie, une lectrice de ce blog qui m'a envoyé ce soir un petit mot bien sympathique, qui me félicite pour mon blog et dit que cela lui redonne espoir pour trouver un homme. Apparemment ce que j'y raconte la touche, car elle se sent proche de ce que j'ai vécu, et qui au final est pénible à vivre pour tous les célibataires : trouver l'autre lorsque l'on est souvent en déplacement.

Elle me pose une question : 
voyage tu toujours autant et comment ton homme concoit cette abscence frequente? Je me pose la question du fait que moi je voyage beaucoup pour mon travail et cela est une des raisons majeurs pour lequel trouver le bon est aussi difficile.

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Parce que oui : j'ai fini, malgré ma vie de dingue, par trouver cette perle rare. (au cas où certains n'auraient pas suivi, je l'ai enfin trouvé, oui oui!)

Voici ma réponse, qui je pense, pourrait servir à bien d'autres célibataires en quête de leur chéri(e) :

En fait, je voyage toujours autant, soit environ 8000 km par mois, et mon homme habitant à 800 km de chez moi quand je l'ai connu, cela m'a fait voyager d'autant plus!!!

Lui de son coté, c'est aussi un grand voyageur, et il est pilote de ligne, donc, en fait, on passe bcp de temps ensemble, car quand il ne vole pas, il m'accompagne dans mes déplacements, c'est sympa, comme ça j'ai un chauffeur, et pendant qu'il me conduit, moi je bosse sur mon pc dans la voiture. J'ai comme ça d'autant plus de temps à lui consacrer, et le soir je ne passe plus mes soirées à taper des rapports...
Cela dit au début de notre relation, on se voyait le week-end, et on passait nos soirées au téléphone, totalisant à nous deux plus de 1200 euros de téléphone portable international par mois! Parfois aussi sur msn, ça revenait moins cher, mais ne pas avoir de "voix" était frustrant.

En tous cas, nous avons fait un choix : en 2009 je cesse mon activité actuelle et je reste à la maison pour faire une activité à domicile, comme ça, on se verra encore davantage et j'irai parfois voler avec lui.

C'est vrai que comme toi, je faisais fuir la plupart des hommes avec mon emploi du temps. La plupart étant terrorisés à l'idée qu'une femme puisse être si indépendante, imaginant qu'une femme qui dort la moitié du temps dans un hotel est obligatoirement en train de se faire tous les types de l'hotel (ben voyons, on n'a que cela à faire, non?)


Une femme qui s'assume pleinement, ça fait toujours peur aux hommes, du moins à ceux qui n'ont rien dans le pantalon. Ils ont l'impression de ne plus avoir de rôle important au sein du couple.
Et certains aussi, ceux qui sont rentrés chez eux à 18 h, préparent leur tambouille à 18h05, qui sont devant leur télé à 19h30 pour les chiffres et les lettres (ça existe encore?), qui mangent en regardant le 20h et qui enfilent leurs pantoufles à 20h45 après avoir fait la vaisselle entre la météo et la pub, qui enfin sont prets et en pyjamas à 20h50 pour le film, bref, tu vois desquels je parle, ceux-là, eh bien, franchement, pour eux, on n'est que des pestiférées qui vivons dans un monde diamétralement opposé.

La question que j'avais souvent, c'était "ah bon? alors tu ne rentres pas chez toi tous les soirs?" quelle étrange idée, hein? une femme qui découche, on aura tout vu! MDR

"oh mais quelle misère, comment fais-tu pour dormir?"
hein? du genre, "ma pauvre petite, je te plains". ah oui? mais de quoi mon cher? je te rassure, je dors chaque soir dans un lit, avec un oreiller bien douillet, on n'est pas des sauvages quand même! Et les hotels, c'est pas fait pour les chiens et ça existe aussi en Angleterre et au Pays de Galles, eh oui! Ce n'est pas une île peuplée d'hommes des cavernes non plus...
Comme si je partais en tournée pendant 5 jours et que miraculeusement, je restais éveillée pendant plus de 120 heures sans défaillir. Je suis une femme forte, mais tout de même, j'ai aussi des batteries à recharger. Superwoman, c'est juste un film, les gars, réveillez-vous!
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"Mais à l'hotel, tu dors seule?"
Franchement, là, parfois j'hésitais.

Entre répondre "euh non, j'emporte mon casimir en peluche et ma toutouille"
ou bien répondre, à certains qui me croyaient descendue tout droit d'une autre galaxie, (comme le Capitaine Flam) un truc dans le genre "ben je me tape tous les hommes, dans toutes les chambres, et au petit matin, je finis par m'endormir sur une banquette, d'épuisement"

Ah! Que c'était drôle cela dit... Comme si on a la tête à draguer chaque soir dès qu'on se pose à l'hotel apres une journée bien remplie. Pas que l'idée ne m'ait jamais effleurée, évidement, car parfois, on croise des commerciaux pas trop mal, mais franchement, de là à sauter le pas, aucun intérêt!


Toujours est-il que je n'ai rien changé à mon mode de vie, et que je m'étais résolue à ne peut-être ne jamais le rencontrer, et puis je l'ai croisé. Ah! la vie est étrange parfois, et les hasard font bien les choses. Moi qui ne croyais plus au net pour des rencontres, voilà que c'est le net qui me l'a apporté sur un plateau, cet homme!!! étrange, quand on y pense...

Alors si j'ai un conseil à donner à toutes celles qui se disent que si leur job était moins prenant, si elles bougeaient moins, si elles avaient une vie pépère, etc... elles trouverainet plus facilement leur chéri, eh bien non, surtout, ne changez pas! 

les vies de grandes voyageuses rendent l'accession au bonheur à deux plus difficile
Je le concois, mais en même temps, elles font fuir bien plus vite les hommes inadéquats, donc le choix est restreint mais de qualité. Le tri se fait naturellement en fait!

Il suffit juste d'y croire toujours et de ne jamais changer.


Chaque pot à son couvercle, disait ma grand-mère...

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Bisous et GOOD LUCK to find YOUR ONE!

Par Whereistheone, ou Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Mercredi 16 janvier 2008
Par Whereistheone, ou Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Mardi 8 janvier 2008

J’ai appris sa mort ce lundi matin, lorsqu’Alain, son mari, m’a appelée.

Il m’a juste dit « c’est Alain » quand j’ai décroché, et j’ai eu un coup au cœur.

Plusieurs secondes, qui peuvent paraître des heures à ces instants là, sont passées, et j’ai dit « oh non… » et il a répondu « Christelle est partie »

 

Bien sûr, je la savais une nouvelle fois à l’hôpital.

Comme toujours, elle y avait été admise en urgence

Comme toujours, elle y était depuis longtemps

Et comme toujours, je pensais qu’elle allait bientôt en ressortir.

Comme toujours…

 

Christelle était myasthénique, avait de nombreux problèmes de santé, elle avait toujours d’étranges maladies. Elle était petite, frêle, et malade. Mais ce n’est pas ce que l’on voyait chez elle lorsqu’on la connaissait.

 

C’est en 1996 que je l’ai connue. Je revois encore cette petite stature descendant vers moi m’accueillir à la grille de sa maison. Elle avait passé une annonce pour chercher des colocataires, et moi qui travaillais à Paris, j’avais saisi l’opportunité car j’adorais ce mode de vie. On avait sympathisé, et pendant près de deux ans, j’ai vécu avec elle, dans cette grande maison de la banlieue proche où nous étions 6 et parfois plus encore.

 

J’ai vu ce petit bout de femme dynamique et qui ne manquait ni de personnalité, ni de caractère, chaque jour, et j’ai partagé sa vie pendant un temps, par la force des choses.

 

Le matin, elle sortait sa grosse trousse de médicaments, et elle alignait les cachets, les pilules, les gélules, les comptait scrupuleusement jusqu’à avoir le compte, et elle avalait le tout avant le petit déjeuner. Même rituel le soir, elle avalait une quantité de cachets astronomiques. La blague, c’était toujours de lui dire qu’elle était une pharmacie ambulante à elle toute seule. Et elle en rigolait souvent.

 

Des maladies, elle en a fait énormément, avec à chaque fois des essais de médicaments nouveaux, parce que bien évidement, elle pouvait prendre peu de choses, et il fallait éviter les interactions médicamenteuses. Elle prenait de l’Aspégic en sachets roses, comme les enfants. Parce que c’était un petit gabarit Christelle. Elle n’avait pas eu l’occasion de beaucoup grandir à cause de sa maladie, elle était fragile. On blaguait en disant qu’elle servait toujours d’expérimentation aux médecins, elle était un cas que les internes venaient étudier lors de chacun de ses séjours à l’hôpital et elle s’en amusait.

 

Ses bras et son corps étaient couverts de cicatrices, à cause des perfusions diverses, des opérations nombreuses, et des traitements divers qu’elle subissait à chaque fois qu’elle était à l’hôpital. Ses séjours étaient fréquents, et souvent longs. Avec des périodes de répit de 6 ou 8 mois. Parfois davantage.

 

Elle en était arrivée à choisir ses lieux de vacances en fonction de la proximité des hôpitaux universitaires. Tout cela pour être à coté au cas où cela serait nécessaire, mais surtout pour ne plus se priver de vivre. Elle voyageait souvent, elle faisait des projets, elle s’occupait de créer des sites internet, gérait celui de vente en ligne de l’entreprise de ses parents, faisait partie d’associations, organisait des fêtes chez elle pour réunir ses amis, était entourée de nombreuses personnes. Bref, Christelle était vive, dynamique, et refusait la fatalité. Dernièrement, elle montait même un dossier de demande d’adoption avec Alain, parce qu’elle s’était résolue, à contre cœur je pense, à ne pouvoir être maman naturellement un jour…

 

Bref, Christelle était une battante, une femme de caractère, qui avait un fardeau terrible à porter chaque jour, mais qui avait toujours le sourire, qui relativisait toujours tout, qui rendait le monde autour d’elle léger, qui ne dramatisait jamais rien, et qui minimisait toujours ses problèmes au point de ne jamais en parler. Une leçon de vie pour tous les gens qui se plaignent de leurs misères à longueur de temps et pleurnichent sur leur triste sort.

 

Jamais je ne l’ai entendue se plaindre une seule fois,

Jamais elle n’a émis le moindre soupir de désespoir,

Jamais elle n’a baissé les bras.

 

Nous devions nous voir sur Bruxelles le premier week-end d’octobre, et nous avions prévu d’aller au musée du chocolat ensemble. Le mercredi soir, j’ai reçu un texto pour me dire qu’elle allait peut-être annuler car elle serait peut-être trop faible pour envisager un tel voyage, même en train. Elle avait une mauvaise grippe, l’affaire de quelques jours.

Je lui ai dit de prendre soin d’elle et de me prévenir.

Le vendredi, elle a définitivement annulé, car elle était admise aux urgences, mais elle a promis que ce n’était que partie remise. J’ai envoyé de gros bisous en textos, et je lui ai souhaité du courage.

 

Courant Octobre, j’ai reçu une petite vache gonflable au rayon fromages de mon supermarché, et c’est tout naturellement que je l’ai mise de coté pour elle. Parce que Christelle était fan de vaches, et elle en avait pas moins de 250 ou 300 chez elle. Une collectionneuse, une vraie fan, avec des vaches dans toutes les pièces de sa maison. Son ancien appartement, les murs en étaient couverts. J’ai même le lien vers son site sur ce blog et je ne sais ce que va devenir ce site qu'elle avait si bien fait...


Récemment, elle avait emménagé dans un appartement plus grand, mais en rez-de-chaussée cette fois, parce que les 4 étages sans ascenseurs de l’autre lui devenaient pénibles chaque jour. Ce nouvel appartement était le fruit de leur travail à tous les deux, Alain étant architecte et elle étant très artiste dans l’âme, ils l’avaient pensé à deux, et avaient englouti dedans leurs économies et près de 18 mois de leur précieux temps pour en faire un superbe nid douillet. Ils ne manquaient jamais de projets tous les deux, et l’été dernier, ils avaient même investi dans un petit appartement à Vannes, pour se rapprocher de la maison de retraite de ses parents, qui ne manqueraient pas de s’y installer définitivement d’ici quelques années. Christelle pensant à tout, prévoyait tout, planifiait tout.

 

J’ai eu des nouvelles fin novembre, lorsque j’ai appelé Alain. Elle remontait la pente, mais était passée par de terribles complications : bronchite, pneumonie, septicémie et une infection pulmonaire. Christelle ne faisait jamais les choses à moitié…

 

J’étais rassurée, et Alain m’a juste dit d’attendre encore un peu avant que je ne lui envoie la fameuse petite vache, d’attendre quelques jours pour qu’elle puisse l’apprécier pleinement et sourire. Du coup, la vache est restée dans ma cuisine, en attendant de meilleurs jours… Tout près de la carte accrochée à mon frigo, une carte de bonne année 2007 faite main par Christelle elle-même, avec des petits crapauds dorés en relief, qui regardent par la fenêtre. Le rouge de la carte commence à passer avec le temps, mais la carte est aimantée sur mon frigo depuis plus d’un an maintenant.

 

Le 6 décembre, absente de la maison, un mot sur MSN « kikou, tu es là ? bon, ben tant pis, t’es pas là ». En rentrant le soir, je me suis dit zut, j’ai loupé Christelle. Vivement demain ! Mais elle n’est pas revenue le lendemain.

 

Dans ma boîte, un petit mail qui disait tout simplement les choses suivantes :

 

 Coucou Marjo!

 Je t'écris depuis le service de réa neuro de la Pitié où je suis depuis deux mois. J'ai eu de nombreux problèmes qui se sont téléscopés et voila le résultat. J'ai été intubée et à l'heure actuelle je ne peux toujours pas respirer toute seule. Du coup j'ai temporairement une trachéo qui fait que je ne peux pas parler et pas manger.
Normalement, c'est encore une histoire de jours (ou de semaines) mais je ne perds pas espoir.

 Allez, raconte moi ta vie, cela me changera les idées! J'en ai besoin ;-)
 J'espère que vous allez bien et que tous vos projets sont en bon chemin!

 Plein de bisous à vous deux et à ta ménagerie!

 Christelle

 

J’ai répondu à son mail le jour même, en lui racontant mes pérégrinations, l’arrivée de la petite chienne Corona dans notre vie, les bêtises qu’elle faisait chaque jour, et je lui ai fais de gros bisous dans l’attente de la revoir à sa sortie de l’hôpital. Je n’ai fait que vaguement parler de son hospitalisation en préambule, en la sermonant humoristiquement et lui demandant d’arrêter de faire des expérimentations, que ça suffisait et que les médecins pouvaient se choisir un autre cobaye maintenant. Le ton était léger, humoristique, toujours pour dédramatiser, comme elle-même avait pour habitude de le faire.

 

Je pensais avoir des nouvelles sur la fin d’année, durant les fêtes qu’elle ne manquerait pas de passer en famille, comme toujours. Mais je n’ai rien eu, pas même un texto ou un mot sur MSN, rien. Je m’étais résolue à appeler Alain ou la maman de Christelle prochainement, pour avoir des nouvelles fraîches.

 

Et c’est ce lundi matin qu’elles me sont parvenues, comme une grande claque dans la figure. Un coup de fil, et Alain qui s’annonce, j’ai compris tout de suite, comme une certitude.

 

Les médecins ont intubé Christelle, qui avait toujours crié haut et fort que jamais elle ne se laisserait faire car elle était sûre d’y passer si tel était le cas. Ils l’ont fait sans qu’elle ne proteste, et elle a juste eu le temps de dire à Alain de faire le nécessaire auprès de leur notaire.

Elle le savait sûrement.

Elle a d’ailleurs développé une infection le long du tube, un granulome. Une infection en réaction à ce corps étranger introduit dans son corps de petit bout de femme. Une infection de plus, qui lui a été fatale. Mais c’était le dernier recours des médecins, qui n’avaient plus d’autre espoir. Et l’espoir était bien faible…

 

J’ai été assommée toute la journée du lundi, me disant que la vie était bien trop injuste. Que Christelle ne méritait pas cela, après toutes les batailles qu’elle avait toujours menées avec succès.

 

Et puis j’ai repensé à notre relation d’amitié, et je me suis dit que je l’avais vue le 12 mai lors d’une fête chez elle, une soirée « eurovision » parce qu’elle faisait partie du fan club des Fatals Picards, les représentants de la France lors de ce concours un peu ringard. Le 12 Mai, c’est bien loin tout cela… Ensuite, nous avions comme à notre habitude, beaucoup échangé par msn, par email, et enfin par textos.

 

Le pire, c’est de ne pas me souvenir de la dernière fois que je lui ai parlé de vive voix. De ne pas savoir quand je lui ai parlé vraiment. De ne plus me souvenir l’avoir entendue.

Je ne l’ai pas vue non plus à l’hôpital, mais elle détestait les visites de ce style, ne se considérant pas comme malade et détestant qu’on la voie comme cela. Pourtant, si j’avais su…

Je pensais la revoir bientôt, l’emmener visiter le musée du chocolat comme convenu, car elle adorait le chocolat, et je n’ai jamais envisagé une seule seconde qu’elle ne reviendrait pas. Parce que des batailles, elle en avait gagné, depuis sa naissance, toute sa vie.


Mais lundi matin, mes certitudes se sont écroulées. J’ai juste maudit le temps écoulé depuis le 12 mai, alors qu’elle donnait cette soirée sans être très en forme elle-même, déjà. J’ai regretté de ne pas lui avoir parlé davantage, de ne pas l’avoir vue plus longuement, de ne pas avoir pris de ses nouvelles plus fréquemment. De ne pas lui avoir dit que malgré la distance, malgré nos vies de dingues à des centaines de kilomètres, malgré tout, je l’appréciais énormément et qu’elle comptait beaucoup pour moi.


Quand l’avais-je vue vraiment pour la dernière fois ? en Août 2006 lors d’un barbecue dans mon jardin pendant un week-end ? J’étais allée les chercher tous les deux, Alain et elle, à la gare et je les y avais raccompagnés. Mais après ? Etait-ce le 12 Mai ? Ou entre l’été 2006 et le 12 Mai lors de sa crémaillère ? Je ne saurais dire, je n’arrive plus à remettre les choses dans l’ordre chronologique.

 

Et le temps qui est passé si vite entre le 12 mai et lundi matin. Le tourbillon de la vie qui fait que nous oublions souvent l’essentiel à courir partout… chérir les êtres qui nous sont chers, écouter ses amis, passer du temps avec eux. Bien qu’elle ait été loin, elle laisse un vide énorme pour moi, parce que même si les gens sont loin de nous, on les sait exister, et lorsqu’ils partent, on réalise à quel point ils ont été là, même sans l’être véritablement physiquement.

 

Ce n’est peut-être pas très clair ce que je raconte, mais en tous cas, je ressens un vide énorme, comme une pièce de mon puzzle relationnel qui manquerait à mon équilibre. Et je me dis que j’ai raté mon pacte d’amitié avec elle, et que peut-être je ne suis pas une bonne amie, parce que je ne sais pas aimer les gens qui m’entourent, du moins pas à leur juste valeur.

 

Je relis son dernier email, et je le relis maintenant avec le recul. Comment n’ai-je pas pu voir qu’elle y appelait à l’aide avec la pudeur qui la caractérisait ? J’ai été aveugle, ou peut-être trop égoïste ? ou bien trop égocentrique pour savoir déchiffrer ses mots. Je n’ai pas su y faire en tous cas, cela est flagrant. Et je le regrette aujourd’hui, mais il est trop tard.

 

Je lui ai parlé de nos galères dans l’avancement du projet, de notre nouvelle petite chienne, sans même lui faire parvenir une photo du monstre à 4 pattes, alors que cela l’aurait peut-être fait sourire… J’imagine que compter les secondes dans un hôpital chaque jour qui passe est terriblement déprimant, qu’un mail d’ami(e) peut parfois amener un rayon de soleil dans un quotidien bien morose, et même ça, je n’ai pas su faire. Lui apporter un soutien, même par l’intermédiaire d’un écran. Aura-t-elle eu l’impression de ne pas être soutenue ou comprise ? Pire, aura-t-elle eu le sentiment d’être laissée pour compte ? M’en voudra-t-elle de là-haut ?

 

Combien de mes amis n’ai-je pas revu depuis un certain temps déjà ? Combien d’entre eux ai-je oublié d’appeler sur ces 12 derniers mois ? Beaucoup je crois, et le temps passe si vite, parfois, qu’on oublie les vraies valeurs. C’est lorsque les choses nous reviennent en pleine figure que l’on en prend conscience.

 

Christelle est partie, probablement vers un monde meilleur, loin des souffrances, des soins, des médicaments, des médecins et des hôpitaux. C’était une fille géniale, une battante, une ambitieuse, et une fille qui avait un cœur énorme.

Elle avait 32 ans.

Par Whereistheone, ou Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Mardi 20 novembre 2007
Ben voilà qu'on me dit que j'ai supprimé mon blog...

Ben NON, je l'ai pas supprimé moi... la preuve!
Par Whereistheone, ou Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Mardi 25 septembre 2007


Pour peu que le bonheur survienne,

Il est rare que l'on se souvienne,
Des épisodes du chemin
(Brassens)



Juste parce que j'avais Cabrel dans les oreilles, qui chantait "les passantes" de Brassens, pendant mon trajet en voiture cet après-midi... Mon retour "au pays", le long de ces presque 800 kilomètres qui me ramenaient chez moi, dans ma petite maison à la campagne, en bord de mer...

Je me suis dit que c'est facile de se sentir tout léger lorsque l'on est heureux, que l'on n'a rien qui nous tracasse. Et puis le bonheur, c'est tellement euphorisant, qu'on en oublie souvent par quoi on est passé avant de le trouver.

Et finalement, c'est grâce à ce blog, que je peux me rendre compte de cette quête qui me prenait la plupart de mon temps, qui me bouffait la vie même certains jours. Quand je revois les archives, que je les relis, je me dis que le chemin parcouru a été bien long, bien semé d'embûches, pendant de longs mois... si ce n'est des années...

Mais au final, avoir ce blog pour témoin m'aide à me dire que tout est si fragile, si éphémère parfois, qu'il faut profiter de chaque instant, et savourer les choses à leur juste valeur, ne rien manquer, ne rien gacher, ne rien abîmer. Et profiter de chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde qui nous est offerte.

Je me suis posée la question longtemps de savoir quoi faire de ce blog, si je devais le détruire, le garder, l'effacer du serveur. Mais j'ai décidé que ce blog, sacré morceau de vie, je vais le garder, même si je n'y raconte plus mes mésaventures de pauvre célibataire, et que je n'y viens plus aussi souvent. Evidement, ça sera moins drôle de ne plus pouvoir pleurer sur la cruauté des hommes et sur mon malheur de pauvre petite fille sans homme... Et les mauvaises langues qui se délectaient de mon malheur dans les commentaires méchants n'auront plus grand chose à se mettre sous la dent. Désolée pour eux, mais à leur grand désespoir, j'ai trouvé ma perle rare... Alors qu'ils aillent casser du sucre sur le dos d'une autre bloggeuse! Moi, je n'étalerai pas mon bonheur eccoeurant sur ce blog, ça leur filerait la jaunisse :-)

Mais je pourrai toujours y écrire des pensées, y raconter des petites anecdotes, et surtout, parler des hommes, mon sujet de prédilection malgré tout... Parce que comme m'a dit mon chéri "ce n'est pas parce que l'on a un tableau de Maître à la maison qu'il ne faut plus aller au musée" Alors, je pourrai continuer à assassiner les mâles, à chatouiller les hommes là où ça les dérange le plus, bref, à parler des relations hommes-femmes à ma sauce...

Donc garder ce blog pour deux raisons : la première pour continuer à écrire et à me faire rire toute seule (et éventuellement, comme avant, mes lecteurs) avec mon humour un peu acerbe, et la deuxième, la plus importante : pour avoir une trace, un témoignage, et pour qu'il soit en quelque sorte le témoin de quelques épisodes de ma vie de célibataire à la recherche de sa moitié. Juste un témoin, au même titre qu'un instantané, un cliché, un vieux film super 8 que l'on retrouverait au fond d'une malle, dans un grenier...

Il est toujours bon de se replonger un peu dans le passé, sans y rester bien sûr mais juste pour voir le chemin parcouru, les progrès éventuels, les obstacles franchis. Et pour toujours me rappeler que tout ce qui est beau est fragile et précieux...


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Jeudi 7 juin 2007
Bon il n'est pas dans mes habitudes de raconter des blagues sur ce blog, mais là, j'en ai reçue une ce matin qui m'a fait mourir de rire.
Merci JC, tu es trop gentil, tu m'as déridée, et je ne peux pas m'empêcher de la faire partager à tout le monde, elle est super!!!

Enjoy!


Un cheval et une poulette jouent dans une prairie.

Soudain, le cheval tombe dans un trou de boue et coule. Il appelle à l'aide la poulette et lui demande d'aller voir le fermier afin qu'il vienne l'aider à sortir de l'eau.

La poulette court a la ferme mais le fermier est introuvable. Alors, elle décide de conduire la Harley-Fergusson bi-moteur du fermier vers le trou de boue et attache une corde au cadre. Ensuite, elle jette l'autre bout de la corde à son ami le cheval et avance la moto, ce qui sauve l'équidé de la noyade !

Quelques jours plus tard, la poulette et le cheval jouent encore dans la prairie, la poulette tombe dans le trou de boue et elle hurle au cheval d'aller chercher l'aide du fermier. Le cheval lui dit : "Je pense que je peux me positionner au dessus du trou !". Il s'étire donc sur toute la largeur du trou et dit : "Maintenant, saisis mon penis et accroche-toi.".

La poulette le fait et se tire en toute sécurité.


Moralité de l'histoire :

Si t'es monté comme un cheval, t'as pas besoin d'une Harley-Fergusson pour tirer des poulettes.


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Lundi 4 juin 2007
Eh bien non, je ne suis pas morte, bien au contraire...

Absorbée par ma vie trépidante de jeune femme bien dans son époque, c'est à dire surbookée entre les déplacements, le boulot, les potes à voir à droite et à gauche, et aussi absorbée à profiter des premiers barbecues au soleil entre amis, je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas vu les jours passer...

Mes pires ennemis commençaient déjà à se réjouir, eh bien je suis désolée de leur avoir fait une fausse joie : la bête est coriace et elle est toujours là!

Alors à très bientôt!

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Mardi 10 avril 2007
Etrange...

Ce soir, j'ouvre ma boîte aux lettres, et je trouve 52 messages de détraqués qui m'envoient leur photo. Pas la photo de leur visage en plus, non, celle de leurs attributs... sexuels...
Pourquoi étrange? Parce que tous proviennent, ou font référence à un site sur lequel je n'ai jamais mis les pieds de ma vie : un site échangiste.

Moi, sur le coup, je rigole, de lire tous ces messages de cinglés qui montrent leur zigounette en photo et me proposent des scénarios tous plus tordus les uns que les autres... Qu'est-ce qu'on s'amuse!!!

Du coup, je file sur le site en question, et je découvre une jolie petite fiche au nom de "Whereistheone" mais sans ma photo. Tout y est : mon age, ma profession, ma taille, mon poids. Sauf que le signe zodiacal indiqué est bélier, alors que je suis lion. Petite erreur...


Etrange de voir que quelqu'un vous a créé une fiche plutôt HOT, non? Pas étonnant que j'ai autant de cinglés qui m'écrivent...


Je fais une demande d'envoi de mot de passe sur le site, comme si je l'avais oublié, et on me le renvoie, ce qui fait que je peux donc entrer dans mon profil, et lire les messages que j'ai soi disant envoyés et ceux que j'ai reçus. Interessant! Surtout quand on voit les fautes d'orthographe, il est évident qu'il ne s'agit pas de moi!!!


Ma fiche a donc été créée cette nuit vers 4h du matin,
Puis, j'ai contacté plein de couples échangistes, de types en manque, de nanas bi, etc etc, et je leur ai fait des propositions
Puis j'ai donné mon adresse email pour qu'ils m'envoient leurs photos en pleine action...
voilà le texte exact (et authentique! ) :

Bonjour,
Je cherche du sexe ….
Fait moi tes proposition …. Voici mon mail :
marjo_solo@yahoo.fr
A bientôt
Marjorie

ou encore celle-ci :
envoyez moi proposition conviquante et je vous evérez phpto


On remarquera immédiatement le nombre de fautes d'orthographe des annonces, ce qui évidement, me met hors de cause, non?


Tout cela, alors que je dormais du sommeil du juste (ou alors je suis somnambule et véritablement nympho!)


Eh ben, on en fait des choses la nuit, hein?


En tous cas, j'ai contacté le site afin d'avoir les coordonnées de la personne qui s'est permise de créer cette fiche, et je ne vais pas hésiter à porter plainte une fois que j'aurai obtenu son adresse IP, parce que c'est peut-être drôle, mais moi je trouve ça ridicule... Cela doit être l'oeuvre d'un pauvre petit bonhomme éconduit que j'ai envoyé bouler, ou d'un pauvre frustré qui se croit sûrement irrésistible et qui ne comprend pas que je n'ai pas envie de le rencontrer, allez savoir...

D'ailleurs puisque je soupçonne la personne responsable de passer par ici assez souvent, qu'elle soit mise en garde : la vengeance est un plat qui se mange froid...

En attendant, qu'est-ce que je me marre!!!


Dire que j'ai davantage de réponses sur ce site échangiste que sur Meetic il fut un temps, qui remonte d'ailleurs à loin...
 

A croire qu'il vaut mieux être en manque de cul
plutôt qu'en manque de tendresse,
hein?

Dans quel monde vit-on?
Par Whereistheone, ou Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Dimanche 8 avril 2007
Ne mangez pas trop de chocolat aujourd'hui...
Vous risquez une crise de foie...




C'est bien compris ou je répète???

Vous êtes sourd?
Par Whereistheone, ou Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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Vendredi 6 avril 2007
Bon, mon article précédent ayant été d'une extrême longueur, j'ai dû en endormir plus d'un. Je vais donc faire plus court et plus concis ce soir :-) avec un sujet qui je pense plaira à davantage de monde, je veux parler des aliments aphrodisiaques...

Miam miam...

Donc voici la liste des aliments dits aphrodisiaques...

Le repas idéal, avec entrée, plat, fruit et dessert, le voilà... Si vous manquez d'inspiration pour le dîner, eh bien vous n'en manquerez pas longtemps!

Les huîtres sont célèbres pour leur propriétés aphrodisiaques en raison de leur forte teneur en iode.

(Moi j'aime pas les fruits de mer, et rien que de savoir que c'est vivant, euh non merci...)


L'artichaut, la betterave, la pomme de terre et les épinards sont les légumes les plus aphrodisiaques. (Bof, on ne dirait jamais, hein?)


L'ananas et l'abricot sont également aphrodisiaques. Mais surtout n'oubliez pas les fraises ! (ça, c'est si on aime les fruits, évidement)


Le chocolat noir provoque un effet à la fois aphrodisiaque et euphorisant pour jouer avec votre partenaire. Faites-le/la fondre ! (euh, là, faut pas me le dire deux fois, hein!!! C'est ma faiblesse, ça...)


Mais, en plus, c'est Pâques bientôt, non?????


C'est chouette, ça, non? Allez hop!

Ruons nous sur le chocolat!!!!!
Par Whereistheone, ou Marjorie - Publié dans : au fil des jours / as days go by
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